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André Heurtaux

Publié le 12 janvier 2012
André Heurtaux

Infos pratiques

Du... 15 décembre 2011
Au... 26 janvier 2012


22 Rue Charlot
75003 Paris 3

Retrouver les œuvres d'André Heurtaux à Galerie Denise René Espace marais du 15 décembre 2011 au 26 janvier 2012 de 14h00 à 19h00.

L’art est d’abord affaire de choix. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et alors que pendant cinq ans l’occupation allemande avait réduit la vie culturelle à sa version la plus convenue, tout semblait possible à une jeune galerie. Les premières expositions organisées dès juin 1945 par Denise René témoignaient de ce besoin farouche de liberté, de cette envie d’expérimenter qui, même canalisée ensuite dans les voies de l’abstraction géométrique, puis du cinétisme, est sans doute le trait le plus constant de son caractère. De Max Ernst ou Picabia à Atlan ou Lapicque, c’est ainsi, pendant ses cinq premières années d’activité, le plaisir de montrer aussi bien les maîtres oubliés (et alors méconnus) de l’avant-guerre que les nouveaux artistes qui donnent alors une nouvelle image à la déjà célèbre Ecole de Paris. Un point commun — et il est essentiel dans les virulents débats qui agitent alors le monde de l’art, tous ces artistes « abstraits » (même si aujourd’hui cette appellation peut logiquement être contestée pour bon nombre d’entre eux) : c’est à dire que, pour créer une esthétique nouvelle, ils refusent d’abord tout académisme qui pourrait être lié à une tradition figurative.

Ce sentiment que l’art pour exister doit inventer de nouvelles voies, Denise René va en faire son principe, l’intuition fondatrice de ses analyses. C’est pourquoi dans cet ensemble encore confus que recouvre alors le terme art abstrait où voisinent aussi bien la non-figuration d’un Manessier, d’un Estève ou d’un Bazaine que les recherches informelles de Fautrier ou de Dubuffet pour qui l’image reste toujours sous jacente elle privilégie l’abstraction formelle celle qui développant les données du cubisme entend faire du tableau un fait plastique pur, où l’émotion naît non de la narration mais trouve sa source dans la combinaison des formes et des couleurs. Cette option prise, Denise René rassemble, en un dialogue que la galerie maintiendra tout au long, artistes historiques et jeunes créateurs. Ainsi, dès les premières années fait-elle voisiner Arp et Magnelli, Sophie Taeuber et Herbin, tous pionniers de la première génération abstraite avec de jeunes artistes qu’elle révèle et impose comme Vasarely, Jacobsen, Dewasne ou Mortensen. Elle sera aussi, dans ce travail de mise en évidence des pionniers de l’abstraction, la première à réussir en 1957 ce qu’aucun musée français n’avait fait : présenter, avec l’aide des musées hollandais, l’œuvre de Mondrian qui bien qu’ayant vécu de 1919 à 1938 à Paris n’y avait jamais eu d’exposition particulière.

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