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Carole Benzaken, "Saviv, saviv"

Publié le 13 janvier 2012
Carole Benzaken, "Saviv, saviv"

Infos pratiques

Du... 4 novembre 2011
Au... 5 février 2012


71 Rue du Temple
75003 Paris 3

Gratuit

Carole Benzaken, "Saviv, saviv" au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme du 04 novembre 2011 au 05 février 2012 de 11h00 à 18h00.

« Revenir du bout du monde jusqu’à soi. C’est bien souvent notre histoire personnelle qui guette au coin d’une rue ou d’une image trouvée par hasard. Du Pacifique jusqu’à Paris, pour me diriger vers ce que j’avais fui de toutes mes forces..., une Europe construite sur la pesanteur des non-dits et sur une culpabilité à plusieurs têtes mais sans visage, tissée à l’Est, mais entretenue à l’Ouest. » Saviv saviv (« Autour, autour », Ézéchiel, 37, 2) est l’aboutissement d’un long voyage dont le prélude fut la lecture par l’artiste des Récits hassidiques de Martin Buber. Cette plongée dans le monde ashkenaze fut immédiatement suivie d’une invitation à exposer en Pologne, près de Katowice, à Bielsko-Biala, et d’un appel : la révélation, sur place, que le centre d’art est construit sur les cendres d’une synagogue brûlée par les nazis en 1939.

« Être si près de la faille, si proche de l’insupportable. » Urgence de revenir, de filmer, de travailler, et de terminer le voyage à Auschwitz-Birkenau. De retour à Paris, Carole Benzaken a sans cesse devant les yeux la vision du prophète Ézéchiel, la « traversée de la vallée de l’ombre et de la mort, celle des ossements très secs, jusqu’à leur résurrection ». Elle se laisse emporter par le texte, au sein duquel elle transpose des images, sans chercher à l’illustrer.
Elle réalise deux pièces : la Megillah Ben Adam, rouleau qui reprend les quatorze premiers versets du chapitre 37 d’Ézéchiel, et, tout autour de cette vallée des ossements, Saviv saviv, un ensemble de tables lumineuses, où la mort se métamorphose en « vie pulsée et injectée dans des rhizomes d’arbres caducs, système veineux d’où surgit cette vie tout autour ».

« L’exposition au MAHJ est plus qu’une escale sur la route qui me mènera à Bielsko-Biala en 2012 [...]. C’est un projet de vie au-delà de l’apparente fausse victoire de la mort, comme une vallée de larmes qu’il me fallait arpenter pour rendre visible cette espérance qui fait encore aujourd’hui défaut dans le spectacle du monde, et la saisir ainsi lovée dans le creux des images. »

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