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Faustin linyekula (festival paris quartier d'été)

Publié le 17 juillet 2008 Par Clément D.

Infos pratiques


2 place Colette
75001 Paris 1

Aux Tuileries, il y a deux ans, Le Festival des mensonges des mêmes Studios Kabako offrait une veillée conviviale, cabaret critique et politique à plus d’un niveau : des textes sur la vie à Kinshasa rythmaient la danse, la musique d’un groupe de ndombolo et, en bande-son, les menteries systématiques des dirigeants successifs du Congo

Cette année, Faustin revient avec une autre histoire, qui dépasse encore davantage le cadre du spectacle, pour toucher au rituel. Il était une fois trois amis à Kisangani, qui, faute de maillot pour jouer au foot, s'en dessinaient sur le dos à la craie, mais une chose était sûre : ils révolutionneraient la littérature et le théâtre africains. Il y a treize ans, celui qui a donné son nom à l'aventure de Faustin Linyekula est mort de la peste près de la frontière ougandaise. Un autre croupit en prison, condamné à mort pour des raisons politiques. Si le troisième revient au pays, après avoir visité le vaste monde, c'est pour y construire quelque chose qui dure, pour évacuer les mauvais départs et « le champ de ruines qu'on a dans la tête ». Mais il faudra traverser le deuil des devenirs rêvés, seul accès au présent et donc à l'avenir, et pour cela le troisième se fait ici conteur. Entre autobiographie et autofi ction, la cérémonie exorcise l'histoire, la grande et la petite, tandis que l'ami en prison épelle de loin ce qu'il reste de poésie. Et il y a Dinozord de son vrai nom, tout jeune hip-hoppeur embarqué pour un voyage initiatique. On touche à la transmission. Une fois qu'il aura tourné cette page, Faustin pourra peut-être cesser d'invoquer l'histoire de son pays, mais il continuera à ouvrir toutes les fenêtres possibles. Dans cette forme hybride qui renoue aussi avec les puissances spirituelles de la création, Kabako, mort loin des siens, sera enfi n enterré pour danser avec ses amis leur vie retrouvée et l'avenir d'un pays décidé à se reconstruire.

Du 13 au 15/08 à 22h
Palais Royal, Cour d'Orléans (1er)
Tarif 15 euros/ 12 euros


Faustin Linyekula (chorégraphie). Avec Serge Kakudji (contre-ténor), Dinozord, Papy Ebotani, Djodjo Kazadi, Faustin Linyekula (danseurs), Papy Mbwiti (comédien). Richard Kabako, Antoine Vumilia Muhindo (textes). Sammy Baloji, Antoine Vumilia Muhindo, Faustin Linyekula (vidéo, photo), Papa Rovinsky, griot multidimensionnel (en vidéo). Musique W. A. Mozart (Requiem, fragments)-Chorale Charles Lwanga de Kisangani, Joachim Montessuis (Nierica), Arvo Pärt (Pari Intervallo, Redeuntes in mi, Trivium, Annum per Annum), Jimi Hendricks (Voodoo Chile). Production Studios Kabako/Virginie Dupray, New Crowned Hope, Vienne. Coproduction Tanzquartier Wien, Théâtre KVS, Bruxelles. Les Studios Kabako sont soutenus par la DRAC Ile-de-France/Ministère de la Culture et de la Communication. Avec le concours du Centre des monuments nationaux.



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