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Exclu : interview de gérard ejnès

Publié le 22 octobre 2010
Exclu : Interview de Gérard Ejnès

Célèbre journaliste à L’Équipe, Gérard Ejnès nous a accordé un entretien au sortir de la représentation de sa pièce de théâtre intitulée Carton rouge pour papa (voir "Le PSG s'invite sur les planches !"). Il est revenu sur sa passion de longue date pour le football et particulièrement pour le PSG. Il nous a, ensuite, livré sa vision de l’actualité parisienne.

Pourquoi avoir choisi de mettre le football en avant dans votre pièce ?

Parce que, je l’explique un moment dans la pièce, le football, c’est ma vie. C’est venu de mon père, il m’a transmis sa passion pour le football. On allait au Parc des Princes. A l’époque, il n’y avait pas le PSG. Donc, on supportait le Stade de Reims, qui était la grande équipe de l’époque. Cela s 'explique aussi car je suis d’origine reimoise, que cette équipe de Reims jouait la Coupe d’Europe au Parc des Princes (à l’époque, il n’y avait pas le Stade de France) et ensuite, parce que je suis Parisien. Cette chose là m’a attrapé tout petit et j’ai toujours été passionné de football…Quand j’étais jeune, il y avait le Racing. On était soit pour Reims, soit pour le Racing. Comme j’étais pour Reims, j’étais un anti-Racing donc je ne pouvais pas supporter ce club là qui a disparu ensuite. Là, nous parlons de début des années 1960 avant que ce club ne devienne le Matra Racing. Un jour s’est créé un Paris Football Club puis Saint-Germain Football Club qui a finalement donné le Paris Saint-Germain.

Moi, j’étais Socio, comme on disait à l’époque. Il y avait un championnat de football et j’étais dans une équipe qui participait au championnat du PSG qui s’appelait les « Aphones », je me souviens. On était allé jusqu’en finale de la Coupe qui s’était joué au Camp des Loges en levé de Rideau d’un match de l’équipe de Division 3. L’entraîneur de l’époque, qui s’appelait Jean-Pierre Destrumelle, qui est mort maintenant, avait réussi à nous conduire jusque-là. J’étais déjà jeune adulte. En tout cas, j’ai toujours accompagné ce club, c’est mon club. J’étais déjà supporter quand j’étais lycéen et étudiant. Il se trouve qu’après je suis devenu journaliste à L’Équipe. Cela dit, on peut avoir toute la neutralité du monde en écrivant dans le journal et généralement on est plus sévère avec ceux qu’on aime, mais la passion reste chevillée au corps et au cœur, c’est-à-dire qu’elle ne nous abandonne jamais.

Pouvez-vous nous expliquer le choix de la forme théâtrale plutôt que celle du roman par exemple ?

Très franchement, c’est parce que ma fille est comédienne. J’ai vraiment écrit pour elle. Pourtant, elle n’est pas seule sur scène, c’est une comédie. Je n’aurais pas eu de fille comédienne, je n’aurais certainement pas écrit de pièce.

Quel est votre sentiment sur le PSG sur ces dix dernières années avec tous ces changements à la tête du club ?

C’est un club qui a une vie agitée. C’est l’OM du Nord, même si l’OM est plus stable maintenant. C’est compliqué : il y a une très forte attente, c’est une grande ville. Et pas seulement, c’est la ville Lumière, une ville mondialement connue donc un martien qui arriverait sur Terre et s’intéresserait au football s’imaginerait qu’à Paris il y a forcément une très grande équipe

Il y en a eu une. Il y a 15 ans le PSG pointait en tête du classement des clubs de football…

Oui, c’est vrai, mais c’est un autre contexte, après l’arrêt Bosman, c’est une autre époque. C’est devenu compliqué, les résultats n’ont pas toujours été là car il faut des moyens pour avoir les meilleurs joueurs. On ne comprend pas pourquoi on n’a pas réussi à faire de Paris un grand club au niveau international. Ce serait formidable au jour d’aujourd’hui. Mais voilà, c’est une question d’argent le football.

Que pensez-vous de Colony Capital ? Les voyez-vous vendre prochainement ?

Colony Capital, je les vois partir. Simplement, c’est un fonds de pension et les fonds de pension partent. Ils sont là pour faire des affaires. Peut-être qu’ils gèreront le Parc et qu’ils revendront l’équipe. Leur but n’est pas de pérenniser leur présence à la tête du club. Je crois que cela va se passer comme ça. Ils l’ont, d’ailleurs, dit. Évidemment, on ne sent pas un attachement très fort, mais cela n’empêche pas une éventuelle réussite. Maintenant, cette année il y a quelques joueurs de ballon qui sont arrivés.

Vous devez donc savoir que Paris à fait match nul contre Dortmund…

Bien sûr, j’ai suivi cela, avec la passe de Hoarau pour Chantôme. Et je crois savoir qu’il n’y avait pas de penalty…


On parle beaucoup de la possible venue de la famille royal du Qatar dans l’actionnariat du PSG. Est-ce fondé selon vous ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas d’information là-dessus, mais si c’est dans le journal, c’est qu’il y a des contacts. Mais entre le contact et la formalisation, il y a une grande différence. Il y a beaucoup d’argent en jeu. Mais cela paraitrait logique que ce soient des Émirs car c’est Paris, c’est clinquant. Donc voilà, oui, je pense que c’est possible, mais je n’ai pas plus d’informations que ça.

Quel est votre avis sur le plan Leproux ?

C’est difficile, il y a eu des problèmes très graves. Tous les supporters doivent être dans un stade. C’est difficile d’expliquer que supporter une équipe, ça peut être la détester. Mais cela ne peut pas être lui nuire. Je me souviens, il y a cinq ou six ans, j’étais à Strasbourg pour un match contre le PSG. C’est le jour où les supporters de Paris se battent entre eux. C’était in compréhensible, on voyait ça et on ne comprenait pas. Les gens se disaient « ce n’est pas possible, ça ne peut pas être les supporters qui se battent entre eux. Il doit y avoir des Strasbourgeois ». Non pas du tout, il n’y avait pas de Strasbourgeois. Cette haine entre supporters, c’est nuire au club. En revanche, dire « je déteste ce club qui n’arrête pas de perdre », c’est normal. Supporter, c’est être passionné. C’est aimé follement et détesté totalement, selon les résultats. Mais, c’est normal, c’est la passion. Après, quand il y a des bagarres, des morts, c’est compliqué. Il faut savoir que le président du club a la pression des politiques. Alors voilà, il a trouvé une méthode qui est ce qu’elle est, qui est radicale de dire « je vide les tribunes, cela me coûte de l’argent, cela peut créer des problèmes en dehors, mais attention, en dehors du stade, ce n’est pas moi qui suis en charge de la sécurité, c’est la police ». Mais, son objectif, je crois que c’est de ramener tout le monde et, à terme, de retrouver une ambiance normale de stade de football. Quand ça joue mal, les gens ont le droit de siffler quand même, c’est la moindre des choses. Ils ont tout à fait le droit, ils peuvent huer les joueurs. Après, se battre, basculer dans la violence, la guerre entre supporters et avec les supporters adverses quand on sort du stade, forcément, ce n’est pas possible. Sur un plan moral, ce n’est pas bien.

Quel a été votre plus grand moment de joie par rapport au PSG ?

Sans réfléchir, PSG-Real. Avec le but de Kombouaré à la 97e minute. Le Parc a tremblé sur ses fondements. S’il avait dû s’écrouler, cela aurait été ce soir là. On a senti une explosion qui a fait vibrer le stade, c’était incroyable.

Et le pire moment ?

Il y en trop, je ne saurais pas choisir. Les pires, ce sont forcément les défaites contre l’OM.

D’après vous, à quelle place va terminer le PSG ?

Il y a des joueurs de football cette année. Nenê en est un. Bodmer aussi, mais là, je crois que Paris s’est fait roulé. Aulas a bien géré cette vente. Mais Nenê est un bon joueur. Dans une équipe, il y a onze joueurs mais dix qui suivent. Un vrai bon joueur suffit à tirer une équipe vers le haut. Surtout dans un championnat qui est assez homogène. Lyon va certainement repasser devant, mais Paris fera une bonne saison. J’avais des doutes, mais maintenant je dirais que Paris finira dans les cinq premiers. Il ne faut pas que Nenê se blesse. C’est un joueur qui peut gagner un match à lui seul, et ça, c’est essentiel.

Interview réalisée par Thierry Simoncello en exclusivité pour PlanetePSG.com

Nous remercions sincèrement Gérard Ejnès pour sa disponibilité et sa franchise.
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