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Exclu : interview de laurent leroy (partie ii)

Publié le 3 décembre 2009
Exclu : Interview de Laurent Leroy (Partie II)

Suite et fin de notre entretien avec Laurent Leroy. Après avoir tiré un bilan sur son passage au PSG (Cliquez ici), l’ancien avant-centre parisien s'exprime ce jeudi sur son quotidien en Provence et ses projets d'avenir.

Laurent, vous prêtez main-forte depuis cette saison au RC Grasse (CFA 2). Loin de la première division…

Oui, je mène une vie normale. La seule différence, c’est que les gens me reconnaissent dans la rue, surtout à Paris. Je joue pour le plaisir dans ce petit club des Alpes-Maritimes. J’essaie de l’aider à monter en CFA. L’année dernière, j’avais réussi ce défi avec l’équipe de Saint-Raph’. Je voulais en tout cas retourner sur la Côte d’Azur, car c’est la région de ma femme. Ici, je m’éclate. On est deuxième de CFA 2. A bientôt 34 ans, je pense quand même que l’année prochaine sera ma dernière année en tant que joueur.



Peu aidé par vos fractures en 2001 et 2002, vous avez dû tirer une croix sur votre carrière de manière un peu prématurée. Que ressentez-vous à ce sujet ?

En regardant de gros matches à la télé, je me dis parfois que j’aurais encore l’âge d’être sur le terrain pour y participer. Mais je n’y pense pas longtemps. Ça ne me rend pas malade. J’ai conscience d’avoir bien gagné ma vie et d’en avoir profité. Maintenant, il faut rentrer dans la vraie vie. Quand j'étais footballeur professionnel, il suffisait de demander quelque chose pour être servi… En fait, ce sont surtout les rapports que j’avais avec les supporters qui me manquent le plus.



Vous arrive-t-il de revoir quelques-uns de vos anciens coéquipiers ?

Non, plus vraiment… Quand c’est fini, c’est comme s’il n’y avait plus personne. Le foot pro reste un milieu individualiste. Après nos entraînements, je me souviens qu’ensuite on rentrait vite à la maison. C’est toujours une sorte de compétition. C’est à qui est le plus fort, à qui gagne le plus d’argent, etc. Je n’avais pas cette mentalité-là. Je viens d’une famille du Nord. Mon père travaillait huit heures par jour, lui. Je mesurais les privilèges de mon métier.



L’an dernier, en dehors des terrains, vous avez pris un virage peu commun...

J’ai obtenu ma licence de pompier et j'ai rendu des services à la caserne de Cannes comme pompier volontaire. A un moment, on m’a même proposé de jouer en équipe de France des pompiers. Mais j’ai arrêté cette activité de pompier. Ça ne me plaisait plus vraiment. Plus jeune, je voulais faire ce métier si je ne réussissais pas dans le foot. C’était un rêve.



Il paraît que vous avez aussi travaillé dans l’immobilier ces derniers temps. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Un de mes amis tient une agence. Alors quand des proches me demandent de leur trouver une maison, je fais les recherches pour eux. Puis je passe une journée à leur montrer des villas, des appartements. Je ne fais donc pas ça à plein temps. C’est juste pour aider mon entourage. En remerciement, j’ai droit à un bon repas au restau.



Tout bien réfléchi, quelle perspective de reconversion vous plairait le plus ?

Je ne sais pas du tout. On verra le jour où j’aurai le déclic. Je passe mes diplômes d’entraîneur à Antibes. Je les prépare individuellement, dans mon district. Cet été, j'ai failli devenir l'entraîneur des attaquants à Valenciennes. Philippe Montanier et Michel Troin (le coach du VAFC et son adjoint) m’ont contacté avec ce projet en tête. Qui sait, je pourrai peut-être un jour entraîner le PSG. (rires). Non, plus sérieusement, je finis ma formation et après on verra quelle solution s'offre à moi. En ce moment, je prends mon temps, je reste en famille.



Votre fils de neuf ans vous parle-t-il souvent de votre parcours en pro ?

Mon fils joue en équipe de jeunes à Cannes. Il essaie un peu tous les postes, comme la plupart des enfants de son âge. Il a la même morphologie que moi. Pour l’instant, il ne me pose pas trop de questions sur mon passé de professionnel. Il ne comprend pas très bien que j’aie arrêté ma carrière pro. A son école, on lui a parlé de moi. Il lui arrive de me dire : 'Papa, quand est-ce que je te vois à la télé ?' Il faudra que je pense à lui faire voir des cassettes. (rires)



Enfin, si vous aviez un dernier mot à adresser aux supporters parisiens ?

Je ne les oublierai jamais. A bientôt peut-être !



Interview réalisée par Adrien Pécout en exclusivité pour PlanetePSG.com



Notre site remercie chaleureusement Laurent Leroy pour sa gentillesse.



Crédits photo : Nice-Matin




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