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Clarika au Café de la Danse

Publié le 22 novembre 2012
Clarika au Café de la Danse

Infos pratiques

Du... 27 février 2013
Au... 28 février 2013


5, Passage Louis Philippe
75011 Paris 11

25 euros

Ainsi va la tournure des choses : Clarika sort son sixième album. Clarika présentera ses nouveaux titres les 27 et 28 février 2013 au Café de la Danse, pour deux dates parisiennes exceptionnelles.

Une nouvelle série de chansons neuves, vivantes, urgentes. Un autoportrait et un panoramique sur l’époque. Un état des lieux au vitriol et une confession ironique. Un nouveau bouquet de chansons qui jouent aussi bien de la couleur forte que de la demi-teinte…

Un sixième album en presque vingt ans, c’est certainement une tournure des choses à laquelle on ne s’attendait pas forcément à la sortie de J’attendrai pas cent ans, son premier album. Son jeu singulier de fragilité et d’acidité, sa manière de retourner les mythes de la chanson de fille, eh bien ce n’était pas la carte d’identité d’une génération – c’était elle, c’était Clarika.

La Tournure des choses lui ressemble vraiment, et nous ressemble aussi à nous tous. C’est le disque d’une habitante d’un pays en crise qui sait que notre confort a un prix, c’est le disque d’une femme qui sait combien il y a loin du discours politique à la vie quotidienne mais aussi la brutalité avec laquelle les réalités économiques s’invitent dans nos existences…
Dans ce disque, on croise un VRP errant sur les routes, une petite ouvrière du textile en Inde, des questions de mère de famille, des agacements de femme actuelle, des convictions d’artiste… On y trouve « des chansons sans doute un peu plus tristes que moi, dit Clarika. Je suis contrastée. Pas optimiste, mais je crois dans les gens. » Autrement dit, « Je vis avec mon âge et avec mon temps. J’essaie d’être raccord avec ce que je ressens. » Et ce qu’elle ressent est peut-être moins bravache que certaines de ses chansons précédentes. Mais l’urgence est là, dans un pays qui souffre et qui se cherche. Alors elle est allée au plus vrai, au plus sensible, au plus prenant, dans ses propres mots comme avec le seul texte qu’elle n’a pas écrit, Mais non mon chat, chanson de Jean-Jacques Nyssen terrible de tendresse et d’impuissance – « Mais non mon chat, ne t’inquiète pas / Y’a pas d’tsunami à Paris / Ni d’attentat/Les gens sont gentils ».

Quand elle parle de ses nouvelles chansons, des mots simples et trop souvent galvaudés prennent tout leur sens – être sincère, s’assumer… Elle y ajoute un néologisme pudique, « la maturitude », parce que « peu de femmes passent le cap, dans ce métier. » Une explication ? Elle n’en a pas, même si elle note bien que beaucoup de consoeurs des années 90 ont raccroché.

Elle a abordé l’écriture de La Tournure des choses « sans méthode, sans technique, un flux anarchique ». Ce sont ses humeurs qui parlent, des bouffées de compassion ou de colère, des sourires ou des soupirs. Après un album précédent très produit (Moi en mieux, en 2009), elle a décidé avec Jean-Jacques Nyssen, son complice de toujours, d’enregistrer un album plus resserré, plus scénique, plus centré sur l’émotion immédiate. Alors, Jean-Jacques Nyssen, Xavier Tribolet et Philippe Desbois ont joué la quasi-totalité des instruments et coproduit le disque – osmose, huis-clos, générosité.
Jean-Jacques Nyssen, Florent Marchet, Ben Ricour, Skye et Claire Joseph ont mis ses mots en musique. Parfois, la note juste était paradoxale, comme pour Sumangali, chanson sur ces Indiennes qui passent trois ans à l’usine pour gagner l’argent de leur dot, pour laquelle Florent Marchet lui a apporté une mélodie enjouée, qui évoque instinctivement l’âge de la petite ouvrière et l’enfance qui reste dans sa vie de forçat de l’industrie textile mondialisée.

À la fin, à New York, Mark Plati a mixé les chansons de Clarika comme des actions de combat. Il avait travaillé auparavant avec David Bowie, Alain Bashung, les Rita Mitsouko, Gaëtan Roussel ou Robbie Williams, à qui d’ailleurs Clarika
adresse sa chanson Robbie, autoportrait en creux d’une chanteuse « normale ». Elle aime que les choses prennent cette tournure. Joyeuse et grave. Sereine et réaliste. Une tournure qui lui ressemble.

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