This page is not available in your language, please, choose yours

Gouttes dans l'océan

Publié le 28 janvier 2010

Infos pratiques

Du... 20 janvier 2010
Au... 6 mars 2010


73 rue Mouffetard
75005 Paris 5

Allemagne, années 70. Léopold, une trentaine d’années, est fiancé à Véra ; Franz étudiant fauché de dix ans son cadet, fiancé à Anna. Un soir, le premier rencontre le second, et l’invite chez lui. Ce dernier accepte…

Fassbinder résumait cette pièce ainsi : une comédie avec fin pseudo tragique.

Elle met en jeu, comme au casino, quatre personnages, deux hommes et deux femmes, qui chercheront ensemble la combinaison d’une impossible martingale amoureuse. Les deux hommes, Bluhm et Meister, empruntent leurs noms à Joyce et à Goethe.

Cette pièce est d’abord l’histoire de leur rencontre et de leur amour. Ou les vertiges croisés de la maturité et des années d’apprentissage. Puis viendront Anna et Véra. Se mettra alors en place un huis clos ouvert, décomplexé, nerveux et méchamment drôle, intime et démesuré à la fois. Mauvais garçons des rues sentimentales, tous les quatre roulent trop vite, passant au rouge, forçant les sens interdits.

Avec toujours, comme code d’honneur, cette insolence sensible, si propre à Fassbinder. Les couples se font et se défont, comme joués aux dés. Jusqu’au dénouement, pseudo tragique donc, car rien n’est moins sérieux que les choses graves.

Horaires : Vendredi : 20h30
Samedi : 17h et 21h
Dimanche : 15h

Tarif : 24,20 €


VOUS AIMEZ CET ARTICLE ?

Partagez-le sur :

VOUS SOUHAITEZ COMMUNIQUER SUR SORTIR À PARIS ?

Découvrez nos offres de mise en avant professionnelle sur Sortiraparis.com/Entreprises

Commentaires

25 commentaires

  • Avatar de celki

    celki le 18/02/10 à 12h47

    Des invitations pour ce soir sur Billet Reduc

  • Avatar de une2trois

    une2trois le 05/02/10 à 19h13

    Véra est le personnage le moins antipathique de la pièce je trouve : c'est la seule qui accepte le sacrifice amoureux, qui l'assume et s'y perd, et qui, du coup, manifeste un soupçon de compassion.
    (mais je reconnais qu'une trans en plus du reste ça faisait vraiment beaucoup ;))

    Antipathique , je ne pourrais , je pense, utiliser ce qualificatif que pour Léopold .

    J'arrête là cet échange autour d'un texte qui exprimait peut être d'abord que Fassbinder n'avait pas réglé des choses au niveau de l'identité sexuelle ??

  • Avatar de kebab

    kebab le 05/02/10 à 10h42

    Véra est le personnage le moins antipathique de la pièce je trouve : c'est la seule qui accepte le sacrifice amoureux, qui l'assume et s'y perd, et qui, du coup, manifeste un soupçon de compassion.
    (mais je reconnais qu'une trans en plus du reste ça faisait vraiment beaucoup ;))

  • Avatar de une2trois

    une2trois le 05/02/10 à 00h20

    ou qui le met dans ses priorités ? ;-)

    La transsexualité de Véra ? J'ignorais et j'avoue que son comportement (à Mouffetard donc) m'y a fait pensé ( on est vraiment là dans la caricature bof, bof :-( )

  • Avatar de lelilab

    lelilab le 03/02/10 à 20h08

    ou qui le met dans ses priorités ? ;-)

    Sans intérêt est peut être pas approprié surtout si on met dans le contexte historique ( l'Allemagne d'alors) mais j'ai trouvé des longueurs dans ce dialogue caricature des relations duelles.

    Pas de commentaire sur le changement d'age de Léopold, j'adhère à ton analyse: cela change obligatoirement le regard que l'on a sur le comportement de Léopold

  • Avatar de kebab

    kebab le 01/02/10 à 19h02

    ou qui le met dans ses priorités ? ;-)

    sans intérêt je n'crois pas. Comme le rappelle jean-pierre, c'est une oeuvre de jeunesse. Elle laisse perler un désespoir romantique, sans les nuances de l'expérience.

    Mais c'est une vraie détresse, "je prends tellement peu de plaisir aux choses", et sans doute un vrai choix artistique que de rajeunir le personnage : la maturité d'origine rend Léopold licencieux et sciemment destructeur quand sa trentaine dans la pièce le rend plus fragile et perdu. Et du coup actualise le débat sur l'amour.

    Et puis, en 64, en Allemagne, qui peut dire que la noirceur n'était pas intéressante ?

  • Avatar de kebab

    kebab le 01/02/10 à 18h52

    c'est une oeuvre de jeunesse pasque c'est grandiloquent, i y a quelque chose d'adolescent dans cette version tranchée et noire de l'amour.

    Par rapport au film, les rythmes sont assez similaires, bien que j'aie trouvé le film d'ozon curieusement plus bavard (il introduit Véra plus tôt aussi).
    Il est plus glauque, la transsexualité de Véra et la prostitution des deux femmes par amour sont absentes du spectacle de Mouffetard autant que je me souvienne(c'est à cet instant que je regrette de ne pas connaitre l'allemand).

    La pièce (une production du théatre de la Querelle), davantage centrée sur le couple, resserre l'attention, et perd en pathos coquet et redondant, c'est pas plus mal.

  • Avatar de jean-pierre

    jean-pierre le 01/02/10 à 16h33

    Je n'ai pas aimé, c'est bien une oeuvre de jeunesse

  • Avatar de lippe

    lippe le 01/02/10 à 15h50

    ou qui le met dans ses priorités ? ;-)

    Ah oui, je me souviens du film ! Assez bizarre comme ambiance, faut voir sur scène le résultat.

  • Avatar de lelilab

    lelilab le 01/02/10 à 09h21

    oui c'est une oeuvre de jeunesse, héhé oui, j'aime prendre le temps de chercher.

    Je trouve au contraire que l'absence d'émotions est révélatrice d'un univers qui manque autant d'idéal que de sincérité : ce monde-là est usé jusqu'à la trame, outrancier, grotesque et moribond.

    Usé,périmé sûrement, grotesque j'aurais pas dit ..sans intérêt sans aucun doute.

L'AGENDA

Annoncez votre événement