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Day 7 - pavillon 7

Publié le 8 mai 2010 Par Pierre M.
Day 7 - Pavillon 7

Infos pratiques


1 place de la Porte de Versailles
75015 Paris 15

Article rédigé par Geoffrey Sebille, Magasins Paris

Un jour, un pavillon. C’est un peu le même principe qu’un jour,
un livre. Mais avec les pavillons de la Foire de Paris. Aujourd’hui,
le pavillon 7 où il est question, enfin, de trancher dans le lard.

Pas de doute, ça sent la RTT. Ambiance Disneyland à la
Foire de Paris où l'on joue des genoux dans les allées et les
escalators. Quoi qu'il en soit, n'oublions jamais de respirer, gardons
le suspens entier en gravissant sereinement les paliers du pavillon 7.
Avec, dans l'ordre d'apparition, un rez-de-chaussée où les télés
s'aplatissent comme c'est pas permis, un premier étage où les gens ne
pensent qu'à s'allonger, dormir et s'assoir et, enfin, un deuxième
niveau, où tel un hobit atteignant victorieusement le Mont du Destin, le
rédacteur de cette chronique aura, peut-être, enfin droit à une
rondelle de sauciflard en guise de salaire.
Pour du contraste, c'est du
contraste. Une fois n'est pas coutume, la Foire de Paris nous
surprend par son art du grand écart. Du vieux, du neuf, du moderne, du
sobre, du coloré, du kitch (n'insistez pas, nous ne donnerons pas de
nom), de l'artisanal, de la production en série. Il en va de
l'ameublement comme pour tous les produits présentés à la Foire : on
passe du coq à l'âne, de tout à son contraire sans transition. En
repassant devant les pianos Daude, on ne peut s'empêcher
d'épancher quelques gammes sur les exemplaires uniques, dans tous les
sens du terme, de la marque Gary Pons. Et juste à côté, on fait la
connaissance de Patrick, ancien banquier, fan de jazz devant l'éternel,
reconverti dans les biographies de musiciens mises en images. Ça
s'appelle BD Music et c'est plutôt
passionnant.
Promotion canapé au premier étage. Bienvenue au royaume
de la sieste, l'antre du repos, l'empire de la ronflette. Du somme en
somme. On s'étonne de l'absence de Jeanne Mass qui pourrait sans mal
devenir marraine de toutes les marques des fauteuils massant présentés à
la foire. Autre source de surprise, ce fabricant d'horloges esseulé au
milieu des salons design. On converse avec Claude Converset de son
entreprise familiale qui perdure malgré les tempêtes. Et l'on se
retrouve, en pleine Foire de Paris, plongé dans le salon de ses
grands-parents autour du chaud café dominical, rythmé par les aiguilles
et l'invincible carillon. Mais nous voilà revenus en cette bonne
vieille année 2010.
Après la ronflette, la raclette.
Nous y voilà, enfin, à ce fameux pavillon qui nous titille le pif, le
dernier escalator à peine gravi. Se gargariser, croûte que croûte, de
Tome de Savoie, s'étouffer à l'estouffade corse, se taper le ventre par
terre avec force tapenade, tel est le programme marathon que le
commissaire Magret n'aurait, à coup sûr, pas renié et que Descartes a
vaillamment illustré par son célèbre : "je m'éclate la panse donc je
suis." S'il n'était pas 16h, le rédacteur de cette chronique se
serait sûrement laissé tenter par ce Chateau Puypezat, au
marketing clairement orienté vers les 25/35 ans. A elles seules, les
étiquettes des Frenzycat et Bubblecat valent le détour. L'après-midi se
finit autour de la pop tranquille d'Exsonvaldes, au stand de
France Bleu, qui livrera un concert aussi savoureux que les jambons
exposés juste en face. Pour sûr qu'ils apprécieront le compliment.
Allez, comme le disait Vivien Leigh, next year, next foire.


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