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L'affaire seznec : une pièce interactive de robert hossein

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L'affaire Seznec : une pièce interactive de Robert Hossein

Date(s) : Du Mardi 26 Janvier 2010 au Samedi 24 Avril 2010.

L'affaire Seznec a toujours intrigué puisque depuis 1923 elle défraie la chronique judiciaire française. Portée à l'écran en 1992 par Yves Boisset avec Christophe Malavoy, cette histoire a également donné lieu à de nombreux ouvrages. Cette fois-ci, c'est Robert Hossein qui a choisi de faire vivre une nouvelle fois Guillaume Seznec, mais au théâtre, à travers une pièce où les spectateurs auront leur mot à dire sur ce procès.

Souvenez-vous, Guillaume Seznec est né en 1878, à Plomodiern, dans le Finistère. Maître de scierie à Morlaix, il a été reconnu coupable de faux en écriture privée et du meurtre d'un marchand de bois : Pierre Quéméneur, un conseiller général du Finistère. Ce dernier a étrangement disparu dans la nuit du 25 au 26 mai 1923, au cours d'un voyage d'affaires effectué de la Bretagne à Paris. Il se trouve que Pierre Quéméneur était en compagnie de Guillaume Seznec lors de ce voyage. Étrangement, le corps n'a jamais été retrouvé. Mais étant la dernière personne à avoir vu Quéméneur vivant, Seznec devient immédiatement le principal suspect. Il est très vite arrêté.

Au cours de son procès, près de 120 témoins furent entendus pendant 8 jours. Il prit fin le 4 novembre 1924. Verdict? Seznec est reconnu coupable et condamné aux travaux forcés à perpétuité. En 1927, il est conduit au camp de la Transportation de Saint Laurent-du-Maroni puis transféré au bagne des Îles du Salut en Guyane Française en 1928.

Seznec rentre enfin au Pays en 1948. 5 ans plus tard, il est renversé par une camionnette qui prend la fuite. Il meurt le 13 février 1954 des suites de ses blessures.

Durant tout son procès et pendant les années qui lui restent à vivre, Seznec ne cessa de clamer son innocence. Pendant plusieurs années, ses descendants, et notamment son petit-fils, ont sollicité la justice pour rouvrir le dossier, afin de le blanchir des accusations portées contre lui et obtenir sa réhabilitation. Quatorze demandes ont été examinées par la justice et ont été rejetées.

Au travers de la pièce interactive « L'affaire Seznec », le réalisateur Robert Hossein vous invite à assister au procès de Guillaume Seznec, tel qu'il a eu lieu à Quimper en octobre 1924. Est-il coupable? Est-il innocent? À vous, spectateurs, de décider en votant tous les soirs au théâtre de Paris. Vous suivrez minute par minute cette affaire. Vous aurez la possibilité de vous mettre dans la peau des jurés en rendant votre verdict. Après délibération, le président du jury annoncera le verdict de l’époque, puis les jurés feront connaître le leur.

L'occasion de donner votre avis sur cette enquête, de vivre le temps d'un spectacle ce véritable procès qui a longtemps divisé la France en deux et qui passionne encore les foules.

A noter que Robert Hossein mettra en scène deux autres pièces interactives retraçant deux autres affaires : L'affaire Dominici et L'affaire Weber.

L'Affaire Seznec : une pièce réalisée et présentée par ROBERT HOSSEIN

Du 26 janvier 2010 au 24 avril 2010. Au théâtre de Paris

Calendrier des séances :
Du mardi au samedi à 20h30

Durée du spectacle : 2 h 00 avec entracte.


Commentaires

De guim, le 26/02/2010 à 11h45.

Il y a eu une demi-douzaine demandes de révision de déposées de son vivant, de celle de 1926 (Guyoton, Petit, Gherdi) celle de 1948 (en lire chez Langlois la confection par Hervé) à celle de Bal en 1955 (préparée du vivant?) toutes ont voulu trouver la solution. Des coupables de substitution ont été proposés: Louis Quéméneur, Pouliquen, Bonny, Le Her etc. … Les plus récentes sont élaborées avec ces éléments fantaisistes recueillis pendant presque un siècle!, ce n'est pas très sérieux. Une révision est aussi passionnante après la mort, et puisque l'action de la justice est éteinte pourquoi pas le théâtre, le cinéma ou la télévision? Encore faudrait-il que la reconstitution ne souffre d'aucun parti-pris ( à ce propos j'ai posé la question des minutes détruites à Denis Rognard sur son blog, attendons la réponse). C'est navrant, nous en sommes au même point qu'en 1924, comme sous une chape de plomb qui a recouvert cette affaire en juillet 1923. Lisez Rouz, à défaut d'éléments nouveaux (mais des exhumations du dossier de 1923 par exemple la fréquentation de Seznec du camps de liquidation du Champ de Mars), vous y trouverez beaucoup d'interrogations.


De jeanpierre45, le 26/02/2010 à 10h18.

Mais je comprends pas l'acharnement contre lui Il aurait dù ètre condamné à mort il aurait dù mourir au bagne ( 25 ans ) Il est mort d'un accident de vetiture ... Une révision de son vivant aurait été passionnante Merci Mon adresse : jean-pierre.fourastie@wanadoo.fr


De guim, le 26/02/2010 à 08h35.

Les personnes ne sont pas plus au courant pas de l'affaire à l'issue du spectacle. Qu'elles votent blanc n'est pas surprenant puisque la pièce est écrite dans ce but. Au passage j'admire celles qui émettent un avis contraire, belle indépendance d'esprit. Quand aux interrogations, je ne sais pas si c'est ici que l'on va refaire l'instruction, d'ailleurs c'est pas non plus le but de cette reconstitution, mais en deux mots; à propos de la disparition de Quéméneur, je pense que si l'on pouvait avoir quelques doutes sur sa mort en 1923, déja beaucoup moins en 1924, rien depuis 80 ans, n'est venu les conforter bien au contraire. Les témoins de survie sont à prendre avec des pincettes, François Le Her en est probablement un faux, même son fils nous dit qu'il aurait accepté de modifier son récit à la demande des policiers (fnac des Ternes 2007). Vous avez des certitudes, la photo truquée, l'implication de Bonny, le complot jusqu'à la mort etc.... , moi, j'en ai de moins en moins même si je crois à une implication de Seznec, mais à quels niveaux? La destruction du dossier Seznec lors de l'incendie du Parlement de Bretagne est une FARCE, ce n'est pas moi qui le dit mais Denis Seznec (page 564 de son livre) qui croire? Voir Bernez Rouz (page 7 du sien). La demande de révision ne 2006 ne pouvait qu'être repoussée puisqu'elle était jumelle de celle de 1996 sévèrement rejetée aussi. De la gesticulation! Quand je disais que l'émotion et la passion sont mauvaises conseillères.


De jeanpierre45, le 26/02/2010 à 00h43. (Edité le 26/02/2010 à 00h45)

Merci de tes commentaires. Mais j'ai intérrogé des personnes pas au courant de l'affaire ...Elles ont voté blanc ! Pourquoi ? Ou est le cadavre de Mr Quemeneur ? Des personnes l'ont vu après sa disparition ...Oui il y avait des témoins à décharge en plus lors du procès mais regarde la photo de Seznec arrangée par Bonny ( condamné à mort pour intelligence avec l'ennemie en 1945 !) Bref tout s'est passé entre 22 H 10 et 5 h du matin en mai 1923. Désolé mais c'est un fait que le dossier à brulé à Rennes avec le palais de justice et que Seznec a été renversé par une camionette avant de mourir .. En décembre 2006 il jugeait sur la présence ou non de faits nouveaux ... Loi Seznec !! Le volet judiciaire est clos, mais pas l'affaire, aux historiens de travailler en toute sérénité, comme tu dis.


De guim, le 25/02/2010 à 16h19.

Je ne ferais pas de commentaire sur la mise en scène mais plutôt sur le fond de ce spectacle apparemment militant. Visiblement Robert Hossein est parti en croisade dans le but de collecter le maximum de kilos de jetons blancs pour les présenter à qui de droit et faire bouger les choses. L'entreprise serait louable si elle reposait sur une stricte neutralité et une reconstitution fidèle. Or il semble que cela ne soit pas le cas. Le metteur en scène fait la tournée des FNAC pour la promotion de son spectacle et ses propos laissent pantois. En effet à plusieurs reprises je l'ai entendu dire que la dernière décision de justice en décembre 2006 avait été perdue à trois voix près. Cette assertion est erronée, c'est par 25 voix sur 33 votants que la demande a été rejetée, la lecture des attendus vous convaincront de la sévérité des juges examinateurs. D'autre part cette reconstitution souffre d'un défaut originel puisque les auteurs se sont privés des minutes du procès au motif qu'elles auraient été détruites lors de l'incendie du Parlement de Bretagne à Rennes le 5 février 1994. Là encore ce n'est pas la vérité, le dossier Seznec était au tribunal de Quimper (plusieurs auteurs ont pu le consulter, Bernez Rouz entre autres et à propos de sa destruction annoncé à un moment Denis Seznec parle de farce p. 564NlS),.quand le palais rennais s'embrassa, depuis il a regagné la capitale. Olga Vincent et Eric Rognard ont donc écrit cette pièce de théâtre avec des notes d'avocats et avec les comptes rendus des journaux de l'époque, je ne peux rien dire sur la première source (!?) mais pour la deuxième je peux vous dire que les chroniqueurs présents au bord de l'Odet étaient pour le moins dubitatifs et s'ils avaient survécu ils se demanderaient encore par quel miracle l'accusé sauva (heureusement !) sa tête. J'en termine sur un autre artifice, celui consistant, certainement pour ménager le suspense, à équilibrer le nombre des témoins favorables et défavorables,en 1924 ,le tableau était tout autre,sur la bonne centaine à défiler, seule une poignée étaient à décharge. Là aussi nous ne pouvons que le constater. Le volet judiciaire est clos, mais pas l'affaire, aux historiens de travailler en toute sérénité, je ne suis pas certain que cette pièce, comme le film de Boisset naguère, apporte quelques lumières, bien au contraire.


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