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Kombouaré-"rivaliser avec les meilleurs"

Publié le 18 septembre 2009
Kombouaré-"Rivaliser avec les meilleurs"

Avant la rencontre très importante face à Lyon dimanche soir, véritable premier test de la saison, Antoine Kombouaré s'est longuement confié au journal L'Equipe. L'occasion pour lui de revenir en détail sur le début de saison du club...

Le cas Sessegnon

"Je parle beaucoup avec lui. J'essaie de le responsabiliser encore plus. Aujourd'hui, il a un rôle de cadre, de leader. Mais un leader de jeu doit aussi être un leader dans son comportement. Avec lui, je joue sur la fibre affective. Je lui rappelle qu'il est le père de quatre enfants et que ça doit l'inciter à se montrer exemplaire. (…) Il n'avait pas le droit d'avoir cette réaction, d'autant qu'on a un effectif limité et que, lorsqu'un joueur important est ainsi expulsé, on met ses copains dans la merde. Il m'a promis de faire de gros efforts pour changer".



Son caractère à lui

"Quand je parle de Stéphane, je sais de quoi je parle... (Il sourit) Je travaille pour rester calme, mais c'est très compliqué. Plusieurs fois, j'ai eu envie de péter un boulon. A Montpellier (1-1), par exemple, j'avais tellement les nerfs qu'en entrant dans le vestiaire, ma seule envie était d'envoyer le paper-board dans la gueule des mecs. Mais je ne l'ai pas fait... Pour progresser, j'ai promis à mes enfants de mieux me tenir. Je sais qu'ils ont de la peine quand je déborde".



"Attaques placées, défense haute, défense basse... On travaille tout"



Le début de saison du PSG

"Avant la saison, on espère toujours que ça va bien se passer. Mais, avant Monaco, après quatre journées, je ne pensais pas qu'on serait si haut. Surtout que le début de saison est souvent conditionné par la fin de la saison précédente. Or, ici, elle avait été difficile et le groupe avait peu évolué. Avec nos premiers résultats, on se sait plus attendu. (…) A Monaco, seul le résultat m'a énormément contrarié. Mais on a joué pour gagner, et c'est essentiel. Pendant la semaine, je donne les outils aux joueurs pour gérer tous les types de situations. Un joueur ne peut pas venir me voir en me disant qu'il ne savait pas quoi faire dans telle ou telle circonstance. Attaques placées, défense haute, défense basse... On travaille tout".



Les points à améliorer

"Défensivement, déjà, il faut progresser. Être plus costaud. En fin de première période, à Monaco, on a flotté pendant quinze minutes. On doit concéder moins d'occasions à l'adversaire. Ceará a beaucoup progressé défensivement. Sylvain (Armand), je me bagarre avec lui pour qu'il soit plus défenseur. Mais je le comprends : la saison dernière, Jérôme (Rothen) percutait moins et il devait monter le soutenir. Avec Sessegnon, qui défend moins que Rothen, Armand doit défendre plus et s'adapter à son style. Dans l'axe, aussi, je veux que les défenseurs soient avant tout des défenseurs, qu'ils fassent mal, qu'ils fassent peur. Quand je jouais, je me souviens à quel point c'était un rapport de force avec l'attaquant adverse".



"Quand un joueur me déçoit, on discute autour d'une table, puis on se remet au travail"



Les bonnes surprises

"Ludo (Giuly) en est une. Il arrive à enchaîner les matches, il répète les efforts et, surtout, il est efficace. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas travaillé comme ça. Peguy (Luyindula), aussi, est une satisfaction. Lui, il a besoin d'être bien dans sa tête. Il fallait établir un rapport de confiance avec lui. De toute façon, je ne peux pas travailler avec un joueur si je ne l'aime pas. Je peux pousser des coups de gueule, mais pas de clash, pas de polémique. Je n'entretiendrai jamais de tensions avec un joueur. Quand un joueur me déçoit, et inversement, on discute autour d'une table, puis on se remet au travail. Et si un mec n'est vraiment pas content en fin de saison, il peut partir. Je le lui dis toujours de façon directe. Pas besoin de passer par son agent".



Le manque de banc et les jeunes

"J'ai des très bons jeunes. Si demain j'ai un souci, c'est vrai, je ne sais pas ce que les jeunes vont me donner. Mais on a la chance de pouvoir compter sur eux. Et ils apprennent lors des entraînements. (Sur le fait qu'ils aient été lancés un certain 20 octobre 2007 à… Valenciennes) Oui, je me souviens de Younousse (Sankharé), de Granddi (Ngoyi). Il y a encore du boulot, mais ce ne sont déjà plus les mêmes joueurs qu'à Valenciennes. Ils ont fait du chemin. Ngoyi, je me suis battu pour le faire prolonger récemment. C'est un joueur très intéressant dans l'impact et dans l'utilisation du ballon. Leur souci, c'est qu'ils ont devant eux Clément et Makelele, qui sont en forme. En plus, l'expérience, c'est fondamental pour une équipe. On l'a vu avec le Milan cette semaine".



" On n'est pas supporter quand on fait enlever des points à son équipe"



La valeur du PSG

"Elle a la valeur d'une équipe qui vaut dans les cinq premiers. Minimum. (…) Bien sûr qu'on a des absences de marque pour affronter Lyon. Pour rivaliser sur la durée, il faut que Mev (Erding) soit là, que Stéphane (Sessegnon) soit là. Mais avec ce groupe-là, vu ce qu'il a montré et la marge qu'il a, on est capable de rivaliser avec les meilleurs. Après, regardez Lyon sans Lisandro Lopez, sur ce début de saison, j'ai l'impression que ce n'est pas la même équipe non plus. (…) D'abord, on doit éviter de reproduire les erreurs de Monaco. On peut prendre des buts sur un exploit individuel ou sur une action préparée, mais en encaisser sur un manque de concentration, un trois contre deux mal négocié ou un oubli, ce n'est pas possible quand on est une grande équipe. Après, il faut être capable de jouer pour la gagne. Ce ne sont pas que des mots. Bon, contre Lyon, Bordeaux ou Marseille, ça peut être plus difficile. Mais contre les autres adversaires, on doit entrer sur le terrain pour imposer notre jeu, pour se créer des occasions. On doit avoir minimum cinq, six occasions par match. C'est pour ça que quand je vois la rencontre à Montpellier, ça me fout la rage parce qu'on ne s'en est quasiment pas créées".



Le schéma tactique actuel

"Pour moi, le 4-4-2 est le schéma qui correspond à la meilleure occupation du terrain face à n'importe quel système. J'aurais toujours quatre défenseurs à plat. Après, les quatre du milieu peuvent évoluer. On peut jouer avec deux excentrés ou alors passer en 4-3-3. Stéphane, sur le plan défensif, je lui demande de bien défendre sur le latéral droit. Mais quand on a le ballon, je ne veux pas qu'il morde la ligne. Il peut entrer à l'intérieur, il est assez libre, il peut jouer comme un numéro 10".



Les supporters et les sanctions

"Oui, j'ai des craintes concernant les sanctions qui vont nous tomber dessus. Après, sur les quarante mille supporters qui nous encouragent, ils sont peut-être vingt à poser des problèmes. Ceux-là ne sont pas des supporters. Nous, on fait tout pour gagner les matches et on a besoin des supporters pour nous faire gagner. Contre Le Mans (3-1), quand on a été mené au score, ils ont été hyper présents. Si on a eu le mental de revenir, c'est grâce à eux. Ils ont besoin de voir le PSG gagner. Mais eux ne doivent pas nous faire perdre des points en agissant ainsi, c'est interdit. Impossible. Pas concevable. On doit marcher main dans la main. On n'est pas supporter quand on fait enlever des points à son équipe. A eux, aussi, de faire la police dans leurs rangs".




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Tags : club, kombouaré

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