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Makelele - "trouver le rôle qui sera le mien"

Publié le 5 mars 2011
Makelele - "Trouver le rôle qui sera le mien"

Interrogé par France-Soir, Claude Makelele s’est exprimé sur le crépuscule de sa carrière et sur la belle fin de saison du PSG. Le capitaine a expliqué qu’il n’avait aucun problème en ce qui concerne la question de l’âge.

A désormais 38 ans, Claude Makelele continue d’animer l’entrejeu parisien, alors même que tous les commentateurs français s’étonnent de voir quelqu’un de son âge continuer à courir autant. Selon le joueur, sa longévité se comprend au regard de son hygiène de vie. "Je n'ai pas besoin de me justifier, je vis bien avec. Ma longévité s'explique par le souci porté à l'hygiène, à la connaissance de mon corps et à une remise en question quotidienne. Je n'attends pas que les choses arrivent, je les anticipe. Et j'ai encore de l'énergie. Je l'ai héritée de mon éducation, des expériences emmagasinées. Mon père a joué au football, il a commencé jeune et a arrêté tôt, pour se consacrer à sa famille, nombreuse. Il a dû mûrir vite et n'a pas voulu que je reproduise les mêmes erreurs", a-t-il déclaré.

Passé par les meilleurs clubs, le milieu de terrain sait qu’il doit beaucoup à sa régularité. "Partout où je suis passé, de Brest à Nantes, de Marseille à Celta Vigo, on s'est d'abord dit à mon propos : "Oui, il n'est pas mauvais mais on veut voir, il faut qu'il prouve." Et j'ai toujours répondu présent. Ce fut un combat permanent, du moins est-ce ainsi que je l'ai vécu. Peut-être également avais-je besoin de me prouver que j'étais au moins au même niveau que le concurrent."

Véritable patron du vestiaire du PSG, l’ancien de Chelsea sait que sa parole compte, ce qui était déjà le cas au Real Madrid. "Je suis simple, très discret et réservé. Je n'aime pas trop être dans les phares, même si, en tant que capitaine, je suis obligé de l'être, ce que j'assume. Etre un meneur, ça ne se décrète pas, ça se vit. J'ai appris après avoir quitté Madrid que l'entraîneur, Del Bosque, lorsque j'ai connu des problèmes, avait dit aux dirigeants : "Vous n'avez pas compris ce qu'il représente dans l'équipe et dans le vestiaire." Ça m'avait touché. Cela signifie que j'étais aussi un meneur dans le groupe, par ma façon de montrer l'exemple", a-t-il ajouté.

Après avoir avoué qu’il pourrait continuer à jouer quelques années, l’international français a affirmé qu’il arrêterait bien sa carrière en fin de saison. Quoi qu’il en soit, il veut s’impliquer à fond dans ce qu'il doit encore faire avec son club avant de se reconvertir au sein de l’équipe dirigeante. "Je réfléchirai avec le club et le président pour trouver le rôle qui sera précisément le mien l'an prochain, avec la conscience que Paris n'est pas un club ordinaire. C'est celui de la capitale, le public est exigeant, demandeur de performances, parfois grincheux même quand il y a le résultat. Il faut se donner les moyens de poursuivre dans la voie tracée jusque-là, mais aussi être lucide. On ne demande pas à un âne de disputer des courses avec un cheval ! Mais pour le moment je suis encore joueur et je veux me concentrer sur le sportif uniquement", a-t-il rappelé.

Si Paris est bien placé dans trois compétitions, il le doit aussi à son coach, Antoine Kombouaré. Makelele s’est panché quelques instants sur le caractère de son entraîneur, pas si éloigné du sien. "Même si on ne le voit jamais, je suis aussi fou que le coach ! Mes partenaires pourront le confirmer. Quand je pète un plomb, je le fais vraiment. Il faut être direct avec les personnes concernées. Le coach a sa façon de faire les choses, il est humain, il a le droit de péter un plomb. J'ai connu Christian Karembeu à Nantes, qui avait le même tempérament. Il était impossible à arrêter, quand il s'énervait il valait mieux se pousser..."

Pour terminer, le natif de Kinshasa a donné son avis sur les performances de certains de ses coéquipiers. Confiant, il est certain qu’Edel a la capacité pour progresser. Au sujet de Mamadou Sakho, le joueur formé à Brest se veut élogieux. "Il assume très bien d'être le patron de la défense. Il a l'étoffe pour être le futur patron de l'équipe, et pourquoi pas l'être en équipe de France. Il a une grosse marge de progression et continue à tracer sa voie, intelligemment. Je lui donne des conseils mais j'en prends aussi du groupe. Il n'y a pas d'âge pour en recevoir", a-t-il confié.
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