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Paolo Pellegrin, «Dies iræ» à la Maison Européenne de la Photographie

Publié le 28 mars 2012

Infos pratiques

Du... 4 avril 2012
Au... 17 juin 2012


7 Rue de Fourcy
75004 Paris 4

Métro Saint Paul (ligne 1)
Métro Pont Marie (ligne 7)

Cette exposition, la première grande rétrospective consacrée au travail de Paolo Pellegrin, rassemble quelques 200 tirages de séries et reportages dont: le Cambodge, le Kosovo, l'Irak, le Darfour, la Palestine/Cisjordanie, l'ouragan Katrina, le Tsunami, Gaza, Haïti, l'Afghanistan et le Liban, l'Iran – autant d'étapes incontournables d'un parcours journalistique sans faute et d'une vision portée par la passion et le talent. Du 4 avril au 17 juin 2012 à la Maison Européenne de la Photographie.

Le titre de l'exposition, «Dies iræ» («Jour de colère» en latin), emprunte son nom à la Prose des Morts, poème partiellement apocalyptique. Le «Dies iræ» était chanté dans la messe de Requiem. Écrit en langue latine sur le thème de la colère de Dieu au jour du Jugement Dernier, le poème évoque le retour du Christ qui jettera les créatures au pied de son trône afin que tout acte soit jugé.

Durant toute sa carrière, Paolo Pellegrin a reçu un nombre incalculable de prix et de récompenses, prouvant à quel point la force et l'intelligence de son travail forment, au fur et à mesure des années, une œuvre universelle et cohérente.

Paolo Pellegrin utilise souvent une métaphore: la photographie est comme une langue à apprendre. Une langue lointaine, peut-être d'une origine inconnue, dont le mystère fascine plus on s'approche. Petit à petit, le mystère révèle ses contours, se laisse apprivoiser et permet à celui qui l'adopte, le photographe, de l'utiliser pour raconter des histoires.

Paolo Pellegrin en a beaucoup raconté. Celles-ci sont parfois dures, même tragiques, comme celles sur la guerre, la prison, la douleur ou les catastrophes naturelles. A chaque fois, pour chaque reportage, Paolo Pellegrin a cherché à comprendre,
à ne pas juger mais à suivre avec ses yeux ce qui se passait autour de lui afin de l'interpréter à la lumière de son expérience de journaliste et de sa sensibilité d'être humain.

«Mon devoir – ma responsabilité – est de créer des archives de notre mémoire collective» dit Paolo Pellegrin. Personne comme lui n'a su renouveler les enseignements et les principes de la tradition du photojournalisme grâce à nouveau langage, celui du XXe siècle.


Infos Pratiques:

Site: Maison Européenne de la Photographie

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.

Plein tarif: 7 €
Tarif-réduit: 4 €

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