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Paris, une cible facile ?

Publié le 23 octobre 2009
Paris, une cible facile ?

Jeudi, le PSG a encore été victime de la Commission de Discipline, qui a infligé à retardement un match de suspension ferme à Claude Makelele. Comme d'habitude, Paris fait office d'exemple au niveau national et passe pour le souffre-douleur de service sur lequel on "tape" volontiers quand on veut faire passer un message. Mais ce message a bizarrement bien du mal à passer par la suite… Revenons sur ces épisodes qui ont empoisonné la vie du club parisien, de la simulation de Fiorèse à la banderole anti-ch'tis…

Fiorèse, le simulateur

Tout commença un soir du 19 décembre 2002. Peu avant la trêve, le PSG ne fut pas gâté par le Père Noël. Dans une situation sportive compliquée, Paris accueillait Bordeaux et ouvra très vite le score par Fiorèse avant que Feindouno n'égalise. En fin de match, les Parisiens poussèrent et obtinrent un penalty plus que généreux suite à un plongeon de Fiorèse au contact de Ramé. L'attaquant, dans la foulée, tomba au contact de Caneira, expulsé alors qu'il l'avait pourtant à peine effleuré. Justice sera faite puisque Ronaldinho rata la sentence et le score en resta à 1-1. Mais cette affaire fit grand bruit à l'époque et la Conseil National de l''Ethique (CNE) présidé par Dominique Rocheteau, monta au créneau pour justifier son utilité. Elle tenta en tout cas de le faire en sanctionnant "Fio" d'abord de deux matches de suspension, puis de trois. Une jurisprudence Fiorèse qui ne sera bien évidemment sans suite puisque six ans après, aucun joueur n'a été sanctionné de la sorte…



La grotesque affaire PSG-OM

Le 5 mars 2006, le PSG et l'OM s'affrontèrent pour le fameux "clásico". Après le match aller plutôt houleux marqué par l'affaire de l'ammoniaque, le climat ne s'apaisa pas avant cette rencontre. L'OM et ses dirigeants s'étonnèrent de ne pas avoir plus de places à disposition des supporters au Parc. Alors que le club parisien leur en avait réservé 1000, Pape Diouf en réclama 1000 supplémentaires afin d'atteindre le quota de 5% réglementaire. Mais les deux clubs s'étaient déjà entendus pour n'allouer que 1000 places aux visiteurs et le PSG n'accéda pas bien entendu aux demandes de Marseille. Diouf n'en resta pas là et, craignant pour la sécurité de ses supporters, n'organisa pas de déplacement et menaça de ne pas envoyer son équipe A pour cette rencontre d'envergure. L'ancien journaliste tint sa parole et ce PSG-OM restera comme la rencontre la plus terne de l'Histoire entre une formation parisienne totalement inhibée et des Minots marseillais défendant avec acharnement le 0-0. Dans cette affaire, c'est bien l'OM qui réussit son coup et Paris qui fut humilié. Mais cette sombre histoire ne s'arrêta pas là puisque le CNE, à la demande de Canal + qui s'est senti floué, infligea une suspension de trois mois ferme pour Diouf et Meaudre ainsi que le retrait d'un point au classement pour chacune des équipes, sanction qui sera retirée quelques semaines plus tard. Tellement grotesque…



Yepes, le tireur de maillot

Suite des malheurs parisiens à l'été 2006. Voulant mettre un terme aux multiples tirages de maillot dans la surface, les arbitres décidèrent de prendre le taureau par les cornes. Témoignage d'un d'entre eux, Stéphane Lannoy : "Pendant notre stage en juillet, il a été décidé de se fixer sur la perte de temps et les tirages de maillot dans la surface. On a eu quelques penaltys sifflés depuis le début du championnat, le tout c’est de combattre les vrais tirages, et de sanctionner les énormités. Certains défenseurs, plus ou moins connus, ont tendance à s’appuyer, à tirer le maillot. C’est pareil que pour les simulations, on sait quels joueurs surveiller en particulier. Ensuite, il faut aller au bout de la logique, s’il y a cinq ou six fautes énormes, il faut siffler. C’est à l’appréciation de l’arbitre, mais un tirage de maillot manifeste dans la surface doit entraîner un carton jaune comme tout tirage hors de la surface. Le temps nous donnera raison."



Parmi les joueurs à surveiller figure un certain Mario Yepes qui fit l'objet d'un DVD répertoriant tous ces gestes commis les années précédentes. Et bien évidemment, il fut la première cible de cette opération "nettoyage des surfaces". Après un premier précédent lors du Trophée des Champions à Lyon où Armand fut sanctionné d'un tirage de maillot inexistant sur Källström alors que Paris mena 1-0 et perdit finalement aux tirs au but, le Colombien passa une difficile soirée en ce 26 août 2006. A Sochaux, "Super Mario" provoqua deux penalties sur deux tirages de maillot et fit perdre l'équipe. Idem lors du "clásico" PSG-OM (1-3) où Yepes provoqua deux nouveau penalties, dont un pour un nouveau tirage de maillot sur Niang. Lors de ce match, l'OM se vit également sanctionner pour un tirage de maillot inexistant mais dans l'affaire, Paris fera office de mauvais filon. Car par la suite, aucune autre équipe ne sera sanctionnée de la sorte et ces faits perturberont Paris mais surtout Mario Yepes, qui ne retrouvera plus son niveau d'antan…



Frau, l'agresseur

Vint ensuite l'épisode Frau le 14 octobre 2006. A la lutte avec le Sedanais Noro, l'attaquant parisien laissa ses coéquipiers à dix suite à un geste malheureux et une semelle sur la jambe du milieu adverse. Si l'expulsion fut totalement logique, la suspension dont sera victime le joueur parisien fut totalement démesurée. Noro étant indisponible six mois à la suite du geste de "PAF", la Commission de Discipline sanctionna Pierre-Alain Frau de deux mois de suspension. La justification du président de la Commission sera douteuse : "Cela ne veut pas dire que nous cataloguons le joueur Frau, qui n’est pas un de nos habitués, parmi les récidivistes et les ‘brebis galeuses’ qui hantent les terrains. Si nous avions eu la sensation d’un geste volontaire, la sanction aurait été beaucoup plus lourde. Dans de tels cas, il nous est arrivé de mettre six mois à un joueur". Jusqu'à présent, aucun autre joueur n'a été sanctionné six mois et encore moins deux.



Yepes, le mauvais rôle encore une fois

Et l'histoire se répéta dans l'autre sens quelques mois plus tard. Le 4 février 2007, lors d'un OM-PSG au Vélodrome, Cissé vint heurter la cheville de Yepes lors d'un dégagement du Colombien. Le lendemain, le Français se confondit en excuses bien peu convaincantes et ajouta même : "Sa réaction (de Yepes) m'a gêné, je suis venu le voir sur le terrain pour m'excuser et il m'a envoyé chier. Regardez les images, demandez à l'arbitre... S'il pense que je l'ai fait exprès... (…), je ne vais pas me mettre à genou. Pour moi, ça s'arrête là, je ne peux pas lui donner mon pied pour qu'il rejoue." Djibril Cissé, déjà victime de deux blessures importantes, s'en sortit bien mieux que le Colombien, indisponible trois mois. Le pire, c'est qu'après la jurisprudence Frau, on aurait pu penser à une sanction tout aussi exemplaire. Mais il n'en fut rien, le Français ne sera absolument pas sanctionné ! La Commission invoqua une interprétation différente des deux gestes : "Nous avons vu et revu les images. Et ce cas est tout à fait différent de Frau. A l'époque, Pierre-Alain Frau avait eu un carton rouge et il ne joue pas le ballon. Là, il y a un geste non maîtrisé et maladroit. C'est un incident de jeu malheureux". Malheureux, le PSG le sera et l'histoire n'est pas terminée…



La banderole

"Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch’tis". Cette banderole restera dans les mémoires et fit grand bruit lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et Lens, le 29 mars 2008. Une banderole qui n'arrangea pas la réputation des supporters parisiens qui paieront encore une fois pour une poignée d'incontrôlables. Beaucoup de Lensois montèrent au créneau dont Guy Delcourt qui demanda à ce que la finale soit rejouée. Le PSG et ses dirigeants condamnèrent bien entendu ce geste mais cela ne suffit pas à empêcher une sanction pour le club. Un mois après cette finale, le 30 avril, la Commission de Discipline exclut Paris de la Coupe de la Ligue 2008-2009. Mais le PSG fera appel et sera finalement réintégré le 14 août 2008. Dans cette histoire, l'image du Paris Saint-Germain en a toutefois encore pris un coup.



Jeudi, les instances ont donc encore pris comme "exemple" le PSG pour frapper un grand coup. La capitale ayant pour objet de donner le "bon" exemple, les affaires de ce type ne sont pas prêtes d'être endiguées. Et Paris devra encore faire front contre l'adversité. Mais il en a tellement eu l'habitude…




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