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Régis- r

Publié le 1 janvier 2008 Par Mélanie B.
Régis- R

Le Printemps Design au Centre Pompidou accueille Régis-R, Paysagiste Plastique. Du 19 avril au 15 mai retrouvez Plastic City III et entrez dans l'univers atypique de ce jeune fondu de plastique. Pour vous faire découvrir son travail en avant première, sortiraparis vous présente Régis, personnage fantasque et artiste impliqué

Bonjour Régis, peux-tu te présenter brièvement aux internautes ?
yo, Régis-R, 33ans, 1m83, 60kg, cheveux bruns, yeux marrons, artiste transversal récupérateur et cette annèe je décolle, je sens que je vais faire de grandes choses, enfin ça on en reparlera dans quelques années....

« Artiste transversal récupérateur », en langage courant qu'est ce que cela peut bien vouloir dire ?
Alors, "artiste" parce que je vis de mon art. "Transversal" parce que mon art est tranversal, c'est à dire que je fais du design, des installations, des performances, de la musique, parfois même l'acteur, j'ai décidé de ne pas me limiter à un mode d'expression. "Récupérateur" enfin parce que je travaille avec tout ce que je trouve, à savoir des poubelles et il y en a vraiment vraiment beaucoup beaucoup trop, c'est insensé franchement.

Peut-on parler d'un mouvement ou s'agit-il de termes qui définissent exclusivement tes créations ?
Je ne sais pas si c'est un mouvement en tout cas j'ai commencé il y a presque 10 ans à travailler professionnellement sur le concept de récupération et je trouve qu'il y a de plus en plus d'intérêt pour cette attitude et de plus en plus de gens qui travaillent de cette manière et c'est tant mieux.

Ton combat à toi c'est donc le gaspillage, d'où te vient ton engagement pour cette cause ?
Bon, d'abord mon combat c' est pas le gaspillage, c'est notre monde contemporain qui est basé sur le gaspillage ou autrement dit sur la consommation, cela me révolte de voir ça, tout comme de voir des gens qui manquent de tout dans notre monde de surconsommation. Un monde absurde, en fait, donc l'idée c'est : avec ce que les riches surconsomment, ne peut-on pas faire quelque chose qui ne crée pas à nouveau de la consommation dans le but de rétablir un peu la balance ? J'ai d'ailleurs déposé un dossier à la DRAC pour un projet d'habitat nomade en matériaux de récupération à destination des sans abris.
En tout cas, pour moi, mener un travail artistique sans engagement politique ou social, cela ne me serait pas possible. Mon combat c'est aussi de dire qu'on peut malgré tout cela, s'amuser et se faire plaisir en faisant des choses bien, de manière responsable.

Depuis combien de temps maintenant exerces-tu cet art sur matériaux recyclés et comment as-tu débuté ?
J'ai toujours fait ça, m'amuser et créer avec les choses qui m'entourent, je me faisais des jouets, je me remontais des vélos avec des épaves...

Pourrais-tu nous évoquer un peu tes inspirations ?
Mes inspirations sont très variées j'adore le pop art, Tinguély, Tony Cragg, les 2 many djs, la musette... mais je trouve que c'est surtout la nature, la vie de tous les jours qui est la meilleure source. Il suffit d'avoir le regard, l'oreille a l'affut de beauté et on est servi question inspiration.

Laquelle de tes oeuvres considères-tu comme la plus représentative de ton travail ?
C'est très difficile de choisir et de limiter son travail à une oeuvre, dans un travail artistique je pense que chaque oeuvre représente partiellement un aspect du travail mais disons que mon atelier est très représentatif : c'était une surface vierge et que j'ai donc pu aménager en total R style. Mon scooter aussi est une pièce représentative de mon travail, notamment à venir ; Je suis parti jusqu'à Naples avec, une vraie performance road trip: 5000 bornes en scoot pendant un mois avec un hamac, un camping gaz, un gettho blaster et des mix tapes, en passant par la Suisse et Venise.

Comment et avec l'aide de quels outils travailles-tu ?
Je travaille en stockant ma matière première et en la classant, c'est la base de mon travail, puis je note des idées, je fais des dessins de ce que je voie qui m'intéresse. Ensuite, selon ce que j'ai décidé de faire, je sélectionne des matériaux puis je réalise. J'essaie en général d'utiliser des techniques assez simples d'assemblage et de découpe, j'utilise donc souvent des outils manuels ou électroportatifs légers. Pour les bandes son, un enregistreur, deux platines et une table de mixage.

« Plastic City III » qu'est-ce que cela représente pour toi ?
Un délire de gosse doublé d'une vision de la ville. J'adore les grandes villes et paradoxalement c'est l'endroit ou la consommation y est la plus effrenée. C'est aussi des endroits de grande mixité, de mélanges, je trouve que les villes sont fascinantes et je pense là aux films tels Brazil, Blade Runner ou Renaissance.

Tu as dernièrement exposé à la Galerie Gilles Peyroulet and Cie, en quoi les deux événements diffèrent l'un de l'autre et pourquoi venir te voir au Printemps Design du Centre Pompidou ?
En fait le concept est le même: une ville en miniature réalisée à partir de poubelles. Ce qui diffère, ce sont tout d'abord les dimensions : au Printemps Design du Centre Pompidou, l'espace d'installation est bien plus important. Le point de vue du public change aussi, dans la galerie Gilles Peyroulet and Cie, l'installation était vue de la vitrine, au Printemps Design du Centre Pompidou, on pourra la longer sur toute sa longueur ce qui fait que j'ai beaucoup plus travaillé sur les détails.

Petit Portrait parisien:

Si tu étais...
Un arrondissement :
Forcément le 18ème parce que j'y vis et que c'est chaud chaud chaud, il a un bon goût d'Afrique.

Une rue :
la rue St Denis, je l'ai trouvé bien funky l'autre soir en y passant.

Une station de métro :
Porte de Montreuil pour son marché aux puces.

Une place :
Place des fêtes, juste pour le nom.

Un jardin/un Parc :
Sans hésitation, les buttes chaumont, trop bon cette verrue verte sur un colline dans la ville.

Une scène :
Le Cabaret sauvage, j'y ai joué le mois dernier et c'est un endroit magnifique.

Un restaurant :
Je ne vais plus au restau depuis longtemps et la dernière fois que j'ai voulu y inviter ma femme je ne savais pas ou aller...

Un bar :
Un seul, c'est dur de choisir...
ça y est j'ai trouvé: le Petit Bar un tout petit mais vraiment tout petit bar dans la rue R. Lenoir dans le 11ème, tenu par une grand-mère avec ses chats et ses canaris, des dizaines d'années de patines et des cassettes de chansons françaises en fond sonore. Quand on va boire un verre là-bas on est obligé de faire la conversation avec la taulière et les 2 ou 3 habitués qui boivent leur coup.



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