This page is not available in your language, please, choose yours

Prolongation exposition robert mccabe

Publié le 10 octobre 2008 Par Clément D.

Infos pratiques


4, rue sainte-anastase
75003 Paris 3

A l’occasion de l’exposition à la galerie SIT DOWN, l’ouvrage « Les années d’innocence. Grèce 1950 », sera édité par les éditions Filigranes, complété par une édition de tête de 30 exemplaires vendue avec un tirage signé et numéroté par l’artiste. Ce livre sera accompagné d’un texte de Gabriel Bauret et d’une préface de Michel de Grèce.

Cette exposition est une invitation à découvrir un photographe dont le nom est pour ainsi dire inconnu en France. C'est en effet la première fois que Robert McCabe expose à Paris. Alors qu'il a montré à plusieurs reprises ses photographies en Grèce, où il réside aujourd'hui une partie de son temps et où il a déjà édité deux livres sur ce pays.
Les images qu'il dévoile ont pour la plupart été réalisées dans les années cinquante. Elles sont longtemps restées dans ses tiroirs, car cet amateur de talent a exercé un autre métier que celui de la photographie. L'exposition révèle une oeuvre qui n'a rien d'avantgardiste, ne revendique aucune démarche originale. Elle est simplement proche de son sujet, adhère aux plaisirs et aux émotions éprouvés par son auteur, ce qui la rend sincère et par conséquent attachante. Elle appartient tout entière, à travers la réalité qu'elle décrit et dans sa forme, aux années cinquante. Il faut la considérer dans son rapport à cette époque, aux photographes publiés dans les pages de Life ou de magazines de photographie tels que U.S Camera Annual, au sein desquels Robert McCabe trouve ses modèles.
Les images subliment ce berceau de la culture occidentale qu'est la Grèce, exaltent ses valeurs et ses traditions. L'intérêt documentaire du travail de Robert McCabe, dont l'appréciation est évidemment liée à un fort sentiment de nostalgie, est indéniable : dans leur généreux format carré, les photographies fourmillent de détails et révèlent un pays qui revêt alors un caractère extrêmement rural, une Grèce antique qui n'a pas encore été livrée au tourisme de masse. Robert McCabe y croise une société souvent pauvre, mais toujours digne. Il nous montre l'Acropole qui n'est pas ceinturée, comme elle l'est aujourd'hui, par la ville. Athènes respire, ainsi que les grands sites du pays qui sont surveillés par quelques gardiens distraits. Le photographe y rencontre des archéologues opérant avec des moyens qui semblent maintenant plutôt rudimentaires. Quant aux paysages, ils sont ici livrés dans toute leur pureté. L'horizon marin et la lumière n'ont nulle part ailleurs d'équivalent et la représentation qu'en donne Robert McCabe, dans un noir et blanc précis et nuancé, souligne un peu plus encore leurs propriétés visuelles si exceptionnelles. Ce voyage photographique traduit l'enthousiasme, le bonheur de la découverte ; bonheur précieux, dont on a le sentiment qu'il n'est alors partagé qu'avec seulement quelques-uns.
Propos de Gabriel Bauret
Plus d'informations en cliquant ici


VOUS AIMEZ CET ARTICLE ?

Partagez-le sur :

VOUS SOUHAITEZ COMMUNIQUER SUR SORTIR À PARIS ?

Découvrez nos offres de mise en avant professionnelle sur Sortiraparis.com/Entreprises

Nos articles ART / CULTURE

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

L'AGENDA

Annoncez votre événement