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Le corps en mouvement

Publié le 20 juin 2008

Infos pratiques


37 Quai Branly
75007 Paris 7

Le dernier volet de la programmation du Musée du Quai Branly, consacrée au corps, s'expose du 19 au 28 juin 2008.

Le corps en mouvement. C'est la rencontre entre différentes traditions encestrales de peuples méconnus, et la culture urbaine et contemporaine venue du bout du monde. "On va de l'Afrique à l'Asie en passant pas l'Inde pour faire dialoguer le traditionnel et le contemporain", commente Alain Weber, directeur artistique du musée.
Après avoir traité les sujets du "corps animal" et du "corps travesti", le "corps en mouvement" va permettre des représentations plus festives et acrobatiques. L'interêt est d'utiliser tout l'espace du musée, et de transposer des performances plutôt qualifiées de rituels, comme par exemple celle des "Masques de la Lune", et de leur donner un aspect "spectacle". Cette programmation est basée sur l'idée du corps comme vecteur de décharge d'énergie, repoussant ses propres limites à travers l'expression de lui même. Les approches varient en fonction des différents acteurs, elles seront plutôt spirituels pour les uns, et plutôt esthétiques pour les autres.

Programmation:

- Du 19 au 22 juin 2008. Masques de la Lune

1ere parie: Performance chorégraphique de Nelisiwe Xaba (Afrique du Sud)
Nelisiwe Xaba, jeune danseuse né à Soweto, appartient à cette nouvelle scêne chorégraphique d'Afrique du sud, pleine d'invention et de vitalité. Elle propose une création en introduction aux masques de la lune.

2e partie: Les Masques de la Lune de Bereba (Burkina Fasso)
Les masques blancs sumbo poa appelés également « masques de tissus » appartiennent aux griots du village de Bereba : la famille Bihoun. Ces masques blancs confectionnés en tissus aux crêtes richement décorées de cauris ne dansent que la nuit au clair de lune. Très spectaculaires, leurs danses énergiques et acrobatiques sont accompagnées par le xylophone tiohoun, des tambours et un choeur de femmes. L’apparition des masques provoque la joie et déchaîne des excès corporels (danses anarchiques, mouvements désordonnés) et affectifs (enthousiasme, surexcitation) qui marquent bien le caractère de « fête » que revêt le retour de la divinité Do sur la terre, fils du dieu suprême Dobweni, envoyé auprès des hommes pour servir d'intermédiaire entre ces derniers et les forces de la nature.
Représentations : jeudi 19, vendredi 20 juin 2008 à 20h ; dimanche 22 juin 2008 à 17h - Tarif A
- Du 24 au 28 juin 2008. Le Kalaripayat (Inde)

L'art des jeunes lutteurs du Kerala
Par les enfants de la fondation « The Aseema Trust », dirigée par Veppanthangudi Ramachandra Rao Devika.
La fondation « The Aseema Trust » localisée à Chennai (Madras) a été fondée en 1996 par V.R. Devika. Cette femme à la fois enseignante et initiatrice de nombreux projets culturels, est une militante de la tradition et a axé sa démarche sur un enseignement à la fois éducatif et artistique, basé sur les grandes traditions de l’Inde.
C’est donc elle qui est à l’origine de cette magnifique initiative qui consiste à former de jeunes enfants et adolescents à l’art martial raffiné du Kalaripayat au sein de l’école d’art martial de Thrissur « Sree Vailabhatta Kalari Sangam », créée en 1957.
Le Kalaripayat, s’il est un art martial redoutable, est à la base même de la tradition médicale ayurvédique. Guérir est en effet un élément essentiel du Kalaripayat. Grâce à la connaissance des 107 points vitaux (ou Marma) du corps et à la pratique du Marma Chikista (qui consiste à exercer des pressions sur des points nerveux précis), les blessures, les entorses et les fractures dues à la
guerre pouvaient être jadis soignées.
Le Kalaripayat est considéré comme l’ancêtre de tous les arts martiaux orientaux. Il permettait aux chefs tribaux de disposer de soldats préparés au combat et capables de défendre vaillamment leur territoire.
Le Nord de l’état reste le véritable berceau du Kalaripayat. Ses techniques de combat sont nées, comme c’est souvent le cas, directement de l’observation de la nature et des animaux, ainsi peut-on évoquer l’idée d’un mimétisme animal.
Représentations : mardi 24, jeudi 26, vendredi 27 juin à 17h, samedi 28 et juin 2008, à 14h et 17h dans le théâtre de verdure. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
- Du 26 au 28 juin 2008. Hip-Hop et Cithares traditionnelles (Corée du Sud)

Par Last for One et le Sookmyung Gayaguem Orchestra
Le musée du quai Branly présente pour la première fois en France la rencontre entre l'ensemble de hip-hop coréen Last for One, consacré meilleur groupe de hip-hop au monde en 2005 et 2006 et le Sookmyung Gayageum Orchestra, ensemble féminin prestigieux de musique traditionnelle de Séoul. La grâce et le raffinement de la musique ancienne de cour jouée sur le gayageum, cette
cithare coréenne remontant au 1er siècle avant J.C. sont confrontés à la frénésie d'un nouveau break-dance asiatique, incarné par ces nouvelles stars du hip-hop asiatique.
Les Last For One sont les princes de la scène internationale break-dance, déclinaison de la culture urbaine hip-hop. Au cours de « battles », performances collectives ritualisées comme des combats sportifs, les groupes de danseurs (crew) s’affrontent jusqu’à l’épuisement. Last for One compte parmi les vainqueurs les plus respectés, car les plus actifs et entreprenants.
La rencontre de Last For One et du Sookmyung Gayageum Orchestra inaugure un projet commun : à partir d’un répertoire éclectique, ils conçoivent ensemble un spectacle détonnant…
Représentations : jeudi 26, vendredi 27, samedi 28 juin 2008, 20h - Tarif A

(source: http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/theatre-danse-musique/saison-2007-2008/le-miroir-du-corps/le-corps-en-mouvement-arts-martiaux-et-acrobatiques/index.html)



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