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Thierry Vasseur et Dahmane s'exposent à la Galerie Detais

Publié le 5 novembre 2012 Par Julien A.
Thierry Vasseur

Infos pratiques

Du... 14 novembre 2012
Au... 1 décembre 2012


10 Rue Notre-Dame de Lorette
75009 Paris 9

Gratuit

Le Photographe Thierry Vasseur, photographe attitré pendant 12 ans des inoubliables couvertures de la série SAS, expose ses dernières créations à la Galerie Detais, du 14 Novembre au 1er Decembre 2012, et invite pour l'occasion le photographe Dahmane à exposer avec lui.

A l'occasion du mois de la Photo-Off et des Portes ouvertes d'ateliers 2012 d'Anvers, La galerie Detais vous invite à venir découvrir, du 14 Novembre au 1er Decembre 2012, l'exposition "Le ciel peut attendre" et ainsi admirer le travail des photographes Thierry Vasseur et Dahmane.

Thierry Vasseur a commencé par être un célèbre inconnu. C’est lui qui imprime pendant douze ans leur style aux couvertures des romans d’espionnage SAS. Photographies de créatures sulfureuses ou faussement naïves armées d’automatiques ou de pm, en prolongement de leurs seins-obus ou de leurs cuisses-missiles.

Pourtant, le cœur de son œuvre, ce sont ces photos pop-art, qui semblent prédire un univers robotisé (nous y sommes presque : dans quelques années, un foyer sur deux aura son robot domestique, et les vieux leur « robot de compagnie ») ; mais ici c’est un univers pour se sentir gai, fort, beau joueur, imaginatif, désirant ; un univers où se mêlent robots-jouets, architectures fantastiques, véhicules de science-fiction, univers de comics, où survient et s’impose la femme, chair de la chair des rêves, chair parfois si fantasmée qu’elle en devient androïde… Est-ce une promesse de plaisir robotisé, éternellement disponible et dispensé, ou, au contraire, une échappée charnelle hors de la dictature des algorithmes ? La question est en suspens dans ce style enthousiaste pop-op-art techno-narratif.

Mais on peut aussi abandonner un moment cette inspiration centrale pour se laisser entraîner dans un envoûtant chemin de traverse : celui de ces petits polaroïds qui semblent issus d’une erreur technique, où la possible mauvaise qualité du support entraîne les sujets vers leur rapide disparition physico-chimique, quand soudain l’artiste intervient, et fige le processus d’effacement, sauvant dans une étrange atmosphère d’ouate ce qui devait être sauvé : les corps et les biens que l’on en peut espérer, d’autant plus désirables qu’ils furent promis à la destruction et que cette inquiétante promesse reste présente, désormais…

Pour l’accompagner, Thierry Vasseur a invité le photographe Dahmane, lui aussi intrigué ou fasciné par le corps féminin. Mais ici, la femme s’intègre avec une extraordinaire constance dans l’espace public. Que sa nudité soit partielle, discrète ou offerte jusqu’à la provocation, elle s’inscrit dans un champ de réseaux graphiques, de géométries qui sont celles de la rue, des immeubles, du carrefour, d’un bâtiment industriel, d’une galerie d’art, d’un parc en proie aux rigueurs de l’hiver, d’une tour contemporaine où elle joue la cariatide quasi invisible.

Quand elle ne défie pas l’establishment, la femme s’y intègre subtilement, à peine décelable en sa demi- ou entière nudité, plus furtive qu’un bombardier B2, triomphante parce qu’évanescente embuscade. On finirait par croire que la peau d’une femme fait partie du tissu urbain et qu’il faut désormais ouvrir l’œil lorsqu’on se promène dans une capitale, « où tout, même l’horreur, tourne aux enchantements », comme dit le poète.

Regardez bien : l’art de Dahmane va loin dans la fusion de la chair avec les éléments de son espace. Cette femme qui se distingue à peine des sculptures auxquelles elle se mêle… ou bien, photo si élégante, ce corps dont le porte-jarretelles fait signe au même titre que les lettres tracées en graffitis sur le mur. Et si parfois Dahmane impose brutalement un corps où il n’a pas lieu d’être, regardez mieux : cette femme nue, si gaie devant la guérite de bois « Police Information Box », croise ses mains sur son sexe, reprenant le croisillon qui décore les deux fenêtres. Dans l’un et l’autre cas, motif d’architecture, motif décoratif…Tant de signes se font signe, inventant ensemble l’histoire commune de la femme et de la ville.

Infos Pratiques:

Site Officiel: Thierry Vasseur et Dahmane à la Galerie Detais

Du 14 Novembre au 1er Décembre 2012

Vernissage ouvert à tous le 16 novembre à partir de 18h

Galerie Detais

10, rue Notre Dame de Lorette 75009 Paris.
Ouvert du mardi au samedi de 10h30/12h30 - 14h/18h.

La galerie participe aux Portes ouvertes d'ateliers 2012 d'Anvers aux Abbesses, les 16 / 17 / 18 novembre 2012.Vendredi 16 novembre de 18h à 21h et le samedi 17 et dimanche 18 novembre de 11h à 20h.

Texte Jean-Pierre Maurel en partenariat avec Sub Yu Magazine

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