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Report : Un Boléro tout neuf à l'Opéra Garnier

Publié le 3 mai 2013 Par Marine S.
boléro

Infos pratiques

Du... 2 mai 2013
Au... 4 juin 2013


8 Rue Scribe
75009 Paris 9

Du 2 mai au 3 juin, l’Opéra Garnier réunit les danseurs de son talentueux ballet autour de la musique, éternelle source d’inspiration de nombreux chorégraphes. Ultime attente de ce rendez-vous, un Boléro aussi inédit qu’il est réussi, signé Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet et Marina Abramovic.

Au programme d’un des derniers ballets de la saison, quatre ballets des plus mythiques se succèdent sur la scène de Garnier. En premier, le public découvre L’Oiseau de feu, ballet chorégraphié par Maurice Béjart en 1970 sur une musique d’Igor Stravinsky, où les mercenaires sont particulièrement convaincants.

La deuxième partie de ce rendez-vous chorégraphique est dédiée au très fameux Après-midi d’un faune, ballet signé Vaslav Nijinski, créé en 1912 pour les Ballets Russes de Diaghilev. Incomprise, la danse de Nijinski a finalement trouvé un véritable sens, et un véritable public. Le faune, admirablement interprété par Nicolas Le Riche, est bouleversant de modernisme et de bestialité. 

Une fois ce court ballet terminé, les quelques notes notables de Debussy se font entendre de nouveau, car le public de Garnier peut, pour la première fois, découvrir en même temps que la version originale l’adaptation de Jérôme Robbins du Faune, Afternoon of a faun. Le résultat est incontestablement différent, mais profondément touchant. Une sensualité remarquable se dégage des cheveux lâchés d’Eleonora Abbagnato, de la gestuelle d’Hervé Moreau. Tout n’est que poésie et beauté.

Vient ensuite le moment que tout le monde attend avec impatience, le moment pour lequel les gens se sont déplacés en masse : la création d’un nouveau Boléro par Sidi Larbi Cherkaoui, Damien Jalet et Marina Abramovic. Plus rien à voir, évidemment, avec la version légendaire de Maurice Béjart, imaginée en 1961. Le rouge a laissé sa place à une froideur gothique, un blanc inquiétant. La scénographie de la performeuse Marina Abramovic, qui a placé un miroir en contrebas du plateau, donne une forte impression de profondeur, et de hauteur. Les corps semblent voler, flotter. Contrairement à la version de Béjart, la spirale n’est plus concentrée autour d’un seul danseur, mais de onze danseurs. Leur adaptation est osée, déjantée, indéniablement plaisante.

Infos pratiques :

Ballet de l'Opéra national de Paris : Maurice Béjart - L'Oiseau de feu, Vaslav Nijinski - L'Après-midi d'un faune, Jerome Robbins - Afternoon of a faun, Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet – Boléro, du 2 mai au 3 juin 2013.

Tarifs : de 10 à 92€

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