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L'antiquité rêvée très prochainement au louvre

Publié le 16 novembre 2010
antiquité

Infos pratiques

Du... 2 décembre 2010
Au... 14 février 2011


Pyramide - Cour Napoléon
75001 Paris 1





L'Antiquité rêvée - Innovations et résistances au XVIIIe siècle










Alors que l'art du XVIIIe siècle
est souvent perçu comme une marche progressive du petit goût rocaille
vers un grand goût classique, cette exposition met en lumière les
différentes expériences qui en ont renouvelé les formes et les thèmes
artistiques.





Cent cinquante œuvres -
peintures, sculptures, dessins, gravures, arts décoratifs - réunies au
sein de l'exposition illustrent les processus d'innovation, d'émulation,
voire de résistance à l'antique dans l'Europe du XVIIIe siècle.

Dès
les années 1720-1730, les vestiges archéologiques nouvellement exhumés
provoquent des débats dans les académies et les cercles intellectuels
européens. Tous les domaines artistiques sont gagnés par ce rêve d'une
régénération par l'antique. En témoignent les tableaux de Mengs, de
Batoni et de Greuze, les sculptures de Bouchardon, de Falconet et de
Pajou, les gravures de Piranèse, les projets d'architecture de Robert
Adam et de Soufflot, ou encore les meubles dessinés par Petitot ou
Chambers.

À partir des années 1750-1760, des courants contraires
tempèrent cet engouement. Sous l'influence des œuvres du Bernin et de
Pierre de Cortone, de Tiepolo et de Solimena se dessine une tendance «
néobaroque ». Gandolfi, Fragonard, mais aussi Goya ou l'architecte de
Wailly l'illustrent à travers l'Europe. Les modèles du XVIe siècle,
comme Michel-Ange, Corrège, Jules Romain ou Jean Goujon, alimentent une
orientation « néomaniériste ».
Plus tard, des artistes comme Füssli, Sergel ou Desprez nourrissent le courant dit « gothique » ou « sublime ».

Enfin,
le dernier quart du siècle voit s'affirmer un langage plus universel
qui se radicalise sous l'égide de valeurs héroïques. De sculptures en
projets d'architectures, de toiles monumentales en grands marbres, la
société européenne, à la veille de l'embrasement révolutionnaire,
manifeste ainsi ses aspirations nouvelles.

Cette exposition a été réalisée grâce au mécénat principal d'ENI et bénéficie également du soutien de DAI NIPPON PRINTING CO., LTD.

Ouverture tous les jours, sauf le mardi.
De 9 h à 18 h.
Nocturnes jusqu'à 22 h les mercredi et vendredi.

Tarifs sur place
Billet spécifique à l'exposition : 11 euros.







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