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La soirée de clôture du festival artdanthé : la crème de la crème !

Publié le 25 mars 2011 Par Marine S.
artdanthé

Infos pratiques


12 rue Sadi Carnot
92170 Vanves

Après plus de 2 mois de spectacles, la 13ème édition du festival Artdanthé se terminera demain soir, samedi 26 mars 2011. En tout, plus de 50 spectacles, des dizaines et dizaines artistes se sont succédés sur les planches du théâtre de Vanves qui se construit progressivement une petite réputation dans le domaine. "Là où ça bouge après la nuit", c'est comme ça que Le Routard a défini ce petit théâtre de banlieue, qui ne paye pas de mine. Et pourtant, il y règne une convivialité rare dans les théâtres parisiens, une sorte de famille ouverte à tous. Le festival Artdanthé en est la preuve. Cette année encore, pendant 2 mois la fête a battu son plein.

Cette soirée de clôture, dans la logique de toute clôture de festival, se doit d'être extraordinaire, plus encore qu'en fut certaines autres. La dernière, dans le langage artistique, ce n'est pas qu'un mot, qu'une appellation. La dernière, c'est là où les artistes se retrouvent après pour boire un verre, et célébrer leur travail. A Vanves, la célébration se fait avec le public, au Bar du Théâtre, le Pina Bar, où tous se retrouvent à la fin du spectacle. Tradition bien en place, tous les soirs les artistes se mêlent à la foule. Samedi soir, ce sera pareil. Au programme, 4 spectacles d'exception, on garde, toujours, le meilleur pour la fin.
Pour débuter cette soirée de clôture, c'est Jérôme Bel qui s'y colle, et présente au public Shirtologie. Ce sera la deuxième pièce de Bel proposera lors de cette 13ème édition du Festival Artdanthé. Le mois dernier, le spectacle sur la vie de Cédric Andrieux par Cédric Andrieux avait reçu un accueil fort chaleureux par le public du Théâtre de Vanves. Une source sûre que Mr Bel ! La pièce présentée samedi soir, Shirtologie, est une pièce aussi ludique que minimaliste, il est simplement question de déploiement des personnes et des tee-shirts dans des combinaisons et des dispositions – structures dans le temps, images dans l’espace. Le travail de la pièce est celui de l’habillement et de l’apparence – changer de vêtements, présenter quelqu’un, en tee-shirts – le corps vêtu, toujours en langage, le plus souvent en silence – la conversation fragmentée des slogans écrits sur des tee-shirts voisins.
Bien qu’il ait une formation de chorégraphe, Jérôme Bel oublie l’essentiel de la danse, comme si, à travers l’oubli, quelque chose d’autre pouvait être possible. Travaillant dans un langage de mouvement et d’image qui pourrait être décrit comme une sorte de minimalisme délicat, empreint d’humanité, ses intérêts se situent juste au point de rencontre insaisissable et évocateur entre le physique et le philosophique – le corps lui-même et les procédés par lesquels une présence sur scène se compose, les processus du langage et la relation du langage aux objets (animés ou inanimés), le processus par lequel la narration (ou le sens) est construite à travers l’utilisation des objets ( animés ou inanimés) dans le temps et l’espace.
Shirtologie de Jérôme Bel à 19h30 au Théâtre de Vanves
Solo de 25'. Date : 1997.
Interprète : Frédéric Seguette
Shirtologie sera suivi de Espiral, de Viviana Moin et Arnaud Saury. Espiral s’ouvre sur un colloque de marionnettes. Quelques jouets que nous n’avons jamais voulu jeter des poupées chauves, des ours en peluches borgnes élimés jusqu’à l’os brandissent une pétition bien étrange alors que des girafes travaillent discrètement en coulisses sur le solo de Pina Bausch dans Café Muller.
Cette cour des miracles parle aussi de réalités sociales, politiques, du féminisme, du bien fondé de réhabiliter des formes désuètes dans le monde de l’art contemporain, de ragots sordides et calomnieux... Nous, nous parlons dans le même temps de tabous sexuels, de l’intérêt d’une mise en abîme permanente, de rupture dans la question de la représentation. Apparaissent alors, au coeur de ces différents conflits artistiques, des figures mythologiques aux danses étranges et à la mythologie douteuse (une licorne bleue à quatre pattes, un centaure bipède) façonnés comme nous à l’emporte pièce, par le curieux métissage d’une globalisation des cultures.
Nos personnages sont des hallucinations, des poètes aveugles directeurs de bibliothèque (Borges), des morts aspirés par des extraterrestres (Madame Gonzales) des perdants invincibles (Quichotte), des marionnettes marginales, sans statut bien réel, qui crient à qui veut bien l’entendre que « le désordre ne serait dû qu’aux limitations de notre connaissance » (sic).

Compagnie Léa P. Ning
Spectacle conçu et interprété par : Viviana Moin, Arnaud Saury et Laure Mathis
Licorne et accesoires : Gustavo Kortsarz
Lumières : Alexandre Lebrun
Puis, Fanadeep débarquera et présentera A.H aptitude héréditaire. A.H est une création visuelle, théâtrale et performative composée de quatre tableaux liés les uns aux autres par les notions mêmes de référence(*) et de fiction à l'aide de différents médiums : le cinéma / la photographie / le son / la littérature – autour de thèmes communs : l'errance / la mort / l'échec / le fiasco. À travers ces quatres tableaux nous interrogeons le rapport à l'autre, la filiation et la notion du rebus et du marginal.
* : le cinéma Grindhouse, les Men's adventure magazines, le cinéma d'horreur, de David Lynch, de Gus Van Sant, les poèmes de Michel Houellebecq, le film Possession d'Andreij Zulawski, le film Rope d'Alfred Hitchcock.
C'est Jonathan Capdevielle qui cloturera ce festival, en présentant Adishatz/Adieu, un solo accompagné de 7 personnes qui dure 55 minutes.
"Adolescent, outre mes exercices d'imitateur, j'apprenais et chantais fréquemment des “tubes” et principalement ceux de Madonna. En 2007 sur invitation du festival Tanz im August à Berlin, j'ai constitué un répertoire “madonnesque” associé à d'autres hits de discothèque mais aussi à des chants traditionnels Pyrénéens. Ce tour de chant a été chanté a capella à Berlin puis dans différents lieux, de manière spontanée, rendant ainsi l'objet très intuitif.
A partir de ce point de départ, je souhaite aujourd'hui travailler sur l'écriture d'une pièce, dans laquelle le matériau chanté et l'imitation seront intégrés et articulés sous forme d'autoportrait. Convoquant le registre de l'autofiction, sorte de documentaire sous forme de confession qui met en évidence l'itinéraire d'un personnage entre vie réelle et vie fantasmée ou rêvée, cette pièce sera écrite à partir de chansons, de conversations, qui évoqueront comme des carnets intimes, les racines ou la famille.
Les chansons sont le fil conducteur de la pièce : elles sont un des modes d'expression de ce garçon, elles interviennent d'abord comme une structure musicale et rythmique puis au fil du temps révèlent ses obsessions, ses émotions et une certaine nostalgie.
La solitude est perceptible : elle est triste et mélancolique mais jamais tragique. Je souhaite travailler sur la nostalgie des choses, pour convoquer cette mémoire fondatrice de l'identité : l'enfance ou l'adolescence, nostalgie de ces tubes d'hier qui ont marqué mon vécu et qui résonnent encore aujourd'hui..."
Jonathan Capdevielle
Tarif soirée entière : 21€ ; Tarif réduit : 17€




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