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Report : Spleenorama au Théâtre de la Bastille

Publié le 13 septembre 2014 Par Marine S.
Spleenorama

Infos pratiques


76, rue de la Roquette
75011 Paris 11

Depuis le 10 septembre, le Théâtre de la Bastille présente Spleenorama, un récit de souvenirs où l'esthétique prime finalement presque sur le contenu.

Quand Lucas retrouve le village de son enfance, couronne de fleurs à la main, on se doute bien que rien n’est franchement intentionnel là dedans. Le décor de Spleenorama est une pièce au papier peint très seventies, ambiance maison de campagne transformée en studio de répétition pour musiciens amateurs. On pourrait presque sentir l’odeur de renfermé de la pièce. Au fond, un rideau, fenêtre sur le dehors, sur les pensées, les souvenirs. C’est par là que Lucas arrive, cigarette au bec, grand leitmotiv esthétique de la pièce.

Un homme vient à sa rencontre, il s’appelle Yannick. Ils sont dehors, il semble faire froid, leur rencontre l’est tout autant. On comprend très vite qu’il s’agit d’un enterrement, celui d’une personne nommée Laurent. L’histoire de ces jeunes était tout ce qu’il y a de plus banal : de la musique, une groupe, une fille… Ils sont trois hommes, une fille, Isabelle, tient dans cette histoire le rôle préconçu de la femme objet, la pute, que tous les musiciens baisent. Ils en sont peut-être amoureux, mais bon... 

Quinze ans plus tard, Isabelle, Yannick (devenus mari et femme, parents de deux enfants) et Lucas se retrouvent donc, et évoquent, sans le faire exprès, ces souvenirs qui sont les leurs. De retour dans le « local » où le groupe répétait, Lucas qui lui, a quitté cette ville depuis 15 ans, se remémore cette vie qu’il détestait. Yannick et Isabelle eux, ne sont jamais vraiment partis… Ils sont restés auprès de Laurent, musicien mégalomane et drug addict. La première partie de cette pièce de Marc Lainé est extrêmement saisissante. On se laisse embarquer sans sourciller une seconde dans cette histoire de retrouvaille aux ambiances vacillant entre le malsain et le morose. Les interludes musicales, jouées en live par Bertrand Belin (Laurent) offrent une certaine saturation à l’ensemble.

Mais le feu ne prend pas. Spleenorama, malgré un début extrêmement prometteur, s’essouffle dans le bruit de son ampli. Les souvenirs tournent en rond, la psychologie, aussi. La note de fin n’y ressemble en rien, c’est le cas de le dire, on reste un peu sur notre faim. 

Spleenorama au Théâtre de la Bastille du 10 septembre au 4 octobre 2014.

Du lundi au samedi à 20h.

Tarifs : de 16 à 26€

Réservations : 01 43 57 42 14

 

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