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Du nouveau à l'athénée

Publié le 30 octobre 2008 Par Clément D.

Infos pratiques


4, square de l´ Opéra
75009 Paris 9

Ce diptyque affiché jusqu'à samedi au Théâtre de l'Athénée puis en tournée, et qui donne autant à voir qu'à entendre, réunit "Le Tribun ou dix marches et neuf contretemps pour manquer la victoire" (1978) et "Finale" (1980-1981).

Une compagnie théâtrale et un ensemble de musique contemporaine se sont associés pour représenter depuis mercredi soir à Paris deux pièces appartenant au facétieux théâtre musical du compositeur argentin Mauricio Kagel, disparu en septembre.
La réalisation était programmée depuis plusieurs mois et ses artisans (la compagnie Le Réseau et l'Ensemble 2E2M) ne pouvaient pas prévoir que Mauricio Kagel disparaîtrait à Cologne le 18 septembre dernier. Elle n'en constitue pas moins un juste hommage à ce créateur provocateur qui a pratiqué avec une distance salutaire le second degré.
Né à Buenos Aires en 1931, Mauricio Kagel quitte son pays, où l'on ignore sa musique, et s'installe à la fin des années 50 en Allemagne, où il mènera une carrière de compositeur et de pédagogue.
Avec "Le Tribun", il démonte le grotesque des discours des dictatures d'Amérique latine Peron, Pinochet, Videla, mais aussi de leurs disciples actuels.
"Comme Charles Chaplin dans +Le Dictateur+, il dénonce le fascisme par la parodie", commente le metteur en scène du spectacle, Jean Lacornerie.
Bernard Bloch interprète le malicieux texte parlé du "Tribun", mélange de simplisme, de vulgarité et d'autosatisfaction. Il officie derrière un pupitre et une caméra filme ses interventions reproduites et grossies sur grand écran. Son propos à la théâtralité de pacotille est souligné ou est interrompu par des musiques --utilisant principalement les vents de 2E2M installés en contrebas du podium-- aux allures ridiculement martiales et par des ovations de foule à la commande, préalablement enregistrées.
La partie visuelle est plus réduite dans "Finale", dont la partition réunit cordes, vents et percussions et multiplie les citations. Son exécution s'achève sur la mort foudroyante du chef d'orchestre, ce qui n'empêche pas les instrumentistes de continuer à jouer...
Ce diptyque sera repris du 10 au 13 mars à Oullins (Rhône) et le 24 mars à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

© Agence France-Presse



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