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Exclu : interview d'alioune touré (partie i)

Publié le 21 avril 2009
Exclu : Interview d'Alioune Touré (Partie I)

Que devient Alioune Touré, lui qui défendit les couleurs parisiennes entre 2002 et 2004 ? L’ancien joueur du PSG (au premier plan sur la photo) a choisi notre site pour faire le point sur son parcours. Permettez-nous de publier cet entretien exclusif en deux temps, une partie ce mardi, l’autre le lendemain. Au menu des huit premières questions : le transfert d’Alioune au PSG, son passage prometteur dans la capitale, son prêt à Guingamp, puis son départ vers le Portugal.

Bonjour Alioune, pensons d’abord aux plus jeunes, rappelez-leur les circonstances de votre arrivée au PSG à l’intersaison 2002...



Avant d’arriver au PSG, je sortais d’une saison d’apprentissage à Manchester City, un club anglais pour lequel j’avais signé un contrat de trois ans en décembre 2001. L’entraîneur Kevin Keegan me voulait vraiment. J’étais arrivé dans ce nouveau club, dans un nouveau pays, dont je ne connaissais ni la langue, ni la culture. Ce n’était pas évident. Arrivé en cours de saison pour m’adapter, j’ai vite eu une entorse à la cheville, une blessure qui a retardé mon adaptation. En fait, je jouais la plupart du temps avec la Reserve Team.

Pendant mes vacances d’été 2002, je reçois un coup de fil de Luis [Ndlr: Luis Fernandez, l’entraîneur du PSG en 2002]. Il se déclare intéressé par mon profil, j’étais alors international Espoirs. Il me dit que le PSG est un grand club fait pour moi, un club qui va m’aider à grandir et à accomplir mes objectifs sportifs. J’ai demandé à Kevin Keegan ce qu’il pensait de ce transfert. Il m’a expliqué que c’était à moi de prendre la decision, qu’il m’avait recruté l’année dernière parce qu’il savait que City allait monter en première division et qu’il comptait sur moi en Premier League. J’ai finalement décidé de signer un bon contrat au PSG, je pensais que ça allait être un bon apprentissage, et puis une bonne partie de ma famille habitait à Paris.



Votre transfert s’inscrivait en fait dans le cadre de la vente de Nicolas Anelka à Manchester City. En contrepartie de ce départ, le PSG hérita d’un joueur mancunien de 23 ans, un certain Alioune Touré. Avec presque sept ans de recul, n’avez-vous pas l’impression d’avoir un peu joué le rôle de monnaie d’échange ?



Je n’étais pas au courant, on ne me l’avait pas dit. Je l’ai appris dans les journaux, mais je n’ai pas été plus surpris que ça. Je considérais le PSG comme une étape logique dans ma progression. Bon, ça m’a un peu étonné d’être recruté à ce moment précis, mais j’avais déjà un beau palmarès quand même [Ndlr: Coupe de France 2000, Championnat de France 2001 avec Nantes, Championnat d‘Europe des - 19 ans avec l’Équipe de France].



Que retenez-vous de vos deux saisons en Rouge et Bleu ?



C’était une bonne expérience, mais au goût d’inachevé je dirais. J’aurais pu patienter encore un peu. Lors de ma première saison, on m’a donné ma chance. C’était à moi de gagner ma place, j’ai eu l’opportunité de marquer un but contre Nantes, j’ai participé aux six derniers matches du championnat. Je me suis battu et j’ai travaillé pour jouer. Il y avait beaucoup de joueurs de qualité, mais j’ai répondu présent lorsque l’occasion de jouer se présentait.

La seconde année, il y a eu un changement d’entraîneur et d’équipe dirigeante [Ndlr: Vahid Halilhodzic succède à Fernandez et Francis Graille au président Laurent Perpère], on ne peut pas dire qu’on a travaillé dans la continuité. On réussit quand même à gagner la Coupe de France, on finit deuxième du championnat et on se qualifie pour la Ligue des Champions. Je suis quasiment tout le temps dans le groupe pro, je joue beaucoup moins en CFA que la saison précédente. J’occupe un peu le rôle de joker dans l’équipe. Même si je n’ai pas trop eu l’occasion de jouer, cette année aussi a été positive et enrichissante, une période pendant laquelle j’ai travaillé et beaucoup appris.

Au PSG, je remarque qu’on ne laisse pas le temps aux jeunes. C’est un grand club, la pression est énorme, on a l’impression de toujours être pressé. Il y a toujours eu de grands joueurs et une concurrence importante à Paris. J’ai bien compris que je n’étais plus dans un club formateur comme le FCNA [Ndlr: il fit ses gammes au centre de formation de Nantes], il fallait être tout de suite prêt, mentalement et techniquement.



L’année de votre transfert au PSG coïncidait avec la dernière saison de Ronaldinho en France. On a souvent reproché à Luis Fernandez d’accorder des passe-droits au Brésilien. Que pouvez-nous dire de la gestion du cas "Ronnie" ?



En fait, je restais plutôt concentré sur ma propre situation au club, le cas "Ronnie" était donc très secondaire pour moi. Mais je n’ai jamais eu de problèmes personnels avec Ronaldinho. Il reste pour moi le meilleur footballeur avec lequel j’aie jamais joué.



Un an plus tard, l’équipe parisienne passe sous les ordres de Vahid Halilhodzic. Pour avoir vécu au sein du groupe, estimez-vous l’entraîneur bosniaque aussi autoritaire qu’on le décrivait ?



L’année avec Vahid m’a permis de bien voir le football comme un métier. D’accord, on a une belle vie, on vit de notre passion, mais il faut prendre les choses au sérieux. Et puis, il ne faut pas caricaturer Vahid, c’est un bon entraîneur, il a obtenu des résultats partout où il est passé. J’ai appris des choses grâce à ses méthodes basées sur le travail et la discipline.



Etes-vous resté en contact avec certains de vos anciens coéquipiers parisiens ? En règle générale, comptez-vous beaucoup d’amis dans le milieu du football ?



Je compte beaucoup d’amis dans le monde du football, c’est un peu ma vie le football. Dès l’âge de 13-14 ans j’ai intégré l’INF Clairefontaine. Bien sûr, j’ai aussi des amis en dehors du football. Et à chaque moment difficile, je peux m’appuyer sur mes amis, dont mes amis footballeurs, qui sont à même de comprendre les situations dans lesquelles je me trouve. Parmi les joueurs du PSG avec qui je suis resté en contact, il y a par exemple José-Karl Pierre-Fanfan, Modeste M’Bami, Didier Domi et Kaba Diawara.



En 2004, le club vous prête d’abord une saison, sans option d’achat, à l’En Avant de Guingamp (L2). Quel regard portez-vous sur votre expérience en Bretagne ?



A l’été 2004, Vahid m’a annoncé qu’il avait prévu de recruter Pancrate, il m’a donc conseillé de chercher un club dans lequel je pourrais être prêté pour jouer régulièrement. Ce fut Guingamp. Le président me voulait, l’entraîneur Pouliquen aussi, j’étais dans de bonnes conditions, mais la mayonnaise n’a pas pris.

Guingamp, c’était un vrai choix de carrière : je voulais à tout prix jouer pour jouer, alors qu’à Paris je n’étais pas sûr de jouer tout le temps, même si j’aurais pu avoir l’opportunité de jouer la Ligue des Champions contre des clubs comme Chelsea. C’est comme si j’avais sacrifié une année dans l’espoir d’avoir une saison pleine.

Au moment ou j’ai signé à Guingamp, Fiorèse, avec qui j’étais en concurrence au PSG, a signé à l’OM. Je me suis donc rendu compte qu’il aurait fallu que je patiente; j’étais alors un jeune homme un peu pressé. J’appartiens à cette génération de joueurs qui voulaient tous jouer tout le temps, il faut savoir que j’ai commencé ma carrière très tôt [Ndlr: il débuta en première division sous le maillot de Nantes en 1996, à l’âge de 18].



Ensuite vient le temps du Portugal. A l’été 2005, encore sous contrat avec le PSG, vous négociez un arrangement à l’amiable avec les dirigeants et rejoignez l’Uniao Leiria, un pensionnaire de Superliga. Quels enseignements avez-vous tiré de ce passage ?



Quand je suis revenu de Guingamp, les responsables du recrutement parisien m’ont dit: "à ton âge, il faut que tu joues, là, tu n’entres pas dans les plans du club, on a recruté d’autres joueurs". On m’a un peu fait comprendre d’aller voir ailleurs. Cet été-là, j’avais suivi une bonne préparation, j’étais préparé à bloc.

J’ai décidé d’aller à l’Uniao Leiria, un bon club portugais de milieu de tableau qui me permettait de jouer technique. Je prenais le club comme un tremplin pour retrouver le genre de clubs dans lesquels j’étais passé. Ce qui me motivait, c’était le fait de jouer pour revenir dans un meilleur club.

J’ai joué la première saison sous les ordres d’un super entraîneur, le coach actuel de Braga [Ndlr: Jorge Jesus]. L’année suivante, il y a eu un changement d’entraîneur, ce n’était pas aussi bien que la saison précédente.

Le football portugais m’a laissé de bons souvenirs, c’est un football technique qui fait la part belle aux ailiers. Cette expérience au Portugal m’a permis de m’exprimer davantage sur les terrains et j’avais une bonne cote là-bas.



Interview réalisée par Adrien Pécout en exclusivité pour PlanetePSG.com.



Et ensuite ? Comment la carrière d’Alioune Touré s’est-elle donc poursuivie ? Découvrez-le demain dans le second volet de l’interview !




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