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Mustapha

Publié le 1 janvier 2008 Par Mélanie B.
Mustapha

A 20 ans, Mustapha est en train de tout casser, son spectacle cartonne, les chaines télés se l'arrachent, il est sur toutes les radios, pour sûre, c'est la valeur montante de ce début 2006. Son spectacle n'a pas de temps mort, dès qu'il saisit le micro, il embarque le public dans son univers pour une heure non stop. Il se présente, parle de ses origines et du sentiment de déracinement qu'il éprouve : « Je suis ni français ni marocain, je suis entre les deux. Je suis entre la France et le Maroc, je suis espagnol » ! Il parle aussi de ses rêves : « Mon rêve ça aurait été de jouer au foot et de faire rire les gens en même temps, comme au PSG ! »

Comment en es tu arrivé là? Racontes moi un peu ton parcours?
Par les matchs d'improvisation, j'étais capitaine de l'équipe junior de Tour, on a fait les championnats de France d'ailleurs on a finit en demi-finale. Parallèlement à ça, j'ai commencer à faire des petits sketch au Point Virgule entre 16 ans et 18 ans, je séchais les cours, je mentais à ma mère, je faisais un aller retour à Paris dans la journée pour jouer au Point Virgule et je rentrais le soir même avec mes affaires de classes pour lui faire croire que je revenais de l'école.

D'ailleurs on m'a dit que tu étais toujours étudiant, c'est vrai ?
Oui, oui, je suis en Deug d'anglais.

Ah oui ! Mais tu trouves le temps d'aller en cours !?
Bah j'ai du mal en ce moment, j'ai vraiment plus le temps, je fais 2-3 TP de temps en temps mais pas plus honnêtement.

Revenons en à ton parcours, comment a eu lieu l'explosion, comment se fait il que tout le monde parle de toi, que tu passes sur toutes les télés ?
Je pense que c'est le piston (ironique) je suis le fils caché d'Arthur en fait (rire). Non plus sérieusement on a beaucoup bossé, après je vais pas te mentir, on a pas galéré super longtemps, ça a été assez vite, mais on a quand même beaucoup travaillé sur le spectacle tout de même alors je sais pas, on est tombé au bon moment et c'est peut être ce qui fait qu'aujourd'hui les gens ont envie d'en parler tout simplement.

Tu ne crois pas avoir bénéficié d'une certaine ségrégation positive ?
T'es sérieux quand tu dis ça ?
Oui.

Et tu crois en ce que tu dis ?
C'est une question légitime vu le contexte et ton ascension fulgurante non ?
Mais moi je suis arrivé bien avant que Chirac ne fasse des discours. Je ne peux donc pas bénéficier de cela, les gens s'intéressait déjà à moi avant qu'on commence à parler de cela.

Plus généralement tu en penses quoi, toi, de la ségrégation positive ?
Moi je suis pour, mais je suis contre le fait qu'on est du en arriver là. Si c'est une solution aujourd'hui pour que des gens issus de l'immigration puissent travailler; Alors là, je dis oui, c'est une bonne solution, mais je trouve cela malheureux d'en arriver là. Je ne sais pas, ça aurait du se faire naturellement je ne comprend pas. Et puis y a le mot, SÉGRÉGATION ' POSITIVE c'est quand même super paradoxale, bientôt y aura le MEURTRE ' SYMPA (rire) . Donc, voilà, moi je suis pour mais c'est quand même décevant d'en arriver là.

Quel regard portes tu sur ton personnage ? A qui te compares-tu ? Tu as des modèles, quelqu'un en qui tu te reconnais ?
Je pense qu'on est tous différents, mais maintenant, dans mon style je me reconnais énormément dans les gens qui m'ont inspiré comme Richard Pryor, Martin Lawrence ou Eddie Murphy, ce sont des mecs qui faisaient du stand up, des vannes à la seconde pendant une heure.

Tu les as découvert comment ?
En fait j'ai fait un voyage linguistique en Angleterre à l'age de 12 ans, mon correspondant m'a emmené dans une salle où un mec faisait du stand up, ça ma fasciné j'ai trouvé ça génial : un mec qui prend le micro et qui tient une salle en haleine pendant une heure.
Je suis revenu de Londres et c'était tout ce que je voulais faire. Le déclic

Et en France, t'as des modèles ?
Honnêtement non, moi c'est vraiment les mecs que je viens de te citer. Après j'apprécie beaucoup la petite bande às Jamel, Eric et Ramzy et Gad Elmaleh.

Tu vas bosser sur canal + d'ailleurs ?
Oui c'est vrai, on va faire une émission sur le stand up avec Kader Aoun.

Ce sera quand ?
C'est tourné en mai je crois.

Tu en as d'autres des projets comme ça ?
Oui, j'ai écrit un programme court et je l'ai tourné avec Chris Nahon (le baiser mortel du dragon ' l'empire des loups) on en a tourné trois et on est en train de le vendre à des chaînes.

Ça explose alors ?
Bah ouai ça commence (sourire)

Portrait parisien

Cela fait combien de temps que tu habites Paris ?
Ça fait deux ans seulement en fait.

Ça va c'est pas trop dur ?
Au début ça a été dur, mais c'était pas le problème de la ville, c'était vraiment la séparation avec ma famille, on est très soudé chez nous quand tu quittes un univers comme ça, ça fait forcément bizarre, mais honnêtement, vraiment je suis bien à Paris

Si Paris était un artiste ? ce serait qui pour toi ?
Juliette Binoche, je trouve qu'elle représente bien le côté Paris aux Etats Unis.

Ta dernière sortie ?
Lundi, au Splendid, on a été voir Arthur Jugnot un spectacle de magie, c'était vachement bien.

Dernière expo que tu aies vue ?
Scorcèse au centre Pompidou

Si tu étais...

Une rue de Paris  ?
La rue Rambuteau, car j'habite là bas.

Un arrondissement ?
Le 18ème pour son côté populaire

Une station de métro ?
Bonne Nouvelle

Cites moi une adresse que tu recommanderais à tout le monde ?
La mienne, le xxx rue Rambuteau, venez je le dis moi, rien à foutre (rire)

Un petit mot pour le maire ?
Oui il faudrait qu'il mette les pigeons en taule, parce qu'à Paris les pigeons c'est des vrais racailles ils terrorisent les gens ça peut plus durer (rire)

Propos recueillis par : Raphael Charton


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