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Les gens d’uterpan, x-event 2.6

Publié le 18 juillet 2008 Par Clément D.

Infos pratiques


15, rue Geoffroy-l'Asnier
75004 Paris 4

A l’issue de leur résidence sur deux saisons à micadanses et en avant première des performances (du 16 au 21 septembre) à Bétonsalon, centre d’Art et de Recherche Paris, Annie Vigier et Franck Apertet présenteront X-Event 2.6, d’après le protocole le goût, créé à la Biennale d’Art contemporain de Lyon en 2007.

Avec X-Event 2 créé simultanément à X-Event 1 au Centre d'art contemporain de Brétigny en 2005, Annie Vigier et Franck Apertet déploient leur stratégie sur un nouveau plan en formulant de l'extérieur de son territoire une critique de la normalisation du spectacle vivant. X-Event 1 constitué de sept protocoles est défini par les chorégraphes comme la matrice qui conduit à la création de sept performances rassemblées sous le générique de X-Event 2 : Les courses, Les corps morts, Le goût, La vague, Les Kama Sutra, Les chutes, Salives.
Ces formes incarnées, construites en cellules autonomes et exploitées en tant qu'objets, entrent en dualité avec un autre espace organisé, un cadre, un rapport d'exposition qui se démarque de l'espace ordonnée du théâtre. L'action des interprètes déterminée par une dépense qui est menée aux limites physiques, se mesure aux coordonnées spécifiques d'un site, à son usage propre. Les déplacements du visiteur et ses points de vue changeants sont en rupture avec le point de vue fixe du public assis en direction de la scène. Le corps du spectateur est mis au travail et se transforme en agent du mouvement.
La durée limitée du spectacle est excédée pendant plusieurs heures ou remplacée par le calendrier d'ouverture proposé pendant plusieurs jours, le visiteur est libéré dans le rythme de sa perception et de ses déplacements. L'entreprise des chorégraphes propose en somme une alternative à la stratégie de la déconstruction, celle de la réversibilité, une tactique qui par l'expérience des contraintes et des limites extrêmes imposées aux contextes et aux interprètes, entraîne irrésistiblement à l'inverse, vers la libération des individualités et la conscience aiguë des lieux.



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