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Bc camplight

Publié le 1 janvier 2008
BC CAMPLIGHT

Infos pratiques

Le... 19 juillet 2006


23, rue Boyer
75020 Paris 20

Est-il possible d'être capitaine d'une équipe de football scolaire et ténor dans une chorale itinérante ? Peut-on aimer la boxe et parler d'une voix douce ? Devient-on impérial sur scène quand on est réservé dans la vie ? Bref, faut-il être une contradiction vivante pour espérer devenir un songwriter de talent ? Si je me borne à l'observation stricto sensu du nouveau phénomène en provenance de Philadelphie, disons que la réponse est oui. B.C. Camplight, 25 ans, fait une entrée fracassante dans le cénacle des musiciens au physique poupin (Brian Wilson, Ron Sexsmith, Richard Swift...) qui composent comme ils respirent des chansons aux allures de standards immédiats.

La vocation musicale de Brian Christinzio est née tôt sur le piano familial puis à l'écoute de George Gershwin, des opéras-comiques de Gilbert & Sullivan ou encore de Burt Bacharach, ce qui explique ce goût prononcé pour les orchestrations ouvragées et les belles mélodies en forme de montagnes russes dont regorge ce premier opus. L'homme à la personnalité complexe - il a connu des troubles psychologiques à l'orée de ses 20 ans - joue de sa voix fluette les fanfarons sur des classiques pop volés aux Beach Boys ("Couldn't See You", " Wouldn't Mind the Sunshine"), les crooners énamourés ("Emily's Dead to Me", "La, La, La", "Sleep With Your Light on") ou les rockers de salon façon Stars ("Blood and Peanut Butter", "Richard Dawson"), le tout avec une sympathique schizophrénie. Dans son numéro de virtuose, il sait aussi imiter le McCartney de la grande époque de "Ram", le temps d'un titre impérial, "Parapaleejo", sonnant comme le sommet de l'album. Ces bons points accumulés au tableau d'honneur cachent néanmoins quelques faiblesses - "Oranges in Winter" et "If You Think I Don't Mean it" - qui ternissent une seconde partie nettement plus convenue. Dès lors, l'Américain lève le pied, allume les bougies et passe aux confidences nocturnes sans retrouver la grâce du début.

Poursuivant une quête inespérée, graver un disque de pop parfait, Brian manque de peu son pari, mais là n'est pas l'intérêt de cette oeuvre, bien au contraire. Derrière la bonhomie de façade (cuivres fanfarons, guitares aquatiques, cordes moelleuses, piano flâneur), ce sont ses sautes d'humeur qui intriguent car elles révèlent une face cachée à la beauté tourmentée par des forces contraires. D'un seul coup, les masques tombent, l'écureuil assassin de la pochette devient terrifiant. Et il se pourrait bien, en définitive, qu'il vienne piétiner les plates-bandes d'autres musiciens fantasques comme Jesse D. Vernon (Morning Star) et Badly Drawn Boy. Courez, allez vous cacher !


Concert à 19h30
N.C.

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