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[t]ékël

Publié le 1 janvier 2008 Par Mélanie B.
[t]ékël

Un album très attendu des férus d'électro est sorti ce mois ci, celui de [T]ékël, fers de lance d'une nouvelle vague d'électro à la française comme le titre Trax ce mois ci. Nous avons profité de leur soirée de lancement au Zèbre de Belleville le 17 mai, pour les rencontrer et parler de cet album tout en nuances mélancoliques et pourtant bati sur un groove à faire danser un balladurien. On se souvient encore du live enflammé qui a suivi, et ils remettent ça très bientôt au Rex Club

Sur cet album, il y a bien plus de « chansons » que ce que laissaient présager vos maxis, très techno et orientés dancefloor
Julien : Oui, on ne voulait pas faire une «compile de maxi», on voulait s'essayer à des formats plus traditionnels, plus courts. Sur ce disque, la moitié des morceaux sont dans la continuité de nos maxis, et l'autre moitié amène un univers qu'on ne pouvait pas dévoiler jusque là.
Loïc : On avait envie de faire un album qui puisse aller plus loin qu'un album de Techno classique, parce que nos premières influences ne sont pas spécialement là, et on voulait aller le plus loin possible sur ce premier album, tout en restant dans la sphère electro où nous évoluons depuis le début.

On entendait moins ces influences rock, pop, sur vos maxis . On pense parfois à New Order ou Depeche Mode, on entend des guitares, des batteries, pas que des synthés
J : Oui on a un studio à portée de main, on est aussi intéressés par la prise de son, on essaye de mélanger pour que ça ne sonne pas complètement électronique
L : et puis au départ Julien est batteur et moi guitariste, donc les instruments « classiques » font complètement partie de notre bagage musical et de ce qu'on aime, donc c'est venu naturellement.

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Quel est votre parcours avant Tékël ?
L : On s'est rencontrés par une petite annonce que j'avais mis à la baguetterie et sur laquelle il s'est précipité, et puis on a fait du rock de manière un peu clmassique, on a commencé à intégrer des machines, et puis on s'est retrouvés à 2, et on a aimé ça. On avait aussi envie d'utiliser plus de machines et de sortir un peu de nos instruments. C'est assez particulier de ne se focaliser que sur un seul instrument, surtout à une époque où la frontière entre un instrumentiste qui a plusieurs années de pratique quelqu'un qui utilise son HomeStudio, au niveau du résultat est devenue vraiment infime
J : ce qui nous intéresse c'est de produire la musique, on est capables de prendre a peu pres n'importe quel instrument et de l'utiliser. On peut Voir la musique en globalité, gérer le son depuis la compo jusqu'à la production finale, sans intervention extérieure. Loic peut jouer de la basse et de la guitare, on joue tous les deux du clavier, je joue de la batterie, on voulait pouvoir aborder tout ça

Il y a pas mal de vocaux sur vos nouveaux morceaux, qui chante ?
J : c'est Loic, à peu près 90% des voix de l'album. D'ailleurs le côté Dark Wave dont on nous parle souvent est plus lié à la texture et à la voix de Loic, qui a été bercé par ça.
L : Nos influences sont assez différentes, entre Julien et moi, mais ça se recoupe sur certaines choses on aime bien les mélodies et les ambiances mélancoliques, tout en restant orientés danse

Parlons un peu de votre label, Initial Cuts, vos maxis représentent un gros pourcentage de leurs sorties
J : oui ça se passe très bien depuis , ils ont monté le label plus ou moins pour nous, et on a progressé ensemble. Ils ont Siskid aussi qui commence à bien marcher, et ils sont plus dans l'optique de développer des nouveaux artistes.
L : ils ont une démarche entre celle du label electro classique, et celle d'un label plus important, se focaliser sur deux artistes et les pousser le plus loin possible, tout en gardant une cohérence dans le son du label. Pour nous ça marche pas mal, pour Siskid aussi, donc ils sont plutôt dans une dynamique payante

Allez-vous sortir des maxis extraits de cet album, plus accessible au grand public ?
J : oui l'idée c'est aussi d'ammener les gens un peu réfractaire au coté boom boom à s'ouvrir à ce son, donc si l'album marche bien pourquoi pas ! Mais ça serait plutôt un single, les maxis vinyl ne s'adressent vraiment qu'aux Djs. On s'adresse vraiment à un nouveau public avec cet album, pour les gens qui n'achètent pas du tout de vinyl ne nous connaissent pas encore. On veut essayer d'exploser ces barrières là.
L : c'est un peu le problème de l'electro en général, qui se confine au réseau club. On n'a pas eu une démarche calculée dans ce sens là, puisqu'on vient de là et que c'était présent en filigrane, maintenant c'est plus évident mais notre démarche est plus liée au format.
Qui a envie d'écouter un album entier d'electro chez lui tranquille avec sa nana ?

L'album est assez varié, parfois dansant parfois introspectif
J : oui, parce que même si c'est vrai que ce son ne contente pas tout le monde, que certains sont encore réfractaires au côté répétitif, aux structures des morceaux, le son electro a quand même fait du chemin. Dans 1à ans ça sera fini, déjà maintenant la dichotomie musique accoustique musique electronique ne veut plus dire grand chose, que ça soit une flute ou un synthé, c'est la musique qui compte.
L : maintenant les jeunes ont une capacité à pouvoir aller dans un club le samedi soir écouter de la Tek à 3h du matin, sortir voir un groupe de rock qu'il adore un soir, et écouter du hip hop en voiture. La segmentation est toujours là... au niveau marketing. Mais les gens sont plus ouverts et passent d'un courant culturel à l'autre sans se poser de question.
Un album ouvert à tout, mais qui conserve une identité propre très moderne tout ça !
On va essayer de cerner votre identité de parisiens maintenant.

Si vous étiez...

un quartier ?
Pigalle.

une rue ?
J : Victor Massé, pour les magasins de son, et puis c'est chez moi..
L : L'avenue Trudel...

un métro ?
Pigalle.

un parc ?
J : Tu sais le parc à côté de pigalle (rires)
...Monceau
L : André Citroen.

un monument, une place ?
La place pigalle bien sur (rires)
J : la Conciergerie.
L : Place des Vosges

un resto?
J : le 5, celui du Georges V... si tu as eu un beau cachet c'est le top.

un bar ?
J : Le bar du Georges V.
L : la Fourmi.

un club ?
Le rex.

une scène ?
L'Elysée Montmartre.

un petit jeu de mot pour la fin ? on les retrouvera peut être bientôt sur une pochette qui sait ?
J : pompier bon 'il !
L : clit eastwood !
live : le 22 juin au Rex Club pour la soirée OFF
album : [T]ékël (Initial Cuts) disponible à la Fnac

Propos recueillis par : Jeremy Saint-Prix


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