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Thébaïde, fils d'Œdipe

Publié le 8 octobre 2009
Thébaïde, Oedipe, Sophocle, Socrate, Théâtre, Spectacle, Paris, Cartoucherie, Théâtre de l'Epée de Bois

Infos pratiques

Du... 20 octobre 2009
Au... 1 novembre 2009


Route du Champ de Manoeuvre
75012 Paris 12

Métro Château de Vincennes

Dieux ! Si devenant grand souvent on devient pire,
Si la vertu se perd quand on gagne l’empire,
Lorsque vous règnerez, que serez-vous hélas !
Si vous êtes cruels quand vous ne règnez pas ?
Jocaste – La Thébaïde – Racine – Acte IV – Scène III

" On ne joue pas la tragédie, on la rejoue.
La tragédie est un jeu de société qui engage acteurs et spectateurs dans une partie sans fin.
Sans fin puisqu’on y joue depuis des millénaires.
Fidèles à Aristote nous ne toucherons pas au mythe. Nous emprunterons à celui-ci le sujet suivant : il était une ville, en un temps reculé, où la famille régnante était frappée d'une tendance irrépressible à posséder et le pouvoir et les cœurs, fût-ce au prix du parricide et de l'inceste.
Pour conter ce sujet, nous avons beaucoup lu – on ne lit jamais assez – Sophocle, Euripide, Stace, Rotrou, Racine, Hölderlin, Brecht, Anouilh, Bauchau. Nous avons gardé de ces lectures comparatives les éléments saillants. C’est pourquoi l’on reconnaîtra au fil du récit les alexandrins de Racine et la prose de Sophocle mais pas seulement. Ainsi de la création du personnage d’Anamnèse – celui qui redit l’histoire depuis l’origine – car c’est bien de retour aux origines de notre théâtre dont il est question. Ainsi également du récit du combat fratricide d’Etéocle et de Polynice dont la source est à chercher du côté d’Euripide. De même pour l’ultime scène entre Hémon et Créon où nous citons le génial inspirateur du jeune Racine : Jean de Rotrou afin de réintroduire de l’alexandrin dans le chaos prosaïque final. Ce va-et-vient entre ces auteurs et l’immodestie de notre propre plume est la condition de cette histoire qui structure notre espace (nous sommes tous Thébains, ville fondée par Cadmos lors de sa quête d’Europe), notre temps (comment construire quand tout est à bas ? comment ne pas sacrifier le particulier ? l’amour à la raison, la vie à la realpolitik ?).
S’il y a modernité, c’est par ce voyage dans les temps des auteurs et du nôtre. C’est à un voyage de plus de 2 500 ans auquel le spectateur est convié ? Voyage pendant lequel il aura à répondre – du moins à se poser la question – Lorsque vous régnerez, que serez-vous hélas ! Si vous êtes cruel quand vous ne régnez pas ?
Ce retour à l’origine du théâtre pour questionner notre temps a été pour nous un puissant aiguillon. Outre l’alliage sémantique né de la fusion de tous ses écrits de temps passés et présents, nous avons cherché du côté de la pratique du théâtre par les grecs. D’où l’usage du masque et des cothurnes – hautes chaussures à semelles compensées - chers aux tragédies représentées lors des Dyonisies. De même pour la bande son, Arvö Part - génie contemporain de la composition classique - s’est imposé. Il y a modernité dans la réappropriation d’une tradition en vue de la questionner et peut-être de la dépasser. Réappropriation semblable à celle opérée par les jeux vidéos à l’endroit des légendes – si loin, si proche. "
Claude Bonin

Du 20 octobre au 1er novembre, du mardi au dimanche,
le mardi, mercredi et samedi à 21h00, le jeudi à 19h00 et le dimanche à 18h00.
Tarifs : 19,80€ // tarif spécial de 9€ les mercredis et jeudis



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