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Les chroniques de planète - a quoi joue colony ?

Publié le 2 juin 2010
Les chroniques de Planète - A quoi joue Colony ?

A la tête du PSG, un actionnaire américain spécialisé dans l'investissement immobilier : Colony Capital dont les activités sont assez éloignées du sportif et a fortiori du football. Mais alors que la mairie de Paris planche actuellement sur le bail du Parc des Princes qu'il cédera certainement aux Américains, la gestion du club de la capitale par Bazin et ses paires laisse perplexe. Quelle est réellement la volonté de ces actionnaires ? Faire du Parc un nouveau Disneyland ou rechercher la viabilité sportive du PSG ?

Le sportif

A ce niveau là, dire que Colony a déçu les supporters parisiens est un euphémisme. Malgré quelques recrues intéressantes, le PSG peine à retrouver les hautes sphères du ballon rond. Pire, depuis l'arrivée du fond d'investissement, le Paris Saint-Germain passe plus de temps en seconde partie de tableau de Ligue 1 qu'en première. Pourtant, des joueurs tels Sessegnon, Makelele ou Erding sont venus renforcer un effectif limité quantitativement. Dès lors, pourquoi critiquer le recrutement de Colony ? Simplement car ce dernier se fait au coup par coup mais ne s'inscrit pas sur la durée. Certes, prises individuellement, les recrues sont dans l'ensemble prometteuses et satisfaisantes mais ne sont pas suffisantes pour assurer des garanties sportives au PSG.

Chaque saison, Colony fait les mêmes erreurs : insuffler une dizaine de millions d'euros dans le recrutement en espérant que les résultats sportifs s'amélioreront d'eux-mêmes. Mais c'est là que l'actionnaire se trompe. Plutôt que d'investir 5 fois 10 millions, il vaudrait mieux investir une fois 50 millions pour créer une réelle équipe compétitive capable de rivaliser avec les cadors du championnat de France et par là-même retrouver les joutes européennes qui manquent tant aux supporters parisiens. Ceux-là même qui se rappellent au bon souvenir des dirigeants parisiens et qui montrent en se montant les uns contre les autres que rien ne va plus au PSG. Ceux-là même qui ont vécu les années Canal + durant lesquelles le PSG pointait plus souvent en tête du classement qu'en queue de peloton et devenait le seul club français de toute l'histoire à avoir enchaîné 5 demi-finales consécutives en Coupe d'Europe. A ce jour, seuls le Real Madrid et l'Ajax Amsterdam peuvent se vanter d'avoir réussi le même exploit...

Il ne faut alors pas s'étonner que Paris ne parvienne plus à rivaliser avec les meilleurs. A force d'investissement limité, Paris finit par couler, doucement mais sûrement. Et il ne faut pas se le cacher : dans le football, comme dans de nombreux domaines, l'argent est le nerf de la guerre. Et c'est justement cette arme de destruction massive que Colony ne parvient pas à donner au PSG, en tout cas de façon pertinente. Certes, les Américains renflouent les caisses, investissent dans le club mais semblent peu se soucier de cet aspect sportif, pourtant essentiel pour rentrer dans ses frais. Par conséquent, quelle équation a été posée par Colony ? Quelles en sont les inconnues ? Comment ceux qui ont racheté le PSG à Canal + ont-ils fait pour ne pas s'apercevoir qu'investir dans le sportif était la meilleure façon de rentabiliser leur pari sur le PSG ? Simplement car le Parc des Princes les intéresse bien davantage...

Le Parc des Princes

Au bout de 4 années passées au PSG, les ficelles deviennent de plus en plus visibles et les intérêts de chacun commencent à transpirer. Oui, Colony s'intéresse davantage au Parc des Princes qu'au club qui y joue. Si Colony s'est décidé à racheter le PSG, c'est simplement parce que le club de la capitale joue au Parc des Princes, un stade qui apparaît aux yeux des investisseurs immobiliers américains comme une superbe opportunité. Restaurants et commerces sont autant de raisons pour Colony de s'approprier le Parc. Sans même parler du naming ou du prix que pourrait alors demander Colony au futur propriétaire du Paris Saint-Germain. En effet, Colony s'est déclaré engagé pour une période de 6 ans à la tête du PSG, soit le temps nécessaire pour eux de s'approprier le prochain bail du Parc, qui pourrait s'étendre sur une période de 50 ans. Une fois ce bail en poche, nul doute que le club sera revendu à moindre perte au plus offrant et que ce dernier devra débourser une fortune pour que le PSG continue à jouer au Parc des Princes. Et s'il y a bien une chose que Colony connaît bien, c'est l'entêtement des supporters parisiens concernant les questions historiques et traditionnelles du club. Certains s'y sont essayés par le passé avant de renoncer, tel Biétry qui voulait déménager le PSG au Stade de France.
Voici à ce propos le discours tenu par Bazin dans le Parisien il y a peu :
"Colony capital s'est engagé pour une durée de six ans au PSG. Il reste donc encore deux ans et demi pour atteindre nos objectifs. Les résultats sportifs ne sont pas une question de budget." Nos objectifs, et non ceux du PSG. Les choses ne peuvent être plus claires...


Colony Capital ne peut dès lors plus cacher son jeu. Le Parc des Princes est son seul objectif et explique le rachat du PSG. En effet, avec cet investissement, Bazin s'assure presque que le bail lui sera cédé, et non à l'un de ses quelques concurrents. Mais ce que n'a pas compris Colony, c'est que pendant que le PSG perd, le fond d'investissement perd lui aussi de l'argent chaque année. Pire, pendant que l'équipe coule, les supporters quittent le stade, volontairement ou contraints par le plan anti-violence de Leproux qui n'aurait jamais existé si Colony avait fait les efforts nécessaires pour maintenir Paris à la place qu'il devrait occuper. Aujourd'hui, Colony se retrouve pris en porte-à-faux : le club, avec ses mauvais résultats sportifs et ses problèmes extra-sportifs, représente un actif difficile à vendre. Que fera alors l'actionnaire, une fois le bail du Parc obtenu, si le club ne se vent pas ou mal ? C'est peut-être à cela qu'auraient dû penser Bazin et ses collègues américains en rachetant ce club qui faisait partie des grands d'Europe il y a encore peu de temps... C'est en tout cas à cela que pense avec insistance tout amoureux du PSG qui commence à craindre quant à la pérennité de son club...


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