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Exclu : interview de josé-karl pierre-fanfan (ii)

Publié le 10 novembre 2009
Exclu : Interview de José-Karl Pierre-Fanfan (II)

Suite et fin de l'interview. Ce mardi, en exclusivité pour notre site, José-Karl Pierre-Fanfan évoque la Ligue des Champions qu'il a jouée avec le PSG et se rappelle au bon souvenir des supporters parisiens. A la retraite depuis l'été dernier, cet ancien défenseur central nous révèle aussi les projets de reconversion qui l'occupent à présent.

José-Karl, vous avez participé à la Ligue des Champions 2005 avec le PSG. Cette campagne européenne figure-t-elle parmi les moments forts de votre passage à Paris ?

Non, ce n’est pas ce que je retiens avant tout. Ce qui m’a laissé un souvenir indélébile, c’est la victoire en Coupe de France 2004. En Ligue des Champions, contre le CSKA Moscou, j’ai vécu l’un de mes pires moments au club. On avait notre qualif’ au bout des pieds, devant notre public, dans un stade plein… Et on perd ce match sur un hat-trick de Semak. Même si la sortie prématurée de Modeste (M'Bami, blessé, céda sa place dès la 6e minute) n’a pas facilité les choses, on n’a aucune excuse. On aurait dû gagner et se qualifier pour les 8e de finale. La Ligue des Champions représentait une compétition à part. Aussi bien pour nous, joueurs, que pour les supporters. C’était la meilleure vitrine internationale pour les joueurs qui n’étaient pas appelés en sélection.



Ce qui était d'ailleurs votre cas. Regrettez-vous de ne pas avoir connu les honneurs de l’équipe de France ?

Oui, c’est un grand regret. J’ai été plusieurs fois aux portes de l’équipe de France, j’ai reçu des préconvocations. Mais j’ai eu la malchance de me blesser à Lens, puis à Monaco.



En juin 2005, vous faites vos adieux au PSG et traversez la Manche en direction de l’Écosse. Quels éléments ont motivé votre signature aux Glasgow Rangers ?

Après une grande saison au PSG, je pense que je ne serais pas parti. Or, disons-le, je sortais d’une saison compliquée. J’avais été moins performant qu’à mon arrivée. Je savais que Paris recherchait des renforts défensifs. Pour ma part, à 30 ans, j’éprouvais le désir d’aller à l’étranger. Il y a un moment pour tout. J’avais des contacts en Angleterre, mais ce sont les Rangers qui m’ont présenté la proposition la plus concrète. Je me suis donc décidé à tenter ce challenge. J’avais des amis qui jouaient déjà là-bas : Dado Prso, Julien Rodriguez, que j’avais tous deux connus à Monaco, et Brahim Hemdami.



Qu’avez-vous pensé de la première division écossaise ?

Malgré ce que tout le monde pense, j'ai trouvé le Championnat écossais très disputé. Il y a peut-être deux écuries au-dessus du lot, le Celtic et les Rangers, mais à chaque match contre Kilmarnock, etc, c’est la guerre. Toutes les équipes voulaient nous battre.



En quatre années à Lens, deux à Paris et une en Écosse, vous avez eu le privilège de jouer à Bollaert, au Parc des Princes et à Ibrox Park. Laquelle de ces trois enceintes réputées pour leur ferveur affectionnez-vous le plus ?

Sans démagogie, c’est le Parc des Princes. Grâce à son architecture, il a une configuration exceptionnelle. Quand on entre sur le terrain et que les deux kops chantent, on en a des frissons. Sur la pelouse, un PSG - Marseille, c’était grandiose à vivre ! Tous les joueurs avaient les poils qui se hérissaient. Ce n’est peut-être pas comme ça à tous les matches, mais quand même… A Paris, j’ai joué dans des ambiances de folie. Au Parc, la présence des supporters se ressent très fortement. Ils ont vraiment de l’influence sur les matches, ils nous surmotivent. Surtout quand on sait qu’ils se démènent de leur côté, qu’ils font l’effort de se déplacer au stade, qu’ils chantent, qu’ils organisent des animations… Eux aussi, à leur manière, ils préparent chacun de leurs matches.



Depuis votre retraite, vous fréquentez toujours les stades, mais vous avez troqué vos crampons pour un micro. Quelles sont donc vos activités ?

Je suis consultant pour Canal +. La chaîne me convoque à quasiment toutes les journées de L1. Pour l’instant, je suis donc homme de terrain. C’est un nouvel exercice pour moi. Je voulais rester plus ou moins dans le milieu, au contact des joueurs et dirigeants. Sinon, en ce moment, je prépare par correspondance un DUGOS (Diplôme Universitaire de Gestion des Organisations Sportives) pour apprendre tout ce qui touche au management d’un club. Mon objectif, c’est de m’installer sur la durée dans un club de l’élite.



Souhaiteriez-vous y occuper une fonction en particulier ?

J’aimerais de préférence travailler dans une cellule de recrutement, avoir en charge ce qui est en aval du staff technique. La semaine dernière, j’ai tout de même participé à un stage organisé par la LFP afin d'obtenir mon diplôme d’entraîneur. Il y avait entre autres Samuel Ipoua et Wagneau Eloi avec moi. Ayant passé dix-sept ans en pro, je pense avoir des compétences dans le domaine du football et j’espère pouvoir continuer à y travailler.



Enfin, une dernière question qui sollicite vos talents de pronostiqueur : quel sera le classement final du PSG version 2009-2010 ?

C’est vague, mais je vois le PSG dans les cinq premiers du Championnat.



Interview réalisée par Adrien Pécout en exclusivité pour PlanetePSG.com



La rédaction de PlanetePSG tient à adresser un grand merci à José-Karl Pierre-Fanfan pour sa gentillesse et l'intérêt de ses propos.




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