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Benachour - "je n'ai pas eu de chance"

Publié le 13 avril 2010
Benachour - "Je n'ai pas eu de chance"

Selim Benachour, ancien grand espoir parisien évoluant actuellement à Malaga revient sur ses années parisiennes pour Sport365.fr.

Le joueur de 28 ans, formé au PSG, n'a jamais pu s'y imposer. Pourtant il aura passé près de 5 années au sein du club de la capitale, qu'il quittera faute de temps de jeu : "A Paris, ça s’est mal passé car je n’ai pas eu de chance. C’était l’époque où il y avait de grosses stars au PSG et quand tu étais jeune, c’était très difficile pour jouer par rapport à maintenant. Aujourd’hui, je vois beaucoup de jeunes qui sortent du centre de formation : c’est beaucoup plus facile pour eux. Financièrement, le club n’a plus les reins solides comme avant donc ils font plus confiance aux jeunes. Moi, je suis tombé dans la mauvaise période."

C'est donc plein de regrets que le Tunisien évoque son échec parisien : "Oui, c’est clair car j’étais bien au PSG mais je ne jouais pas non plus beaucoup. Ce n’est pas grave, je suis parti au Portugal où ma carrière aurait pu se relancer puisque beaucoup de clubs se sont bousculés pour moi après ma saison à Guimaraes. Mais au lieu d’avancer avec le Sporting, ma carrière a empiré et empiré encore avant d’arriver en Espagne. Et aujourd’hui, après avoir appris comment ça fonctionnait en Espagne et avoir ingurgité le jeu espagnol, je peux espérer refaire une bonne saison l’année prochaine pour pourquoi pas partir dans un meilleur club espagnol. J’ai toujours cru en moi. Les gens à Paris disaient que j’étais trop frêle et que je n’étais pas un monstre de guerre physiquement. Mais dans le football de nos jours, les petits réussissent aussi. Il n’y a pas besoin d’être grand et costaud pour réussir. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de Barcelone où il n’y a que des petits comme Xavi, Iniesta et Messi qui réussissent. Beaucoup de joueurs du championnat espagnol sont comme ça : petits et vifs et ça ne les empêche pas de réussir. En Espagne, les gens n’ont pas la même philosophie qu’en France. Ils sont plus axés sur le jeu et la technique et c’est ce qui me plaît."

Mais malheureusement pour le joueur, les années post-parisiennes ne se révéleront pas plus fameuses. En effet, que ce soit à Guimaraes ou au Rubin Kazan, Benachour n'a jamais su s'imposer comme un titulaire indiscutable au sein de son équipe.

Mais aujourd'hui à Malaga en Liga (le club pointe à la 16e place et se bat pour son maintien), les choses semblent enfin s'arranger pour ce globbe-trotter : "J'ai eu vraiment beaucoup de chance de revenir en Europe et en plus dans le meilleur championnat du monde. Maintenant, ce n'est pas une fin en soi et c'est à moi de montrer aux gens qui se sont trompés sur mon compte en France que j'ai du talent. Aujourd'hui, ils peuvent voir que j'ai gagné ma place à Malaga car cela n'a pas été facile. J'ai commencé remplaçant et j'en suis à peu près à 1 400 minutes de jeu aujourd'hui. Après être passé un an et demi par le Koweït, je trouve que c'est vraiment pas mal. Ça fait trois-quatre mois que je joue tout le temps titulaire. Je suis content et j'espère que ça va continuer comme ça. J'espère que nous allons continuer à bien jouer et que nous allons nous maintenir. Là, nous sommes six points devant le premier relégable donc ça fait quand même une avance. Il reste neuf matchs et j'espère que nous allons nous maintenir."

Heureux de retrouver du temps de jeu en club, Selim Benachour compte bien rattraper le temps perdu en sélections et espère que ses bonnes performances avec Malaga le rapprocheront d'une séleciton tunisienne qu'il n'a plus connu depuis un an et demi. C'est en tout cas tout le mal que l'on peut lui souhaiter.


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