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Report : Le Ballet de Vienne rend hommage à Noureev au Châtelet

Publié le 8 juillet 2013 Par Marine S.
rudolf noureev les étés de la danse

Infos pratiques


2 Rue Edouard Colonne
75001 Paris 1

En ouverture des Etés de la danse au Théâtre du Châtelet, le Ballet National de l’Opéra de Vienne organisait un grand hommage à Rudolf Noureev. On y était, on vous raconte.

On l’adore, Rudolf Noureev, à Paris. Le danseur, chorégraphe, puis directeur de l’Opéra National de Paris restera, grâce à cette dernière mission, dans le cœur des parisiens à jamais. Si le Ballet National de l’Opéra de Vienne a décidé, en cette saison 2013 des Etés de la danse, de rendre hommage au grand Rudolf, c’est parce que ce dernier a été associé à ce ballet, pendant près de 25 ans, aussi bien en tant que danseur qu’en tant que chorégraphe. A l’occasion du 20ème anniversaire de sa mort, à Paris (le 6 janvier 1993), l’occasion était ici parfaite de lui organiser une soirée dédiée.

Au programme de ce panel aux couleurs du danseur russe, des ballets qu’il a dansé, qu’il a chorégraphié, ou commandé. Chaque ballet, ou extrait, présentés durant cet hommage (au nombre de 10) a une réelle signification pour Noureev. Le choix n’en n’est pas moins surprenant : de William Forsythe à Marius Petipa, en passant par Nils Christe, John Neumeier et Roland Petit (et de Tchaïkovski à Stravinsky pour la musique), la présentation offre une diversité alléchante.

Les novices en matière de danse pouvaient ici découvrir plusieurs facettes de la danse du siècle dernier, et les passionnés pouvaient profiter de ballets des plus grands noms : le Lac des Cygnes dans la première version donnée par Noureev en 1964, La Belle au Bois Dormant de Petipa, mais aussi la Chauve-Souris de Roland Petit (grand ami du chorégraphe russe), le pas de deux du Corsaire (un des ballets phares de Noureev, dansé ici avec une fougue insaisissable par Denys Cherevychko, premier soliste ukrainien, qui recevra la plus belle ovation de la soirée  par le public du Châtelet, littéralement émerveillé, et se termine en beauté par Bach Suite III de John Neumeier, dont les courbes aériennes seraient reconnaissables entre mille.

Coups de cœur pour ce Neumeier, le Corsaire, et pour cette commande de Noureev  en 1985, Before Nightfall, dans les mouvements saccadés, droits et directs, enfermés dans cet univers sombre et presque angoissant, font de ce ballet une singularité étonnante, et émouvante.

Standing ovation, les danseurs du Ballet National de l’Opéra de Vienne ont emporté Paris avec eux dans leur voyage en hommage d’un grand monsieur de la danse, dont le portrait s’affiche en fin de spectacle, alors que les danseurs saluent. Nous les applaudissons eux, bien sûr, mais lui aussi, du coin de l’œil. 

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