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Mon Général à l'Espace 1789

Publié le 7 janvier 2013
"Mon Général"

Infos pratiques

Du... 18 janvier 2013
Au... 19 janvier 2013


2/4 rue Alexandre Bachelet
93400 Saint Ouen

13 euros

Une tragi-comédie où se croisent la petite et la grande histoire, qui parle de l'Afrique, des Africains et du Général de Gaulle. Une histoire universelle totalement ignorée.

« Mon Général »
de Marcel Zang

Mise en scène de Kazem Shahryari

Avec Alain Dzukam, Lélé Matelo, Odile Roig, Basile Siékoua, Paul Soka, Tadie Tuene

Les 18 et 19 janvier 2013 à 20h30 à l’Espace 1789 – Saint Ouen
Les 24, 25 et 26 janvier 2013 à 20h30 à l’Art Studio Théâtre

Espace 1789 – 2-4 rue Alexandre Bachelet – 93400 Saint Ouen

Art Studio Théâtre – 299, rue de Belleville – 75019 Paris
Entrée par le 120 bis, rue Haxo (M° Télégraphe ou Porte des Lilas)

Réservations : 01 42 45 73 25 ou mediation@artstudiotheatre.org
Durée du spectacle : 1h30

« Mon Général » est une tragi-comédie en trois actes où se croisent la petite et la grande histoire, dont l’action se passe dans les années 70 à Paris, qui parle de l’Afrique, des Africains, des anciens combattants, du Général de Gaulle, des indépendances africaines, des « travailleurs immigrés », de la guerre d’Algérie, des Français, des Blancs et des Noirs, de l’amour... et du désamour.

Comme son père – « tirailleur sénégalais » qui a fait les deux grandes guerres mondiales et combattu dans les corps d’armées d’Afrique de la 2ème Division blindée du colonel Leclerc – le camerounais Augustin, dit « Mon Général », voue un véritable culte au Général de Gaulle. Cet amour pour le Général le conduira en France « parmi les siens » ; et, de désillusions en déchéances physiques et morales, il n’aura plus que ses compatriotes pour l’entourer et le soutenir dans sa folie.

Le parcours d’Augustin retrace une histoire universelle totalement ignorée. Il laisse percevoir les rêves, les peurs et rancœurs qui habitent les travailleurs venus d’Afrique noire et d’Algérie au lendemain des indépendances. Véritable figure tutélaire, le Général de Gaulle hante les discours des personnages tel un spectre glorieux, pour certains, comme une ombre encombrante, pour d’autres. Comment s’approprier l’histoire, la langue et l’avenir d’un pays loué par la génération des pères lorsque le présent ne coïncide plus avec les chants passés ? Avec force et humour, Marcel Zang donne corps et voix à ces destins qui se croisent dans la nuit parisienne pour partager leurs doutes et négocier l’espoir.

« Cinquante ans après les indépendances africaines et la répression sanglante d'une manifestation d'Algériens au métro Charonne à Paris que vient de reconnaître officiellement le chef d'État français François Hollande ; après la traite négrière et les deux guerres mondiales où l'Afrique paya un bien lourd tribut, la question sensible des "réparations" et de la dette due par la France à l'Afrique ne cesse de se poser. La pièce Mon Général - où un Africain voue un culte au général de Gaulle - me donne l'occasion d'y revenir. »
(Marcel Zang, « Mon Général, go home ! », Africultures, le 20/11/2012)

« Dans une écriture incisive, Marcel Zang retrace le destin douloureux de travailleurs immigrés en France pris entre leur interprétation de l’Histoire, leurs conditions devie et leurs sentiments ambivalents pour leur terre d’accueil. »
(Ekia Badou, « Je t’aime moi non plus », Jeune Afrique, n°2706)

« Croyez-moi, il ne s’agit pas d’un mirage, le spectacle “Mon Général” existe bel et bien, et mérite d’être applaudi et encouragé par tous les amoureux du théâtre, le vrai, celui qui transpire, à dimension tout juste humaine. »
(Evelye Trân, theatreauvent.blog.lemonde.fr)

« Kazem Shahryari a su capter l’âme de ces travailleurs immigrés qui transportent leur pays et leurs mœurs avec eux, trouvant refuge dans la danse, le sexe et l’alcool, sorte de philosophie qui leur permet de tout supporter sans perdre la bonne humeur qui les caractérise. Notre esprit cartésien peine parfois à les suivre mais nous ne pouvons que rester admiratifs face à ce qui nous est montré ici. »
(Simone Alexandre, theatrauteurs.com)

« C’est un superbe texte de Marcel Zang que met en scène Kazem Shahryari en ce moment à l’Art Studio Théâtre. Superbe à bien des égards, parce qu’outre la vivacité de l’interprétation, la qualité de la mise en scène, il y a le texte de Marcel Zang, passionnant voire dérangeant. »
(Valérie de Saint-Do, MicroCassandre)

Marcel Zang

Issu de l’ethnie des Fangs, Marcel Zang est né en 1954 à Meyilla, au Cameroun. Alors qu’il est âgé de neuf ans, son père décide de l’emmener en France, où il grandira loin de sa mère. Boursier en 2001 de l’association Beaumarchais-SACD, il fait la même année une résidence d’écriture à la Maison des Auteurs, à Limoges, où il terminera la rédaction de L’Exilé, une pièce couronnée en 2005 par le prix SACD de la dramaturgie francophone. En 2002, il effectue une résidence du CEAD au Centre d’Arts d’Orford, au Québec ; boursier du CNL en 2003 et 2007. En 2010, il est lauréat du prix SACD « Nouveau Talent Théâtre ». Auteur de théâtre (L’Exilé, La Danse du Pharaon, Pure vierge, aux éditions Actes Sud – Papiers), Marcel Zang est également poète, nouvelliste et romancier.

Kazem Shahryari

Poète, voyageur sans bagage exilé en France au début des années 80, il ne cesse depuis d’habiter la langue française. Comme poète il a publié une dizaine de recueils. Son écriture, c’est l’utopie. Dramaturge, il a publié six pièces de théâtre et un essai. Metteur en scène, Kazem Shahryari crée une ou deux pièces chaque année. En 1986, il a fondé l’Art Studio Théâtre, laboratoire de création dramatique de textes contemporains qui nous aident à penser notre monde.

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