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Exclu : interview de laurent leroy (partie i)

Publié le 1 décembre 2009
Exclu : Interview de Laurent Leroy (Partie I)

Cette semaine, notre site remonte le temps en compagnie de Laurent Leroy, l'ancien attaquant du PSG. Arrivé de Cannes en 1998, ce joueur au grand cœur a connu ses plus belles heures dans la capitale au début des années 2000. Le Parc des Princes s’en souvient encore...

Laurent, en premier lieu, que vous inspirent les prestations du PSG cette saison (entretien réalisé avant PSG-Auxerre) ?

J’étais au Vélodrome pour le match de Paris contre l'OM. Franchement, j’avais honte pour le club. Le PSG a paru tétanisé et a produit très peu de jeu. Si les joueurs couraient plus, les supporters les encourageraient plus. Je suis déçu pour cette équipe, j’espère qu’elle remontera la pente. Antoine (Kombouaré) est un bon entraîneur, il l’a prouvé dans un club familial comme Valenciennes. Je pense que le PSG finira dans les dix premiers, mais je ne sais pas s’il sera dans le top 5. Le banc manque de profondeur. En revanche, il y a un jeune qui promet beaucoup, c’est Sakho. La saison dernière, il avait commis quelques erreurs comme contre Monaco ou Nice. Cette année, il a pris de l’assurance, il a plus d’expérience. Je lui souhaite d’aller très haut.



Vous semblez suivre avec attention l’évolution des Rouge et Bleu...

Tous les week-ends, je zappe entre le match du PSG et celui de Valenciennes, mon club formateur. Ce sont les deux clubs qui comptent le plus pour moi.



Le succès de l’OM face à Paris a été signé par Gabriel Heinze, un ex-Parisien. Comment expliquer que certains anciens du PSG rallient le "rival" phocéen ?

C’est bien souvent une question d’argent. Tout dépend des contrats que les clubs ont les moyens d'offrir. Moi, j’ai eu la possibilité de signer à Marseille quand Bernard Tapie est revenu à l’OM. Il m’a rencontré au moment du centenaire de Cannes, en janvier 2002. Marseille m'a proposé le double de ce que je touchais à Paris, mais je n'ai pas donné suite. Comme me le disait Luis (Fernandez) : 'Pourquoi irais-tu à Marseille ? Tu n’es pas bien à Paris ? Les supporters t’adorent.' Je me dis que que je n'ai pas eu tort de l'écouter. Même si, une semaine plus tard, je me suis gravement blessé contre Monaco en L1. Ce fut l'une des deux grosses fractures que j’ai eues. Ces blessures m’ont un peu plombé pour la suite.



Début 2003, vous partez en prêt pour une demi-saison à Troyes. Puis, au terme de ces six mois, vous quittez pour de bon le PSG. De quelle période à Paris conservez-vous le meilleur souvenir ?

J’ai sans doute passé mes meilleurs moments au Paris Saint-Germain lorsque Philippe Bergeroo entraînait l’équipe. Principalement la saison 1999-2000, avec Christian (Corrêa Dionisio) en attaque.



S'il ne fallait en retenir qu'une, quelle partie disputée avec le PSG vous a le plus marqué ?

Le match contre le Bayern Munich en Ligue des Champions 2001. Je marque l’unique but du match dans le temps additionnel. En plus, cette victoire nous a aidés à décrocher notre qualification pour le second tour de la C1. Le Parc était en folie.



Et le fameux match à La Corogne, en mars 2001 ? Au cours de cette rencontre, perdue 4-3 malgré votre doublé, le PSG n’a pas su préserver l’avance de trois buts qu’il avait encore en début de seconde mi-temps…

Si on avait gagné ce match, on aurait réussi à se qualifier pour les 8e de finale... Notre victoire aurait fait les gros titres, tout aurait été fabuleux. Au lieu de ça, le lendemain, on est vite retombé sur terre. Ça se passe souvent comme ça. En fait, ma grosse perf’ce soir-là n’a donc servi à rien. J’avais marqué une frappe en pleine lucarne qui fait partie de mes buts préférés, sans oublier les deux bicyclettes que j’ai réussies avec l’AS Cannes.



En 2000-2001, la saison de vos confrontations contre le Bayern et La Corogne, Paris disposait d'un effectif très alléchant sur le papier (Anelka, Luccin, Dalmat, Robert, etc). Pourquoi l'alchimie n'a-t-elle pas opéré ?

Malgré le projet monté par le club, tout le monde n’avait pas les mêmes ambitions dans le vestiaire. Il n’y avait pas trop d’unité. On s'est classé 9e de ce Championnat. Le PSG d'aujourd'hui terminera peut-être dans ces eaux-là lui aussi. Mais bon, après tout, on ne sait jamais. Auxerre et Valenciennes étaient un peu à la ramasse en ce début de saison, et à présent ces deux clubs ont retrouvé la réussite.



Avec quels joueurs aviez-vous le plus d’affinités au PSG ?

Je m’entendais très bien avec Jimmy Agérino, un mec formidable, et Frédéric Déhu aussi. J’ai eu Jimmy au téléphone il y a quelque temps, il vit à Toulouse depuis qu'il a arrêté sa carrière.



Durant vos cinq saisons à Paris, vous avez toujours eu les faveurs du Parc des Princes. Un mot sur les supporters du PSG ?

Je les adore ! Après ma première blessure, j’ai même assisté à un match avec eux dans les tribunes. Une mi-temps dans le Virage Auteuil et l’autre dans le Kop de Boulogne. Peu de joueurs l’ont fait. Ça m’a touché d’avoir eu cette chance. La Parc m’a toujours soutenu. C'est ce public qui m’a poussé à faire une belle petite carrière. A chaque fois que j’entrais en jeu, il me donnait envie de mouiller le maillot pour Paris. Il ne m'a jamais mis trop de pression. Sur le terrain, je n’avais aucune appréhension, je courais partout, je taclais... A l'heure actuelle, si le club me contacte pour faire quelque chose auprès des supporters parisiens, j’y vais tout de suite. J’y vais à vélo, même ! (rires) Ils m’ont tellement apporté.



Interview réalisée par Adrien Pécout en exclusivité pour PlanetePSG.com



Découvrez très prochainement sur le site la seconde partie de l'interview.




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Commentaires

1 commentaire

  • Avatar de pillon

    pillon le 02/12/09 à 11h09

    Un joueur énorme, dommage qu'il se soit blessé.

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