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Missill : kawaii, son web et son paris

Publié le 22 mars 2011 Par Mélanie B.

Rencontre avec Missill, une artiste complète. Questions sur Kawaii, son dernier album, ses habitudes à Paris, comme sur la toile.

SAP / Ton album Kawaii est sorti le 28 février, tu as fait une date le 26 au Social Club et tu as un retro game désormais disponible sur I-phone. Tu as une actu très dense en ce moment, j'ai oublié quelque chose ?
Missill / Le live. Je suis en train de préparer un live assez dingue. C'est un concept qui n'existe pas encore.
SAP/ Tu peux nous en parler un petit peu ?
Missill /Je vais avoir des musiciens : un clavier et un batteur et je me suis fabriquée ma propre machine.
SAP/ La missill game girl ?
Missill / Oui, elle sert de controleur midi donc son et image. Le truc dingue dans l'histoire c'est que je vais faire du game play en live, un truc qui n'a jamais existé jusqu'à aujourd'hui.
En gros je suis sur scène, j'ai ma machine, un énorme écran de 7x3m et je joue en live sur un vidéo game mais pas tout le temps. Les tracks sont scénarisées et chaque track est représentée par un clip, un level avec chacun son univers. Par exemple on voit les scènes et d'un coup, ça switch sur du game play et je me retrouve en train de shooter des ennemis sur scène avec mon groupe qui joue autour. Ma machine me sert à lancer des sons, des images, tout ce que je veux en fait.

C'est moi-même qui me suis occupée du graphisme, des créas, des scénarios. Je travaille aussi avec des animateurs et des gens qui font de la 3D. L'idée c'est de faire du mapping : de faire sortir les images de l'écran. Je mélange la 2D et la 3D. J'ai aussi ma guitare que j'avais utilisé sur l'autre live et en plus j'ai un clavier.
SAP/ Et tout ça on pourra le voir et l'entendre quand ?
Missill / La première date c'est le 27 mai à la Gaité Lyrique, ensuite pendant les festivals cet été et la grosse tournée de clubs à la rentrée.
SAP/ Ça donne quoi Missill dans la vie de tous les jours ? Tu es hyper active aussi où ça concerne exclusivement le boulot cette boulimie d'activités ?
Missill / Non je suis ultra busy, je suis quelqu'un qui a du mal à lâcher prise. Le live c'est le plus gros projet de ma vie. C'est un énorme investissement donc c'est hyper motivant ! J'ai déjà commencé à faire une semaine de répèts. Ça sonne déjà bien musicalement parlant même si au niveau des images il manque encore beaucoup de contenu : il y a non seulement les clips mais aussi les interludes. C'est mon bébé du moment.
SAP / Tu aurais pu te contenter de sortir ton album et puis basta. D'où t'es venue cette idée de mise en scène ?
Missill / Je suis dj depuis quelques années déjà, j'ai du faire 500 dates en 6 ans, je suis rôdée. Je ne veux pas arrêter de faire dj attention. Comme je suis graphiste, je voulais pousser le plus loin possible l'interaction entre le visuel et la musique. Là c'est parfait parce que j'ai designé ma propre machine. J'espère que les gens vont capter le truc. Au début je fais un démo game qui montre comment je jump pour que les gens sachent que c'est bien moi qui ai le contrôle. C'est l'apothéose, je vais être autant dj que musicienne.
SAP / Ce projet il t'a pris combien de temps depuis le début de sa conception jusqu'à maintenant ? Tu as démarré quand Kawaii ?
Après Target il a fallu que je recommence puisqu'en tant qu'artiste tout est un éternel recommencement. J'avais l'impression d'avoir tout donné mais une fois que j'ai trouvé le fil conducteur, la musique est venue comme ça. J'ai tout créé quasiment en un mois, tout l'album. Je dessinais en même temps parce que ça me parlait complètement, Je me suis dit Kawaii ça va être un petit personnage ; Terrible Square c'est le méchant.
Il a fallu que je trouve des voix un peu enfantines, j'ai demandé à Rye Rye et MC Dynamite qui ont des voix super mignonnes. En gros je leur ai dit « toi tu es le gentil, toi tu es le méchant ».

Le but à la base de tout ça, c'était de faire un jeu video. On l'a lancé sur I-phone et le téléchargement du jeu a supra bien marché : il y en a eu 36 000 le premier jour et là on est à 100 000. C'est chanmé parce que c'est l'aboutissement du projet, c'est une loupe des thèmes de chaque titre. Après ça je ne voulais pas me contenter d'être dj donc je me suis dit faut que je fasse un live !

Finalement c'est un risque que j'ai pris dans le sens où c'est ça mon identité, je ne ressemble à rien d'autre. Normalement les artistes fonctionnent par vague de style. Moi je me suis dit que j'allais faire mon propre truc. Je pense aussi que le succès que j'ai eu jusqu'à présent m'a permis de prendre ce risque et puis pourquoi copier les tendances ? Autant arriver avec un truc frais.
SAP / Missill ça veut dire Kawaii en japonais mais c'est quoi en fait une tendance ?
Missill / C'est un life style, je le vis tous les jours. Quand je suis allée au Japon les gens me disaient " Kawaii ", " Kawaii " !
SAP / Pourquoi le Japon ? Il y a une interaction entre toi et le Japon, ça vient d'où ?
Depuis que je suis gamine je kiffe les mangas. Je trouve que graphiquement, ils ont tout compris. C'est hyper coloré, tout est mignon, même les bouches d'égout elles sont trop stylées. Les adultes ont tous plein de toys au bout de leur téléphone. Quand on écoute l'album j'ai quand même une grosse influence US, le Japon c'est une influence graphique plutôt. Target est sorti là-bas sur un gros label de J-pop. Ils m'ont prise pour une pop star, c'était mortel. J'ai fait la diesel night, la couverture de magasines, j'ai enchainé 12h d'interview, même dans les magasins de sapes les gens me demandaient des autographes, c'était complètement dingue.
SAP / Justement, tu vois une différence entre le public japonais et le public parisien ? Comment tu ressens les choses quand tu es sur scène ?
Missill / Je me sens mieux en France qu'ailleurs quand même. Le Social Club pour la release party c'était franchement énorme. J'étais ultra excitée en plus j'ai arrêté de fumer donc j'étais complètement à fond ! Je suis montée 4 fois sur la table, j'ai escaladé partout, et les gens du Social Club m'ont dit que c'était rare de voir une ambiance dans la salle aussi dingue. C'était tous mes fans donc les gens étaient complètement sur le même level, ils chantaient « i'm invincible ».
SAP / Au fait, tu es d'où en fait à la base ?
Du Sud mais je suis partie y'a des piges, je me sens l'âme parisienne plus qu'autre chose.
SAP / Alors tu sors où quand tu sors à Paris ?
Missill / Souvent à l'Elysée Montmartre, la Machine c'est pas mal aussi, le Social Club j'avoue qu'en tant que public parfois c'est pas évident parce que c'est un peu le bordel, même si j'y suis allée pas mal. Des artistes sont parfois bookés nulle part ailleurs donc j'y vais.
SAP / Tu sors comment ? Tu préfères une bonne dinette chez quelqu'un ou plus une bonne grosse soirée ?
Missill / Ça dépend. Je fais aussi des soirées à Londres mais en gros je kiffe danser. Je peux devenir assez dingue sur le dancefloor : in-arrêtable !
SAP / Un endroit avec ton amoureux où tu aimes aller ?
Missill / La rue Sainte Anne y'a plein de super restaurants : des coréens, des japonais...
SAP / Ton son préféré du moment ?
Missill / Dakent. C'est un mec de Bordeaux. Du hip hop électro. Ça ne rappe pas mais c'est hyper mélodique.
SAP / Ton fond d'écran ?
Missill /C'est moi dans mon video game world.
Il y a du bordel sur mon bureau.
SAP / Le site préféré sur lequel t'aime bien te balader, t'informer ? Celui en tous cas sur lequel tu vas le plus souvent ?
Missill / C'est musical souvent. Addictech, c'est un site de musique dubstep, electro hip hop. Beatport aussi. Après je suis une geeks addict donc je suis souvent sur sneakerfreaker, twitter aussi bien sûr.
SAP / Ton appli préférée ?
Missill / La mienne ;) Il y en a une hyper mignonne : Critter Crunch.
(Preuve à l'appui Missill sort son portable et fait une petite démo.)
SAP / Une boutique à Paris à nous conseiller à nous les filles ? (Dis-je avec en lorgnant sa bague, une voiturette rose accrochée à un anneau : so Kawaii !)
Missill / Rue Keller. Je suis étonnée d'ailleurs parce qu'avant j'étais habituée à aller rue Keller pour Black label, tous les magasins de disques étaient là-bas. Rien à voir aujourd'hui.
SAP / Pour clôturer, tu dirais plus Paris ou Tokyo ?
Missill / (Réponse sans l'once d'une hésitation) Tokyo. Les gens sont beaucoup plus détendus, zen, pas en ce moment bien sûr. En général tout le monde à le smile, tout le monde est ouvert. Il peut y avoir 500 personnes qui traversent la route personne ne va se toucher. Il y a vachement un respect de l'autre qu'on n'a pas à Paris. On peut avoir un style un peu cinglé, les gens vont pas être là à te montrer du doigt.

(Parisiens, parisiennes, prenez-en de la graine !)
© Thomas Lavelle


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