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Viktor de Pina Bausch au Théâtre du Châtelet : notre critique

Publié le 4 septembre 2016 Par Marine S.
viktor

Infos pratiques

Du... 4 septembre 2016
Au... 12 septembre 2016


2 Rue Edouard Colonne
75001 Paris 1

Hier soir au Théâtre du Châtelet, on donnait la première de Viktor, pièce de Pina Bausch créée en 1986 à Rome et reprise ici, en ouverture de saison et jusqu'au 12 septembre 2016.

En 1986, après un tournage avec Fellini, Pina Bausch, pour la première fois, s'essaye à la création hors ses murs, ceux de Wuppertal, qu'elle connait si bien et qui ont vu naître bien des chefs-d'oeuvre. En résidence pendant trois semaines au Teatro di Roma, la célèbre chorégraphe va s'inspirer de cette ville, si différente de la sienne, pour créer Viktor, cette pièce qui marque le début d'un voyage autour du monde de Pina Bausch pour son œuvre.

Sur scène, cela débute par une femme sans bras, bien souriante et vêtue d'une robe rouge, que Dominique Mercy, pilier de la compagnie avant, mais surtout depuis la disparition de Pina Bausch en 2009, vient couvrir d'un manteau. Dominique Mercy est-il Viktor ? Nous n'avons pas la réponse, le spectacle ne la donne pas. Les trois heures de voyage dans le monde aux inspirations italiennes, comme toujours, conservent une part énorme de mystère une fois la salle quittée et les lumières éteintes. 

Néanmoins, il en dévoile suffisamment pour que le spectateur puisse se sentir happé : des musiques, comme toujours, enivrantes et variées (du Tchaïkovski à des balades sardes, des valses russes à de la musique toscane et bolivienne), des silences graves, des absurdités, des situations comiques et un esthétisme fou. Comme d'accoutumé chez Pina, les femmes, tout en cheveux et tout en robes fleuries ou bariolées, sont brutales ou légères, manipulées ou manipulatrices. Partout, on y voit la femme italienne, ou du moins, l'image qu'on a d'elle. De cette terre qui tombe incessamment sur le plateau, on ressentirait presque la chaleur du soleil chaud de la péninsule.

Pina Bausch aimait beaucoup l'Italie, et c'est une bonne chose. Car l'amour qu'elle avait de ce pays lui a fait créer un très beau spectacle, que la nouvelle génération d'acteurs de la compagnie a repris à bras le corps. Une réussite pour le Théâtre du Châtelet qui débute l'année avec la crème de la crème.

Infos pratiques :

Viktor, au Théâtre du Châtelet, du 3 au 12 septembre 2016.

Du mardi au samedi à 20h.

Complet.

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