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Report : Comme si j'étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs au Théâtre de Vanves

Publié le 24 janvier 2013 Par Marine S.

Infos pratiques


12 rue Sadi Carnot
92170 Vanves

13 euros (TR)
18 euros (TP)

Programmée au Théâtre de Vanves jusqu’au 25 février 2013, la Compagnie Légendes Urbaines présente pour la première fois une création intitulée « Comme j’étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs ». Un titre teinté d’un doux sentiment…

Comme d’accoutumé, au Théâtre de Vanves, rien ne se passe de manière traditionnelle. Le public, alors même qu’il pénètre dans la petite salle de Panopée, discute autour d’un verre, accoudé à un bar qui trône au beau milieu des chaises, et manifestement, de la scène. Les lumières ne s’éteignent pas vraiment, mais il semblerait pourtant que la pièce ait commencée.

Les deux comédiens de la Compagnie Légendes Urbaines, David Farjon et Zoumana Meïte, débutent leur 1h15 de spectacle, Comme si j'étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs, de manière aussi peu conventionnelle que l’était leur scène : sans prévenir, leur conversation ressemblant plus à celle de deux potes en plein questionnement existentiel, sur la raison de la couverture de la Porte des Lilas, au niveau du périphérique. Puis ils enchaînent par demander au public attentif d’où il vient : Paris, banlieue, province ? Les mains se lèvent, de manière relativement équitable (sauf pour la province, cela semblait logique).

Si débuter une pièce de théâtre de cette manière peut sembler étonnant, on parvient bien vite à faire le rapprochement. La pièce va nous parler de la banlieue, de son rapport avec la Capitale française, et bien sûr, de ses habitants.

Ainsi, il était une fois, Paris. La ville lumière, la ville des amoureux (bla bla bla). Puis, il était une fois… le reste. Ce qu’il y a autour, en particulier, ce qui se trouve derrière. Derrière quoi ? Derrière ce mur, cette délimitation faite de goudron et de panneaux signalétiques, « la frontière », comme les comédiens aiment à l’appeler : le boulevard périphérique, cet immondice bruyant et fuyant, ce vide, où il est impossible de s’arrêter, sous peine de « perte ».

Les deux acteurs vont ainsi se poser la question : un banlieusard, un parisien, quelle différence ? Ils peuvent vivre à 100 mètres l’un de l’autre, mais pourtant, une fois que la porte, quelle qu’elle soit, est franchie, on n’a plus affaire à la même catégorie de personne. « Vivre en banlieue », une honte pour certains, qui tentent de s’enfuir dès la possibilité venue, une fierté pour d’autres, qui ne la quitterait pour rien au monde.

Avec justesse et humour, ils nous font revivre la Commune de Paris, en jean, baskets, sweat adidas. Comparer les caïds des cités aux voyous d’une autre époque, où une forme de casquette en a remplacé une autre.

De Belleville à l’Hay-Les-Roses (qui est bel et bien un nom barbare, même à écrire !), de Ménilmontant à Trappes, voyageons dans le temps et les clichés (assumés, et de ce fait, contredis). Le ton est touchant, véridique. Parisiens ou banlieusards, ou même les deux, parfois, retrouvez un peu de votre vécu dans cette courte pièce où l’honnêteté est appréciable, alors même que la compagnie se produit dans un théâtre à la programmation brillante, pourtant souvent connue pour sa « difficulté d’accès ».

Infos pratiques :

Comme j’étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs, au Théâtre de Vanves, salle Panopée, jusqu’au 25 février à 19h30.

Tarifs : de 13 à 18€

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