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"madame de sade", perçu par mishima

Publié le 10 octobre 2008 Par Clément D.

Infos pratiques


31, rue des Abbesses
75018 Paris 18

L'écrivain japonais Yukio Mishima, fasciné par le sulfureux marquis de Sade, l'a évoqué en réunissant six femmes pour sa pièce "Madame de Sade", présentée dans une nouvelle production depuis mercredi soir au Théâtre des Abbesses à Paris, avant une tournée en région.

Le "divin marquis" apparaît en filigrane des affrontements passionnés de ces femmes dont son épouse, qui ont chacune des appréciations très différentes du personnage, incarnation à la fois de la liberté et de la cruauté.
"Il est le spectre effrayant et fascinant qui rôde et les obsède", commente Jacques Vincey, qui a mis en scène ce spectacle représenté par des comédiennes transformées en créatures chimériques coiffées de hautes perruques, enfermées dans des corsets et des crinolines et évoluant sur un échiquier imaginaire (costumes de Claire Risterucci et scénographie de Sallahdyn Khatir).
"Comme des insectes autour d'une lampe, elles tournoient, virevoltent fiévreusement et l'absence physique du marquis exalte sa présence virtuelle", ajoute le metteur en scène.
Ces femmes réunies à trois reprises entre 1772 et 1790, c'est d'abord Renée, marquise de Sade qui se dévoue de façon quasi déraisonnable à un mari emprisonné mais repoussant toujours plus loin les bornes de la liberté individuelle, et qui finira par renoncer à le revoir au lendemain de la Révolution de 1789. Hélène Alexandridis campe ce personnage dont elle fait une sorte d'illuminée tranquille.
Marilu Marini est, avec son opiniâtreté coutumière, Mme de Montreuil, la mère de la marquise qui fait tout pour maintenir en prison le marquis qu'elle considère comme le diable.
Anne Sée incarne la comtesse débauchée de Saint-Fond, Isabelle Mazin la baronne de Simiane qui se réfugie dans la religion, Myrto Procopiou la soeur cadette de la marquise et maîtresse du marquis, et Alain Catillaz la domestique, spectatrice passive de l'affontrement de ces dames.
Jouée jusqu'au 24 octobre à Paris, cette pièce sera reprise en novembre à Saint-Louis dans le Haut-Rhin (le 8), Beauvais (12 et 13), Saintes en Charente-Maritime (19), Reims (25-27) et Bar-le-Duc (29), puis en décembre à La Rochelle (3 et 4), Dieppe en Seine-Maritime (9), Meylan en Isère (12) et Gradignan en Gironde (16).

Plus d'informations en cliquant ici
visuel : théâtre des Abbesses


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Commentaires

2 commentaires

  • Avatar de kuku40

    kuku40 le 23/10/08 à 21h26

    bravo yukio!!!

  • Avatar de stanzy78

    stanzy78 le 12/10/08 à 22h36

    Il va falloir que j'aille voir ça :)

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