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Artaud se souvient d’Hitler et du Romanische Café au Théâtre Rond-Point

Publié le 24 octobre 2012 Par Marine S.

Infos pratiques

Du... 14 novembre 2012
Au... 18 novembre 2012


2 bis av Franklin-Roosevelt
75008 Paris 8

11 euros (Carte Imagine R)
15 euros (-30ans)
18 euros (demandeur d'emploi)
21 euros (Tarif groupe)
26 euros (+60ans)
36 euros (TP)

Du 14 au 18 novembre 2012, le Théâtre du Rond-Point de Jean-Michel Ribes présente la pièce de Tom Peuckert, Artaud se souvient d’Hitler et du Romanische Café.

Le Théâtre du Rond-Point, en partenariat avec le Festival d’Automne,  programme du 14 au 18 novembre 2012 une des pièces les plus marquantes de l’œuvre de Tom Peuckert, auteur allemand, berlinois d’adoption, Artaud se souvient d’Hitler et du Romanische Café.

Paul Pampler met en scène ce texte tiré d’une lettre qu’Antonin Artaud a véritablement écrit à Adolf Hitler, en 1942, depuis la clinique psychiatrique de Rodez où l’auteur avant-gardiste et terriblement controversé était interné, afin d'être écarter du monde. Dans cette lettre, il adresse à Hitler de bien curieuses déclarations : « À Adolf Hitler, en souvenir du Romanische Café à Berlin, un après-midi de mai 1932. / Et parce que je prie Dieu / De vous donner la grâce de vous ressouvenir de toutes les merveilles / Dont il vous a (sic) ce jour-là / Gratifié (ressuscité) le coeur / Kudar dayro tarish ankhara / Thabi... ». 

Cette rencontre entre le dictateur et le visionnaire marginal qu’était Artaud n’a jamais existé. Le Romanische Café, si. C’était le lieu de rendez-vous des bohèmes allemands, le lieu de rencontre des artistes et des rêveurs. Le seul pont entre ces deux personnages que tout semble opposer reste la cruauté : Artaud, inventeur brillant du «théâtre de la cruauté» (selon lequel un acteur doit jouer sa vie sur scène, et transporter le spectateur jusqu’à une certaine forme transe, afin de redonner au théâtre sa dimension sacrée et spirituelle), et Hitler, emblème même de l’extrémisme politique où la cruauté reste le maître mot, mais de manière concrète, cette fois. 

A travers cette lettre adressée au dictateur, Artaud se place en frère spirituel, et voit en Hitler celui qui aurait su prolonger sa cruauté purement artistique en cruauté des actes. Cette pièce de Tom Peuckert offre au public comme un épilogue à la pièce de Brecht Arturo Ui, et un exutoire pour Martin Wuttke, longtemps interprète du texte de Brecht, afin d’exorciser ce personnage d’Hitler.

Conçu comme un poème, le texte de Peuckert confronte ainsi par le biais de la mise en scène ingénieuse et musicale de Pampler, le poète et le dictateur.

Infos pratiques :

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