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Alex lutz dans « triple lutz » mis en scène par sylvie joly.

Publié le 23 novembre 2008 Par Caroline D.
Alex Lutz Affiche

Infos pratiques


7 rue Ste Croix de la Bretonnerie
75004 Paris 4

La rédaction de sortiraparis a vu « Triple Lux » le one man show efficace et drôle d’Alex Lutz au Point Virgule. Nous l’avons rencontré à la sortie du spectacle. Lutz est comédien, metteur en scène, acteur et surtout passionné et passionnant.



Une silhouette frêle, une voix posée et ferme, un
regard clair et intelligent, un physique androgyne. Une belle rencontre avec ce comédien sincère qui a
une vraie réflexion artistique. Dans « Triple Lutz », Alex nous présente
une dizaine de personnages, typés qu’il joue avec sincérité et énergie : une
ado aux ambitions politiques, une vendeuse d’une boutique de fringues, un
acteur porno surbooké, un américain à Paris, un régisseur à l’ouest… Un spectacle bien rodé.

Sortiraparis :Triple Lux
est mis en scène par Sylvie Joly. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Alex Lutz : Le hasard a voulu que sur le tournage d’une série
télé, je rencontre Sylvie. Je ressens les personnes à la seconde où je les vois
et avec Sylvie, le feeling est tout de suite passé. Un véritable coup de foudre
artistique et amical ! On est sur la même longueur d’ondes. Elle m’a
demandé d’assurer la mise en scène de son one «La Cerise sur le Gâteau». De mon côté, j’ai toujours eu envie de faire un «one ».
Alors que mon spectacle n’était pas encore écrit, elle m’a encouragé et
convaincu et tout naturellement, elle a assuré la mise en scène.

Vous jouez
au Point Virgule, salle connue et reconnue pour ses ‘One’ ?
Le Point Virgule c’est

presque un théâtre à
l’italienne : l’orchestre, du public au balcon et même sur le côté !
J’adore cette salle. On sent un truc. C’est peut être un peu mystique. Cette salle est redoutable, très exigeante. Elle n’autorise pas le
doute du comédien. Et pour moi qui suis quelqu’un qui doute, c’est un exercice
périlleux mais délicieux. En plus l’équipe est très chaleureuse et tout le
monde est super investi. Il y a ici une vraie énergie.

Parmi tous
vos personnages, lequel vous séduit le plus ?
L’adolescente. Elle est insupportable mais je l’adore !
J’adore les ados parce que je trouve que c’est une période formidable. Ils me
font penser à des adultes qui n’auraient pas encore leur peau. Un ado, ça aime
follement, ça déteste follement. L’intensité des moments de l’adolescence c’est
merveilleux. Et en ça je crois que je n’ai pas beaucoup grandi !

Vous êtes
aussi le metteur en scène de « Le Comique » le nouveau spectacle de Pierre Palmade. Comment
travaillez-vous ensemble ?
Je déteste les mises en scène qui se voient. Pour
l’orgueil, moi je suis servi, je joue !Mais j'essaie d’être humble. Je suis très ferme parce que
je sais ce que je veux. Je connais tous les postes, grâce à mes années dans le
métier. La scénographie, la déco, la lumière. Je m’efforce chaque jour de
redécouvrir le spectacle comme un spectateur qui ne l’aurait pas vu la veille, même si c’est un peu
conceptuel parce qu' évidemment, je l’ai vu la veille ! Mais j’essaie de le
découvrir tous les jours et d’avoir l’honnêteté de me demander ce que je ressens
à ce moment-là. Je travaille à faire venir l'écriture à
moi de Pierre sans dénaturer ses intentions initiales. En tant que metteur en scène, je
veux être le garant de sa réalité. Quand Pierre écrit, il a une mélodie en tête. Et puis
c’est un super acteur qui a le talent de douter. Et un artiste qui doute,
c’est formidable pour un metteur en scène. C’est un travail passionnant qui
nécessite de l’attention et une bonne écoute.

On compare
parfois votre jeu ou votre univers à celui de Palmade, c’est un
compliment ?
Oui bien sur mais je pense que
Pierre est une vraie nature, moi je suis plutôt un caméléon. J’adore aller
très très loin dans une composition. J’aime cette
idée de porter mes personnages. J’aime quand, artistiquement, on a l’impression d’avoir fait une sculpture. Je suis un peu comme un plasticien, mes
décors je les dessine. Travailler sur la transformation m’intéresse. Par
exemple, l’idée de prendre du poids pour un rôle dans un film me plaît
beaucoup.

Et le
cinéma ?
Je viens de vivre une belle expérience au cinéma*
avec Jean Dujardin. Il est d’accord avec moi sur le fait que le cinéma c’est
incroyable, aussi parce que c’est un travail d’équipe. Je suis très heureux de
faire du one, mais j’aime la notion d’équipe, avec son énergie. Et le
cinéma est formidable pour ça. C’est omniprésent. Je suis un amoureux de la
technique par la mise en scène.
Alex, vous êtes
heureux ?
Oui ! Mon travail est une quête
heureuse. Je fabrique, j’invente, je joue comme dans la cour de récré à des
jeux d’enfants sérieux et sincères.
*On retrouve
Alex Lutz dans « OSS 117 : Rio ne répond plus » de Michel
Hazanavicius – sortie prévue en Avril 2009







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