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Interview d'Anaïs de Courson, actuellement au théâtre de Belleville

Publié le 25 novembre 2014 Par Maïlys C.
Interview d'Anaïs de Courson, actuellement au théâtre de Belleville

Infos pratiques

Du... 19 novembre 2014
Au... 27 novembre 2014


94 Rue du Faubourg du Temple
75011 Paris 11

Métro : Goncourt L.11 / Belleville L.11 & L.2
Bus 46 ou bus 75
Parking : Cambacauto - Parking Temple
Velib : 2 rue du buisson Saint-Louis

Nous avons rencontré Anaïs de Courson à la sortie du spectacle qu'elle a écrit et mis en scène, 18763 mots en Arial 11, présenté jusqu'au 27 novembre 2014 au théâtre de Belleville. C'est un beau spectacle à la mise en scène contemporaine et multiple, avec des extraits vidéo, de la musique, 12 acteurs, des dialogues qui se mélangent... Pour former le tableau d'une ville fourmillante d'être humains tous obnubilés par les relations amoureuses.

Résumé de la pièce par Anaïs de Courson : Un homme@Louis_Eve essaie d’écrire un roman pour retrouver la femme@Dolores Marcha qu’il aime#12 acteurs#1roman#18763 mots #enarial11.

Pour en savoir plus sur cette pièce poétique et un peu mystérieuse, nous avons rencontré l'auteure juste après le spectacle. Voici notre interview : 

Sortir à Paris : Bonsoir Anaïs, tu as fait un synopsis du spectacle avec des hashtags, qu'est-ce que cela signifie par rapport à ton spectacle ? 

Anaïs de Courson : D'une part, je trouve pas mal l'idée de l'économie obligée des 140 signes. J'avais du mal à exposer simplement le spectacle, comme il y a toutes ces histoires qui se recoupent, qui se croisent ; certes il y en une qu'on va suivre plus, mais si je ne raconte que cette histoire, il manque les autres. Dans le principe du tweet, immédiatement, on sent qu'il y a la ville, qu'il y a la foule, qu'il y a déjà la sensation que ce n'est pas un huis clos amoureux et que c'est lié au monde. Et puis il y a plein de personnages qui s'envoient des sms, qui se tweetent, qui parlent par Skype, ça rendait compte aussi d'une tonalité. Même s'il y a une certaine gravité, le spectacle ne tombe jamais dans quelque chose de lourd, il y a une espèce de légèreté du temps qui virevolte.

Sortir à Paris : À propos de la communication : on voit tous ces personnages qui font des monologues, des dialogues, qui parlent au téléphone, qui sont sur leur portable... Penses-tu donner une vision positive ou négative de la communication entre les gens à l'heure actuelle ? 

Anaïs de Courson : Ni positif, ni négatif. J'interroge plutôt. La question existe de tout temps. Cette question de la relation à autrui s'est toujours posée. Qu'est-ce que c'est d'être en face de quelqu'un, d'oser, de s'exposer, d'essayer de se rencontrer. Oui c'est sûr qu'il y a une distance. Ce qui me frappe, c'est la distance entre les gens. Mais cette distance est très belle, elle est riche de beaucoup de pudeur et de beaucoup de désir. 

Sortir à Paris : Oui, c'est ce qui a nourri ta mise en scène (c'est ce qu'on lit dans ta note d'intention)... 

Anaïs de Courson : Oui ; même s'il y a cette distance, et que parfois on a une fausse proximité, tout cet espace-là, c'est l'espace que l'on cherche à traverser pour aller jusqu'à l'autre. En tout cas, je ne veux pas critiquer, c'est une interrogation. 

Sortir à Paris : C'est donc l'histoire d'un homme qui s'est fait quitté par sa compagne. Autour de lui, d'autres personnages vivent des histoires d'amour... Est-ce que tu pourrais définir la vision de l'amour que tu donnes dans ce spectacles ? Et est-ce qu'il s'agit de parler de ça ? 

Anaïs de Courson : Je ne sais pas si je pourrais définir l'amour. La sensation que je recherche, c'est comme si on était au-dessus d'une ville, et que l'on s'approchait de plus en plus. Et l'on perçoit alors tous les gens. On va s'approcher de certains personnages, on va reconnaître des gens, et il y en a d'autres que l'on ne va pas reconnaître.

Sortir à Paris : Mais ils sont tous obsédés par l'amour...

Anaïs de Courson : Oui, mais je pense qu'on est tous assez obsédé par l'amour. Après, ma vision de l'amour n'est pas du tout une théorie. Par exemple le fait de mettre des extraits de Paradise Lost, et aussi la rencontre mythique de notre culture, à savoir celle d'Adam et Eve, et qu'est-ce que ça fait peser sur chacun de nous, sur comment on voit l'homme, comment on voit la femme, le fait que l'homme, pour essayer de retrouver sa femme, l'invente elle-même écrivant sa propre histoire, et plus il la construit, plus il la perd. C'est un peu tragique car tout part d'un élan du coeur absolument fou de désir et en même temps c'est quelque chose de très destructeur, car plus il la fabrique, et plus il la tue. Ça pose la question : comment laisser exister l'autre. C'est vrai pour l'amour et c'est vrai pour toutes les relations humaines, cette volonté de construire l'autre. C'est une quête. 

Sortir à Paris : Merci Anaïs ! 

Plus tard, dans un mail, Anaïs a souhaité ajouté quelques mots : "Il m’est revenu une chose, sur cette sensation de solitude, d’espace entre les corps. Cet espace entre les corps m’intéresse, parce que je me dis que c’est beau cet enjeu humain, qu’est-ce qu’on fait de ce qui nous sépare ? Peut-être que la relation est dans la tentative de traverser cet espace ou de laisser l’autre le traverser, mais peut-être aussi la vraie rencontre se fait en reconnaissant cet espace et en faisant corps avec lui ?"

Informations pratiques :

18763 mots en Arial 11
Du 19 au 27 novembre 2014
Du lundi au samedi à 21h15, le dimanche à 20h 
Au Théâtre de Belleville
Tarifs : 10, 15 et 25 euros 
Durée : 1 heure 30 

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