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Despues de Lucia

Publié le 24 octobre 2012 Par Mélanie B.

Sorti le 3 octobre dernier, Despues de Lucia fait l'effet d'une claque qui remet dangereusement en question quelques-uns de nos acquis.

En attendant la sortie de Skyfall, le dernier James Bond, vendredi prochain, revenons sur une précédente sortie : Despues de Lucia. Pourquoi ? Et bien simplement parce que cette parenthèse désenchantée est une véritable secousse cinématographique.

Si vous avez le cœur sensible, si vous êtes un tantinet fragile, inutile de vous faire souffrir inutilement. Vous risquez viscéralement de détester, d'autant que le pitch n'en laisse rien présager. Suite à la mort de Lucia, son mari et sa fille changent de ville. Chacun tente de surmonter sa douleur de son côté. Alejandra cherche sa place dans son nouveau lycée, Roberto travaille sur un projet de restaurant. Derrière le deuil, se cache une autre histoire. Celle d'une adolescente fragile, victime d'une mauvaise blague, qui vire très vite au cauchemar.

Despues de Lucia montre un quotidien qui, du jour au lendemain, vacille. A partir d'une faille et d'éléments triviaux, Michel Franco plonge ses personnages (et les spectateurs) dans un abyme de souffrances. Comment un anodin portable peut-il devenir notre pire ennemi ? Comment une petite faiblesse d'un soir peut-elle dévaster toute une vie ? Comment sous l'impulsion de l'effet de groupe, peut-on se transformer en bête sauvage ? Chacune de ces questions trouve une réponse simple au cœur d'un puzzle dangereux.

Cette spirale, à laquelle succombe Alejandra puis son père, est aussi puissante qu'inattendue, muette que destructrice. Prise à partie par quelques camarades, c'est bientôt toute sa classe et toute l'école qui la traite en paria, lui faisant subir les pires sévices. Au nom de quoi ? De la perversité adolescente, de la crédulité affective, de la fragilité émotionnelle. Si les événements se déroulent sous les yeux aveugles des adultes, ils pourraient tout aussi bien se tenir dans n'importe lequel de nos cercles. Ce n'est pas tant la génération, que le milieu social ou le pays qui importe ici, mais la " déshumanité " des actes, l'insolente indifférence, celles que subit la victime et à son tour, son bourreau.

Franco use de bien peu de mots, pourtant la douleur d'Alejandra est diffuse et contagieuse, elle se propage bientôt dans la salle et nous enserre comme un étau. Après la perte de Lucia, la vie est cruelle et sans issue heureuse possible. Après Despues de Lucia on revit et on refait l'histoire et toujours sans issue heureuse possible.


MK2 Beaubourg, tous les jours jusqu'au mardi 30 octobre : 13h15 - 15h30 - 19h40 - 21h55
Les 3 Luxembourg, tous les jours jusqu'au mardi 30 octobre : 21h30
Le Lucernaire, tous les jours jusqu'au mardi 30 octobre : 14h00 - 18h30 - 20h30 (jeudi pas de séance à 20h30)
Le Cinéma des Cinéastes, tous les jours jusqu'au lundi 29 : 16h05 - 18h05 - 20h05, mardi 30 : 14h05 - 17h40

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