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Effets coloniaux

Publié le 11 juin 2009
effets coloniaux

Infos pratiques

Du... 11 juin 2009
Au... 3 juillet 2009


190, Boulevard de Charonne
75020 Paris 20

La galerie photo Confluences présente " Effets coloniaux ", lieu de pouvoir et héritage coloniaux en guinée. Une exposition de photographies de Julien Brygo, du 11 juin au 3 juillet.
Le « Non! » de Sékou Touré provoquera le départ immédiat des troupes et du « matériel » colonial et le début d'une longue période teintée d'indifférence blessée, côté français, et de stigmatisation anti-francais, côté guinéen. Le chantre du panafricanisme africain, au pouvoir jusqu'en 1984, terminera dès lors tous ses discours par « L'impérialisme... à bas! » ;« Le colonialisme...à bas !»;« Honneur... au peuple ! »;« Gloire...au peuple !» ; « Victoire...au peuple! » et ainsi de suite. Tous ceux qui étaient accusés de « pactiser avec l'ennemi » (la France) furent forcés à l'exil ou, comme ce fut le cas pour les opposants politiques, promis à la mort dans le tristement célèbre Camp Boiro.
Cinquante ans après l'indépendance de la Guinée, si beaucoup de constructions coloniales ont disparu, il reste cependant des traces de ce que les hommes actuellement au pouvoir en France tentèrent en 2005 d'inscrire dans la loi comme des «effets» indiscutablement « positifs » de la colonisation : routes, constructions, ouvrages divers, ponts et autres infrastructures nécessaires à l'extraction des richesses de Guinée.
L'apprentissage de la langue française ne manque pas non plus d'être retenu au rang des effets bénéfiques de la présence impériale française. En Guinée, les « effets » de cette présence française, qui dura près d'un siècle, ne peuvent toutefois être considérés sans rappeler la mission civilisatrice - et économique - qui animait la France lors de ses conquêtes coloniales : une présence marquée par la domination, la certitude absolue d'une supériorité de civilisation, l'extraction forcée des matières premières qui assurèrent à la France un développement économique rapide et à la Guinée un asservissement de longue durée.

Cette série de photographies propose de revisiter quelques-uns des lieux de la présence impériale en Guinée. Dans beaucoup d'entre eux, le fantôme d'un départ furtif, effectué du jour au lendemain, plane encore, cinquante ans après le « Non! » guinéen. Les images de cette série sont accompagnées de textes écrits par différents intervenants, des inconnus de la diaspora, des chercheurs français ou des personnalités guinéennes sollicitées pour réaliser l'ouvrage Paris-Conakry. Ces légendes sont parfois des textes historiques inédits, comme les extraits de l'interview de Camara Laye ou du discours de Conakry - que le Général de Gaulle n'a pas intégré à l'ouvrage Discours et Messages, réunissant ses plus importants discours. Ces textes sont publiés ici avec l'aimable autorisation de la famille de Camara Laye et de la Fondation Charles de Gaulle.
Le travail exposé est issu de l'ouvrage Paris-Conakry, cinquante ans après le « Non ! » de Sékou Touré à de Gaulle, de Laure Bigourd et de Julien Brygo, Karthala, publié en 2008.
Vernissage le 11 Juin 2009 à partir de 18h00

Texte de Julien Brygo
Visuel : © Julien Brygo


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Commentaires

2 commentaires

  • Avatar de anthurium

    anthurium le 13/06/09 à 00h34

    la colonisation n'est pas si lointaine... au jour d'aujourd'hui, c'est bien dans le present et le conscient des peuples qu'elle laisse ses traces; effectivement..il faut bien peser le poids des "effets" et celui de l'asservissement..

  • Avatar de jean-pierre

    jean-pierre le 12/06/09 à 19h06

    La colonisation est une phase de notre histoire qui laissera beaucoup de trace dans l'inconscient des peuples.

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