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Exclu : interview de sonia bompastor

Publié le 11 février 2010
Exclu : Interview de Sonia Bompastor

Moins d'un mois avant son retour aux Etats-Unis, Sonia Bompastor se confie cette semaine en exclusivité pour interviewsport.fr (Cliquez ici), partenaire privilégié de PlanetePSG.com. Désignée par la FIFA comme l'une des dix meilleures footballeuses du monde en 2009, cette joueuse évoluant au poste de milieu défensif a grandement contribué à la première place que les féminines du PSG occupent actuellement dans leur championnat.

Sonia, en septembre 2009, ton club des Washington Freedom (USA) t'a autorisée à rejoindre en prêt le PSG pendant la trêve américaine. Est-ce que tu es satisfaite de ces quelques mois au PSG ?

Oui, honnêtement, ça se passe très bien ! Au départ, quand j’avais pris contact avec Brigitte Olive-Henriques (manager général de la section féminine du PSG, ndlr), on avait toutes les deux discuté de certains points, et surtout d’un aspect humain. Moi, en arrivant au PSG, je voulais avant tout trouver un groupe très solidaire, que ce soit en dehors ou sur le terrain, et c’est vrai que de ce côté-là il n’y a pas de soucis ! Après, je sais très bien que quand ça se passe bien en dehors, les choses sont plus faciles sur le terrain. Et je pense qu’actuellement, toutes les joueuses prennent du plaisir. On prend du plaisir à jouer ensemble et on gagne nos matchs, donc c’est bien !



En 2008, tu as dépassé les 100 sélections en équipe de France. Etait-ce un objectif pour toi d’atteindre ce nombre symbolique ?

Non, pas vraiment. C’est vrai que quand on y pense, on se dit que 100 sélections, ça vient récompenser une certaine régularité au haut niveau, et on sait que c’est ce qui est parfois le plus difficile dans une carrière de sportif de haut niveau. Parce-que d’y arriver, c’est bien, mais après il faut y durer ! Donc voilà, ça vient récompenser tout le travail que j’ai accompli depuis pas mal d’années, mais le nombre, ce n’est pas forcément un objectif qu’on se fixe. Je suis une compétitrice avant tout et ce qui m’intéresse, c’est de remporter des titres et de gagner avec mon équipe !



Tu es capitaine de l’équipe de France de football… A ce titre, sens-tu que tu es plus attendue à la fois en équipe de France et en club ?

Alors une petite précision : en fait j’étais la capitaine, mais je ne le suis plus depuis début 2007… Mais de toute façon, je suis quelqu’un qui aime montrer l’exemple sur le terrain, donc le fait d’avoir le brassard ou non ne change pas mon comportement. J’aime être un leader et je donne toujours mon maximum.



Le foot féminin reste peu médiatisé… Trouves-tu qu’il y a quand même eu des améliorations ?

Oui, ça a évolué ! Si on regarde les dix dernières années, il y a eu beaucoup d’évolutions. Les clubs professionnels garçons commencent à s’intéresser de plus en plus et à avoir une équipe féminine au sein de leur structure professionnelle, donc c’est bien ! Je pense qu’il faut aller dans ce sens là, car quand on voit les clubs comme Saint-Etienne, Montpellier, le PSG, Toulouse, ou Lyon, c’est vrai que c’est intéressant ! Et puis, quand on dit aux gens "ce week-end, il y a par exemple PSG-Lyon", c’est tout de suite plus parlant et ça fait du bien à notre discipline qui souffre de ce manque de médiatisation ! Voilà, c’est une bonne chose et ça évolue. Mais après, il y a encore plein de choses à améliorer, mais ça je pense que ça viendra avec un changement de mentalité : en France, je pense qu’on est encore trop machiste et tant que ça ne changera pas, ça aura du mal à vraiment évoluer !



Arrives-tu à vivre du foot ?

Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir pu avoir de bonnes conditions dans les différents clubs où je suis passée. Par contre, jusqu’à que ce je sois partie aux Etats-Unis l’année dernière, je n’avais jamais été professionnelle à part entière, c’est-à-dire que j’avais un boulot à côté qui me permettait d’avoir une rémunération plus élevée venant compléter mon salaire. Depuis le mois de juillet, la fédération a mis en place des contrats professionnels, donc les joueuses peuvent être rémunérées exclusivement pour faire du football. Certains clubs s’en servent, surtout l’Olympique Lyonnais. Après, il y a certains clubs comme le PSG qui ont certaines joueuses sous contrat, d’autres pas encore. Ca se met donc en place petit à petit, mais je pense qu’actuellement, on peut dire qu’à part le club de l’OL, le foot féminin est encore amateur et quelques clubs sont "semi-pro", on va dire.



Tu as signé un contrat aux Etats-Unis l’année dernière. Qu’est-ce qui a motivé ton choix d’évoluer là-bas ?

Très honnêtement, au départ, je n’étais pas forcément partante. Je savais qu’un club américain, Washington Freedom, m’avait contacté. Moi, j’étais à Lyon, j’avais des objectifs à atteindre avec mon club et je n’avais pas fini de les atteindre, notamment la Coupe d’Europe. Donc je voulais finir d’atteindre ces objectifs avec l’équipe de l’OL, et puis malheureusement quand on a commencé à discuter avec Lyon, ça ne s’est pas très bien passé. Je voulais surtout m’assurer un avenir professionnel parce-que comme je le disais tout à l’heure, le foot c’est bien beau, mais à un moment donné il faut aussi assurer sa reconversion. Et au moment où on a commencé les discussions, je n’ai pas eu l’assurance d’avoir ces garanties sur un plan professionnel. Je me suis donc dit pourquoi pas tenter l’aventure aux Etats-Unis pour terminer ma carrière, parce-que je suis presque sur la fin maintenant. Et puis au-delà de l’aventure footballistique qui est géniale car le niveau est exceptionnel par rapport à ce qui se fait en France, c’est aussi une aventure humaine et ça enrichit énormément !



Pour les prochaines années, envisages-tu de renouveler cette expérience de prêt au PSG ou en France lors de la trêve américaine ?

Là, ça s’est très bien passé, je suis super contente du prêt avec le PSG. Oui, j’envisage, pourquoi pas ! Je sais que si ça doit se reproduire, je suis très satisfaite de ce qu’on a pu faire avec le PSG, de notre collaboration, donc je pense que je donnerais priorité au PSG. Mais après, je ne veux pas trop anticiper. Je sais que je vais retourner aux Etats-Unis, que j’aurais une longue saison encore à accomplir, donc je vais me concentrer sur ça ! Et quand le moment sera venu de voir quoi faire quand je rentrerai en France, je me pencherai sur la question !



Interview réalisée par Alexandre Martin pour interviewsport.fr (Cliquez ici pour retrouver l'interview).



Un grand merci à notre partenaire d'avoir partagé cette exclusivité avec PlanetePSG.com.




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