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Les Liaisons Dangereuses... Quelle pièce choisir ?

Publié le 14 novembre 2011 Par Marine S.

Infos pratiques


1 place Charles Dullin
75018 Paris 18

En cette saison 2011-2012, pas moins de trois compagnies se lancent dans une adaptation des Liaisons Dangereuses de Laclos. Gros plan, et discussion…

Il est rare qu’une pièce attire autant les metteurs en scène. Que dis-je ! Ce texte là, n’est même pas une pièce de théâtre. Plus grande oeuvre épistolaire de tous les temps et roman libertin le plus fameux, les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos dispose quand même d'un grand avantage : faire aimer la littérature à ceux qui ne l’aiment pas d’ordinaire. Ainsi, les théâtres qui programment les Liaisons dangereuses savent d'emblée qu’ils peuvent s’attendre à une foule de passionnés.

Cette saison, ils sont ainsi trois sur le " marché ". Trois metteurs en scène, trois compagnies, et trois points de vue.

Tout d'abord Les Liaisons dangereuses, ou la fin d’un monde, programmée jusqu’au 30 décembre au Théâtre du Petit Saint-Martin. La mise en scène, signée Patrick Courtois, respecte à la lettre l’époque, les mœurs, les décors et les costumes. Rien de très innovant, donc. A l’heure où la concurrence se fait rude, la tradition est peut-être ce qui pourrait les trahir. Et volontairement, toute la tension érotique du roman a été estompée… Pourquoi ? Grossière erreur, pour une oeuvre dite libertine !

Ensuite, il y a la plus jeune compagnie, la plus débutante, mais la non moins talentueuse. Bien au contraire ! Les Liaisons Dangereuses de la troupe Bob & Aglae dirigée par Joël Coté est aussi celle qui nous séduit le plus. Le metteur en scène a décidé de dédoubler Valmont et de le représenter ainsi par deux acteurs, à la fois complices et ennemis. Deux personnalités pour un seul corps avec des envies et des aspirations qui se chevauchent. L'absence d'indication spatio-temporelle nous permet de savourer la terrible modernité de cette œuvre écrite il y a, malgré tout, presque 230 ans. Les si beaux et parfumés mots de Laclos eux, ne changent pas. Le jeu est frais et spontané. Le féminisme de la pièce ressort de plus belle, avec des personnages sublimes, tous étonnants de contrastes et de batailles intérieures.

Pour finir, il y a le monstre qui débarque en janvier, prêt à terrasser tout le reste (ce qui serait dommage, cependant…). Ce monstre-là, c’est l’adaptation des Liaisons Dangereuses par John Malkovitch lui-même. Dans cette version, Malkovitch va encore plus loin dans le chargement d’époque. Lui, affiche clairement sa pièce dans un espace contemporain. Les téléphones portables ont remplacé les lettres manuscrites de l’époque de Laclos, et le vocabulaire a lui aussi été revu et adapté. En jean basket, ou avec, de temps en temps, un corset, la toute jeune troupe d’acteurs sélectionnés par Malkovitch pourrait bien être la coqueluche de la rentrée. Mais la génération facebook avec son langage, n’est ce pas un peu trop ? Réponse, en janvier !

Conclusion ? Ces trois pièces-ci ont été classées dans cet ordre pour une raison bien précise. Vous n’avez pas été sans remarquer que la première ne change rien du texte et contexte original. Que la deuxième s’est contentée de changer les décors, et peut-être, le temps (mais sans certitude, vu que celui-ci n’est jamais mentionné). La troisième elle, change tout, et prend le sujet de fond pour en faire une toute nouvelle pièce. Notre favorite ? Entre « trop » et « pas assez », nous avons choisi l’intermédiaire. Les Liaisons Dangereuses à Confluences, donc.

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