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Exclu : interview de patrice loko (partie i)

Publié le 19 octobre 2010
Exclu : Interview de Patrice Loko (Partie I)

L'ancien attaquant du Paris Saint-Germain (1995-1998), Patrice Loko, a eu la gentillesse d'accorder une interview à PlanetePSG. Dans le premier volet de notre entretien, il a pris le temps de se remémorer ses années dans la capitale, avec notamment la victoire en Coupe des Coupes (1996), tout en livrant ses commentaires sur la saison en cours.

Patrice Loko, suivez-vous toujours de près le football et plus particulièrement le Paris Saint-Germain (entretien réalisé avant Toulouse-PSG) ?
Oui bien sûr, j'ai joué longtemps à Nantes et au Paris Saint-Germain donc je suis toujours le football. Je pense que depuis le début de la saison, on revoit du jeu au Parc des Princes. Ils ont fait de bons matches ces derniers temps en s'appuyant sur une bonne défense et l'apport de Nénê sur le côté apporte beaucoup à l'attaque parisienne avec Hoarau et Erding.

Et que pensez-vous de cette défense, pointée du doigt depuis la saison dernière ?
Le PSG s'appuie sur une bonne défense. Il est vrai que ce n'était peut-être pas celle envisagée au départ, mais elle réalise de bons matches avec de bonnes relances et puis ça fait un moment qu'ils n'ont pas pris de buts donc c'est bien de s'appuyer sur une défense comme ça.

Le duo Hoarau-Erding devait faire des étincelles. Cependant, les deux joueurs traversent une mauvaise passe avec un manque criant d'efficacité...
C'est vrai que pour l'instant ils marquent moins, c'est un peu dommage. Pourtant, je trouve qu'ils ont tout les deux un bon apport, chacun joue dans son registre, maintenant il faut peut-être un travail plus important des milieux de terrain pour amener des ballons. Hoarau a besoin de ballons pour s'exprimer devant le but. Il est très athlétique, a un bon jeu de tête, et est capable, par ses contrôles et frappes instantanés de faire de bonnes choses devant le but. C'est un joueur qui joue en équipe de France, et lorsqu'il joue, il montre que c'est un joueur de qualité. Il est un petit peu jeune encore, mais il va s'affirmer et je pense qu'il va donner beaucoup de satisfactions au Paris Saint-Germain. Erding est dans un rôle un petit peu différent, mais par sa vivacité, il peut faire la différence, et je pense qu'il leur faut juste de bons ballons, donc peut-être passer beaucoup plus par les côtés. Néné amène beaucoup de choses sur son côté, il faudrait que d'autres joueurs comme peut-être Chantôme, amènent des ballons pour pouvoir mettre en bonnes conditions les attaquants.

Quel est votre meilleur souvenir à Paris, après y avoir joué durant trois saisons et demie ?
C'est surtout notre phase finale en Coupe d'Europe en 1996. On gagnait beaucoup de matches au Parc et à l'extérieur. Et puis ce dernier match, cette finale contre le Rapid de Vienne, c'est un super souvenir ! On attendait beaucoup de nous et en remportant cette Coupe d'Europe pour nos supporters, cela a été quelque chose de super sympa à vivre. Et puis notre retour aussi, à Paris, où on a descendu les champs Elysées, ça a été une superbe journée !

Vous avez eu l'occasion de jouer aux côtés de grands joueurs comme Raï, Léonardo... Quels joueurs vous ont vraiment marqué au cours de votre carrière, que ce soit au PSG ou ailleurs, et pourquoi ?
C'est Léonardo. C'est un joueur très fort sur le terrain, très technique. C'était quelqu'un qui savait rassurer l'équipe, il savait changer le cours du jeu avec ses exploits techniques, sa vitesse d'accélération et puis en dehors du terrain c'est quelqu'un de super gentil, très accueillant, agréable, qui savait mettre de la bonne humeur dans le groupe.

C'est quelqu'un que vous voyez capable d'être sur le banc du PSG dans quelques années ?
Ah je pense qu'il en a les possibilités, il fait déjà de bonnes choses à l'étranger et peut-être qu'un jour, il pourrait revenir, car je sais qu'il adorait le Parc des Princes et le Paris Saint-Germain.

Revenons un peu sur la Coupe des Coupes remportée en 1996 face au Rapid de Vienne, année où vous avez également terminé vice-champion de France, sous la houlette de Luis Fernandez. La saison a été plutôt longue et éprouvante avec la pression subie par le PSG en championnat et un hiver très rude, mais pourtant, vous avez toujours su répondre présent en Europe.
Je pense que c'est toujours bien d'aller loin en Coupe d'Europe, parce que cela intensifie le groupe, ça permet d'échanger beaucoup plus entre les week-end et la semaine où on joue. Les liens entre les joueurs sont intensifiés et on le ressent sur le terrain. Malheureusement ça prend aussi sur l'organisme et peut-être aussi un peu sur les performances sur le terrain donc c'est pour ça qu'on avait eu un passage à vide avec un hiver moins bon.

Quel rôle a vraiment joué Yannick Noah avant cette fameuse finale ? Son intervention était-elle nécessaire ? Y avait-il une certaine "fracture" entre les joueurs et l'entraîneur ?
C'est quelqu'un que la plupart connaissaient pour les performances sportives qu'il avait eues dans le tennis et je me rappelle qu'on avait beaucoup discuté avec lui. Il prenait les joueurs à part, il expliquait un petit peu sa connaissance du terrain et son approche des finales, car on a tellement envie de gagner que souvent, on joue le match avant, dans sa tête, donc je pense que c'est surtout ça qu'il nous expliquait. Il avait aussi su ressouder le groupe la semaine d'avant ou on était parti en stage, on avait pu vraiment consolider les liens entre nous pour être performant et c'était très important de resserrer le groupe pour pouvoir aborder la finale le mieux possible et je sais que ça avait été un atout supplémentaire pour nous. Cette intervention a fait beaucoup de bien au groupe. Mais Luis, en tant que coach, était toujours présent et a su aussi, par ses mots, définir les rôles de chacun, composer l'équipe et essayer de mettre en place une tactique pour déstabiliser l'adversaire, ce qui avait marché pendant ce match-là.

Et avec Luis Fernandez, qui a eu de célèbres clashs avec David Ginola, Nicolas Anelka, ou encore Ronaldinho, comment se sont déroulés vos rapports ? Aurait-il un problème d'égo ?
Non, je ne pense pas que ça vient de là. Luis a toujours été quelqu'un qui s'exprimait beaucoup, par la parole, par des gestes sur le terrain. On le connait en tant que joueur. Il a reproduit ce qu'il faisait sur le terrain en tant qu'entraineur. Mais Luis, il a le sang chaud, il ne faut pas le chercher. Souvent il se mettait en avant, justement pour que le groupe sache qui était le patron. Moi, je me suis super bien entendu avec lui. C'est quelqu'un qui a un cœur gros comme ça. Maintenant c'est vrai qu'il y a eu, par moments, quelques disputes avec certains joueurs, mais c'est parce qu'il s'agissait d'une rencontre entre de grosses personnalités.

L'année suivante, vous atteignez une nouvelle fois la finale de la compétition, face au FC Barcelone. On dit souvent qu'en ne remportant pas cette finale-ci, la roue a tourné du côté du PSG. Il est vrai que le PSG a terminé second durant vos deux premières saisons, puis huitième en 1998, avant de continuer à descendre la pente, d'année en année...
Apparemment oui, c'est vrai qu'avec le recul, ça a peut-être fait des petits dégâts au PSG. C'est vrai que de jouer, encore une fois cette finale, à ce niveau-là, contre Barcelone, c'était super important. On perd d'un but d'écart, sur penalty. Ça remet en cause un peu toute la saison. Moi je me rappelle que j'avais même frappé le poteau dans ce match. On est donc passé de peu à côté avec un groupe qui était quasiment le même qu'avant. Et puis après, c'est vrai que les saisons sont passées et on a vu qu'en championnat, l'équipe n'a pas été aussi performante et donc oui c'était surement un tournant. On essaye toujours de garder des groupes forts chaque année, mais ce n'est jamais évident et ça ne s'est pas trop bien passé après.

Comment était Michel Denisot, le président du club ?
J'en ai un grand souvenir, car c'est lui qui m'a fait venir au Paris Saint-Germain. Il connaissait mes qualités de joueur, de footballeur et c'est vrai que ça c'est super bien passé. C'est quelqu'un que je respecte beaucoup, qui m'a beaucoup aidé quand j'ai eu de petits soucis en arrivant. C'était un super président, qui savait être là dans les bons et les moins bons moments. Toujours derrière son équipe, toujours proche des joueurs, c'était une grosse qualité qu'il avait et c'est pour cela qu'il était très respecté, et on pouvait toujours venir lui parler, car il était toujours à l'écoute et je crois que ça, c'était une grande force qu'il avait par rapport au groupe.

Est-ce que vous, joueurs, sentiez la guerre en interne qui opposait Denisot à Charles Biétry, son futur successeur, que vous avez également côtoyé puisque vous avez quitté le club en novembre 1998, peu de temps avant lui ?
Non je ne me rappelle pas trop. On n'avait pas trop d'informations là-dessus. Il essayait beaucoup de nous protéger par rapport à ça. Pour que l'équipe continue à avancer en championnat. On n'a pas trop eu de moments pour parler de ce genre de choses.

Interview réalisée par Loïc Uhmann en exclusivité pour PlanetePSG.com

Retrouvez la deuxième partie de cet entretien ce mercredi.

Nous remercions sincèrement Patrice Loko pour sa disponibilité et sa franchise.
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