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Misstress barbara

Publié le 1 janvier 2008 Par Mélanie B.
Misstress Barbara

Nous profitons de son set à la Panik Vendredi 21 avril pour rencontrer Misstress Barbara. 10 ans de mix techno sur tous les dancefloors de la planète aux côtés des plus grands, un album sorti récemment qui marque pour elle un tournant musical... Plein de bonnes raisons de faire un point sur son évolution et celle de la musique électronique ces dernières années

Tu joues ce vendredi à la soirée PANIK dans le cadre du festival « les femmes s'en mêlent ». Que penses-tu de ce thème ?
En temps normal je n'aurais pas accepté un booking sur une soirée réservée aux filles (je trouve ce genre de concepts un peu réducteur...)
J'ai dit oui avant tout parce que la Panik est une soirée très connue et respectée à Paris, je prends ça comme une belle opportunité de me faire connaître ici aussi.
Je suis bookée partout dans le monde mais finalement assez peu en France, même si mon CD est sorti sur un label français... j'essaie un peu de résoudre mon french paradox !

Oui, ça fait bien longtemps que tu t'en mêles... En 10 ans de carrière dans la musique électronique, as-tu perçu un changement dans la perception des femmes dans ce milieu ?
C'est vrai que c'est un milieu essentiellement masculin, mais je n'ai pas spécialement perçu de changement... Pour moi ça n'a jamais vraiment été un obstacle en fait.
Je pense que si tu as du talent et que tu es pro, tu gagnes le respect de toute façon...
La musique n'a pas vraiment de genre pour moi, ni de couleur, c'est juste une question de feeling et de sensibilité. Pour durer dans ce milieu, il faut d'abord être vraiment passionné par ce que tu fais, ne pas le faire pour la popularité... avoir un peu de talent, et surtout croire en soi.

Come with Me, ton CD mixé, marque un tournant dans ton style...
Oui, c'est vrai que je viens de la scène Techno où j'ai évolué pendant 10 ans, et que je suis en train de changer de style, mon nouveau CD est plus electro minimal. Certains de mes fans me reprochent de suivre la mode, mais ça n'a rien à voir...
J'ai toujours refusé de faire ce qui était populaire, sinon j'aurais fait de la transe, et je serais sans doute millionnaire... mais j'ai jamais aimé la transe! J'ai réussi dans la Techno parce que ça me passionnait. Et si j'ai changé de style, c'est parce qu'il y'a un an et demi, deux ans, je n'en pouvais plus de la Techno. J'avais vraiment peur, j'ai cru que je n'aimais plus jouer, que j'allais devoir arrêter, je m'étais lassée. Et un jour j'ai écouté ce qui ce passe en ce moment, cette espèce de nouvelle electro, minimale... et j'ai vraiment flashé !

Justement, que penses-tu de cette dernière incarnation de la musique électronique, cette fameuse « minimal » ? label hype ou réalité ?
Oui, moi je dis electro minimal parce que c'est moins hard et moins rapide que ce que je jouais avant, et que ça correspond à ce nouveau son pour le public...
Mais le seul label vraiment minimal que je joue dans mes sets, c'est SleepArchive. C'est des bleeps, presque de l'expérimental, ça c'est vraiment minimal.
Mais ce mot permet à tout le monde de se comprendre même si il n'est pas complètement juste.Pour moi cette nouvelle scène, Get Physical, Pokerflat, Minus, que j'adore... c'est de la tech house.
On dit electro minimal, parce que c'est des sons plutôt électro, hyper 80's, transposés sur des beats modernes, groovy au lieu du breakbeat de l'électro originale... c'est un grand mélange !

Je te sens bien lancée là, tes producteurs préférés du moment ?
En ce moment je suis complètement amoureuse du son d'Alex Under, tout ce qu'il fait est incroyable! Ça passe dans tous types de sets, et c'est toujours top.
Nathan Fake, Dominik Eulberg,vraiment excellent... John Dahlbäck aussi, mais il risque de s'épuiser, il sort 2 disques par semaine !

Tu as vécu très longtemps au Québec... tes impressions sur la scène électronique Montréalaise ?
Excellente. Montréal se distingue du reste de l'Amérique du Nord, c'est très européen comme esprit. Le public est très amical et ouvert à la nouvelle musique, les Dj locaux sont assez pointus, du coup tout le monde aime beaucoup jouer là bas.

En 10 ans, tu as joué aux côtés des plus grands Djs internationaux, quelles ont été tes plus belles rencontres ?
Laurent Garnier, parce que je lui porte un respect intense, et il a été très amical, il m'a donné de très bons conseils sur ma carrière, honnêtement et sans aucune arrière-pensée. Ça m'a vraiment touchée humainement.
Aussi en 99, je venais de signer une track sur le label de Carl Cox, j'étais bookée à une soirée à Londres, et je me suis retrouvée avec tous ses artistes dans un grand restaurant, assise juste à côté de lui... il m'a dit qu'il adorait mon morceau! je jouais depuis 3 ans et même si depuis c'est devenu un bon ami à ce moment la c'était assez impressionnant !

Et Richie Hawtin ?
La première fois que j'ai joué avec lui, c'était en 99 ou 2000 à Otawa, on n'a pas vraiment accroché... et puis un an plus tard, j'étais bookée en Islande, avec un promoteur qui n'avait fait que 3 soirées... avec Christian Smith, Luke Slater, et Richie Hawtin !
Je lui ai demandé pourquoi il m'avait choisie en 4ème forcément, et il m'a dit que c'est Richie qui lui avait dit « si tu veux booker le meilleur DJ au monde, book Misstress Barbara »
Richie ne m'avait rien dit... j'ai trouvé ça génial, forcément !
Dave Clarke aussi, la première fois qu'on s'est vus j'ai joué après lui, et il est resté jusqu'à la fin de mon set de 4 ou 5h, j'étais très contente d'avoir gagné son respect sur les platines.

Revenons à « Come with Me », comment tu as procédé ? ta sélection était très préparée ?
En fait au début j'ai donné un tracklisting de 40 morceaux, mon label a sauté au plafond !
Mais en fait je fonctionne beaucoup au feeling du moment, donc j'ai fait ma sélection finale en jouant en studio. On a finalisé le mix en 2 jours et quelques prises, et puis j'ai fait pas mal d'editing, je suis plutôt perfectionniste.

On y retrouve des productions à toi. Mix ou production, as tu un domaine de prédilection ?
Ah moi je préfère DJ, j'ai commencé à produire parce que je voulais jouer ma musique, et parce que j'ai compris qu'il fallait produire pour prendre une dimension internationale.
Mais tout ce que j'ai fait c'est vraiment tourné vers le mix, en live.
Et même ce changement de style, c'est pour continuer à m'éclater en jouant, pas pour plaire...
C'est pour moi avant tout, pour continuer de partager mon plaisir en live.

Tu connais bien Paris ?
Oui, j'ai un pied à terre à Paris depuis un an, j'aime beaucoup cette ville et j'apprends à la connaître...
Ok, alors on peut faire ton portrait parisien ! c'est parti.
Si tu étais...

un quartier ?
Le Marais, ça a été mon premier quartier, c'est mon coup de coeur en fait.

Un jardin, un parc ?
Les Tuileries.

Un restaurant ?
Le chateaubriand dans le 11ème.

Un café ?
Le café du Trésor.

Un monument ?
La Conciergerie.

Misstress Barbara joue vendredi 21 avril à la soirée Panik.
Son dernier CD mixé, Come with Me, est disponible à la Fnac, entre autres.


Propos recueillis par : Jérémy Saint-Prix


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