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Nosferatu, Mise en scène Grzegorz Jarzyna à l'Odéon

Publié le 13 novembre 2012
Nosferatu, Mise en scène Grzegorz Jarzyna

Infos pratiques

Du... 16 novembre 2012
Au... 23 novembre 2012


8, boulevard Berthier
75017 Paris 17

Métro Place de Clichy

30 euros

Nosferatu a d'abord été un des sommets du cinéma expressionniste allemand, tourné par Murnau en 1922 d’après le Dracula de Bram Stoker. De Herzog à Coppola, l’histoire a donné lieu depuis à d’innombrables versions, faisant du vampire l’une des icônes de la culture pop.

Rejeton tardif d’un romantisme noir contemporain de l’essor de la civilisation industrielle, il en est comme la mauvaise conscience et l’ombre portée ; le mythe de l’immortel buveur de sang, en ébranlant les certitudes optimistes de la croyance au progrès, donne corps aux vertiges d’une société qui n’en finit plus d’interroger sa hantise d’échapper à soi.

Jarzyna a mis en scène Théorème, d’après Pasolini, et sa conception du vampire en porte la marque : il est l’Étranger par excellence, un messager venu d’un tout autre monde hors des prises de la rationalité, que Jarzyna excelle à suggérer en scène. Mais si l’hôte de Théorème est sans doute l’ambassadeur d’un dieu caché, le vampire n’annonce au contraire rien d’autre que lui-même. Aussi le Nosferatu de Jarzyna est-il peut-être moins le spectre surgi d’un vieux fonds légendaire qu’une figure qu’il nous reste encore à affronter – le grand perturbateur qui doit nous confronter à nos angoisses inavouées.

S’il vient, c’est d’abord parce qu’il est invoqué ; loin de porter une réponse, il nous parvient comme le mystérieux écho d’appels informulables qui contribuent à susciter son existence. Ce vampire pareil aux créatures des rêves est lui aussi voué à une quête, a soif d’une âme plus que de sang : c’est dans l’attente d’un amour véritable qu’il répond chez certaines victimes à un désir obscur de se livrer entièrement afin d’atteindre, de l’autre côté d’un monde crépusculaire, un état où vie et mort ne s’opposeraient plus.

à lire Dracula de Bram Stoker, traduit par Lucienne Molitor, J’ai lu, 1993.

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