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Florence foresti à l'olympia. l'interview sap

Publié le 10 juin 2010 Par Chris L.

Infos pratiques


28 boulevard des Capucines
75009 Paris 9

Florence Foresti, c'est la comique préférée des français. Jeune maman, elle a basé son spectacle "Motherfucker" sur son expérience et la façon dont elle a vécu sa maternité. Au final, un show hilarant qui a déjà séduit la France entière. Alors que la tournée touche à sa fin, la jeune femme s'attaque à l'Olympia du 18 au 20 juin, comme pour mettre un point d'honneur à plusieurs mois de représentations triomphales. Chez SAP on est sous le charme !



La tournée va bientôt se
terminer... Tu es plutôt soulagée ou déçue ?
C'est un mélange des deux. Je
suis soulagée car une tournée c'est extrêmement fatiguant et déçue, car
recevoir autant de bonheur de la part des spectateurs à travers la France c'est
juste fabuleux. On a pas envie que ça se termine. Mais je
vais partir en vacances et plancher sur d'autres projets.

Le spectacle a été un énorme
succès. Qu'est ce qui fait que le public t'aime autant ?
Franchement je ne sais pas, par
contre c'est génial (rires) ! J'essaie juste de garder la magie, c'est
pour cela que je ne demande jamais si c'est complet. Je veux juste que le
spectacle plaise et je fais tout pour ça.

As-tu des « toc »
ou des manies avant de monter sur scène ?
Non, pas vraiment, j'essaie
simplement de m'alléger l'esprit, de ne pas trop intellectualiser. Je me met à
la place du mec qui va sauter d'un avion, pour moi c'est pareil. J'imagine que
je vais sauter dans le vide. Donc il vaut mieux ne penser à rien dans ces
moments-là, sinon on ne le fera jamais.

Le titre « Motherfucker », ça
vient d'ou ?
Ce titre c'est la première chose
à laquelle j'ai pensé, avant même d'écrire le spectacle. Je savais que j'avais
envie de jouer sur les deux tableaux, sur l'image de la maman, la maternité «
rêvée » et sur la réalité qui est tout autre, sur le fait qu'on ne s'assagit
pas forcément en devenant mère. C'est super d'avoir le mot « mère » et le mot «
fucker » dans un même mot.


Quand on a pas vu le
spectacle on pourrait penser que c'est de la provoc'...
Oui mais non, je n'ai jamais
cherché à provoquer. C'est ma vision et mon vécue de mère qui a vécu sa
maternité comme ça. Pour moi ce titre est joli, et pas du tout agressif. En
plus j'adore utiliser des mots américains, je suis à fond dans la culture US.

As-tu l'impression qu'il est
plus dur de faire rire quand on est une femme ?
Non, au contraire, surtout quand
le thème de ton spectacle c'est la maternité. Au moins tu sais de quoi tu
parles. Et puis tu peux te permettre des choses qu'un mec ne pourrait pas. Il y
a encore trop de tabous dans la maternité pour qu'un mec puisse faire rire avec
ce thème.

Tu n'as vraiment aucun tabou
?
Non, aucun, mais cela vient de
mon éducation. J'ai grandi comme ça. L'image de la mère parfaite m'a toujours un
peu hérissé le poil. Quand j'ai eu mon enfant, je suis restée avec mes défauts,
les mêmes envies et les mêmes désirs de femme. Je n'ai pas cherché à casser les
tabous, mais à montrer ce que je vivais. Et puis j'aime bien décomplexer les
femmes, leur dire qu'on ne peut pas être partout, qu'on ne peut pas être la
meilleure, et que finalement on fait avec ce qu'on a.


Ca fait quoi d'être la
comique préférée des français ?
Quand j'ai appris ça, je me suis
dis : « merde, c'est la fin ». On se demande tout de suite ce qui va se passer
après. Je ne suis pas arrivée, on n'est jamais arrivé quand on est artiste. J'ai toujours peur de la suite,
du jour où je vais descendre, du jour où je ne saurai pas me renouveler. Plus j'avance et
plus j'ai peur de reculer. Donc pour répondre à ta question, c'est un peu à
double tranchant.

Après l'Olympia du 18 au 20
juin, tu vas faire quoi ?
J'ai encore tellement de rêves
et d'envies ! Le seul problème c'est que je suis très lente, parce que je
n'aime pas me précipiter, ni me rater. J'ai le rêve de faire quelque chose
d'important à la télé, d'écrire plein de jolies choses, de collaborer avec
d'autres artistes. Mais je ne me donne pas de deadline.

Depuis que tu es maman,
arrives-tu a sortir un peu, à avoir des activités?
Tu sais, la maternité change
beaucoup de choses. Maintenant je sors avec ma famille, on va se balader au
parc ou dans les jardins d'enfant. Je ne peux plus réagir comme si j'étais
seule.




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