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ACAB : le film de la semaine

Publié le 16 juillet 2012 Par Mélanie B.

Infos pratiques


1 Quai de la Gare, face à la BNF
75013 Paris 13

ACAB, un film de Stefano Sollima, en salles le 18 juillet 2012.

Si ACAB est l'adaptation cinématographique du roman de Carlo Bonini, il est surtout inspiré de faits réels. Virulent et agressif, le film est à la hauteur de son titre.

ACAB ou All Cops are Bastards, est un slogan initialement utilisé par les skinheads en Angleterre. Il est rapidement devenu le reflet d'une pensée généralisée, là-bas, ici et ailleurs, en Italie notamment, où se déroule la trame de cette histoire. Trois CRS vivent quotidiennement d'affrontements, de part leur travail selon toute logique, puisqu'ils appartiennent aux forces de l'ordre mais également dans leur vie personnelle, où cette appartenance devient une faiblesse, un rejet. S'ils parviennent à faire face, ensemble, en tant que policiers, en tant qu'individus, époux, pères ou simplement hommes, la tâche s'avère autrement plus compliquée. Cobra, Negro et Mazinga sont solidaires les uns des autres, collègues et amis, ils affrontent la violence de leur métier comme une seule et même entité, se défendant, se soutenant, quoi qu'il arrive, dépassant les limites et se couvrant respectivement. Le jeune Adriano, qui semble fondu dans le même moule, intègre l'équipe des CRS et gagne peu à peu l'estime de ces trois " frères ". Jusqu'où devra-t-il aller pour mériter sa place ?

Plongé dans le quotidien du CRS, le spectateur voit à travers ses yeux, entend avec ses oreilles et ressent par ses pores la brutalité de son quotidien. Détesté, fustigé, humilié, pendant ses heures de travail et le dégoût qu'inspire ces trois lettres, il ne lui reste que la fraternité de ses pairs pour se sentir à la fois utile et protéger, important et entouré. On ne cautionne pas les actions et exactions des personnages mais il importe pour Sollima de ne pas les juger non plus. Cobra, Negro et Mazinga, avec ce qu'ils absorbent de mépris, de haine et de racisme, obéissent à un certain reliquat émotionnel, une morale relative et indéfendable pour nous et absolue et indéfectible pour eux.

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